L’Hebdo du Vendée : morceaux choisis

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Le vendredi 30 janvier 2009 à 20:36
© ARMEL LE CLEAC´H / BRIT AIR / Vendée Globe

Armel Le Cléach (Brit Air), Alain Gautier, Jean Paul Roux (Foncia), Nicolas de Castro (Veolia Environnement) et Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) étaient ce soir les invités de Pierre Louis Castelli à l’occasion de l’émission de radio « l’Hebdo du Vendée ». Voici quelques extraits de leurs interventions pendant que sur l’eau, Brian Thompson est sur le point de franchir l’équateur, que Roland Jourdain poursuit prudemment mais sûrement son chemin, et que Michel Desjoyeaux n’est plus qu’à 466 milles du terme de son voyage. Ce soir, Foncia cavalait à 18 nœuds de moyenne !

Nicolas de Castro, boat captain de Veolia Environnement : « Aux dernières nouvelles, Roland va bien, le bateau est sécurisé. Actuellement, il a 8 tonnes de ballasts pour faire baisser le centre de gravité qui est forcément remonté en l’absence de la quille. Dans les prochaines heures, il va toucher des vents plus soutenus au portant. Le vrai test interviendra là, lors de son passage aux Açores. Mais sa progression est bonne et ça c’est super. Ça le réconforte beaucoup. Il a confiance en son bateau, un très bon feeling et c’est pour cela qu’il va le ramener aux Sables. C’est vrai qu’il n’est pas veinard sur ce Vendée Globe, mais il garde le sourire et la tête sur les épaules. Il reste très positif et c’est qu’il faut retenir. »

Jean-Paul Roux, Team Manager de Foncia, à propos des derniers milles de Michel :
« Demain samedi sera pour Michel une journée particulière. Il va entrer dans une zone de navigation plus dangereuse, dans le golfe de Gascogne à proximité des côtes, avec du trafic, des pêcheurs. Et on sait qu’avec les dernières tempêtes, des containers sont tombés des cargos. Il va donc rester vigilant. En même temps, il a le droit de profiter de sa dernière journée, de réfléchir à l’arrivée, d’être un peu égoïste. »

Alain Gautier, vainqueur du Vendée Globe 1992-93 et consultant sécurité pour l’organisation : « Michel va savourer ces dernières 24 heures, apprécier le travail accompli et profiter, seul, de la tranquillité avant l’arrivée. Car ce qu’il fait là vraiment n’est pas banal ! »

Armel Le Cléac’h, 3e à 1954 milles de l’arrivée à propos de son tour du monde et de Roland Jourdain : « Je suis content de ma place mais je suis encore à 2000 milles des Sables… c’est quasiment une transatlantique. Cela prouve juste que j’ai été présent jusque-là. Mais attention, l’histoire n’est pas encore finie. En tout cas, c’est une sacrée aventure. Il faut tenir mentalement et physiquement dans la durée. Avant cela, le maximum de temps passé en mer c’était 20 jours. Pour moi, finir ce tour sera déjà un exploit, une réussite. Après, ma place n’est pas si importante. Ce qui arrive à Bilou est terrible. Sur cette remontée de l’Atlantique, il a enchaîné les galères et ce n’est pas mérité. La fin de course aurait été plus sympa s’il n’y avait pas eu cette histoire. »

Bernard Stamm, de retour en France après un long périple sur le Marion Dufresne pour ramener son bateau des Kerguelen à la Réunion : « Le bateau est toujours à la Réunion. J’attends le rapport d’expertise et les conclusions de l’assurance. Tout le côté gauche est détruit, la quille est cassée, il n’y a plus de mât… il y a beaucoup de dégâts. Si le coût des réparations est trop élevé, on ne réparera pas. Je vais devoir acheminer le bateau et essayer d’anticiper pour la suite. La bonne nouvelle c’est que Poujoulat et mes autres partenaires ont envie de continuer. Je vais venir ici aux Sables pour l’arrivée de Michel. Je pense que c’est sympa de venir saluer ce genre de performances ! »