Statu quo et ralentissements
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Le jeudi 05 février 2009 à 09:41Depuis cette nuit, les vitesses des 10 concurrents encore en course sont loin de battre des records. Armel Le Cléac’h, à 190 milles du cap Finisterre, progresse prudemment. De leur côté, Samantha Davies et Marc Guillemot commencent à amorcer leur freinage aux abords de l’anticyclone des Açores.
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Plutôt samedi matin ?
A 582 milles des Sables d’Olonne, à la latitude du cap Finisterre, Brit Air, probablement contrarié par un angle de vent peu favorable, a maintenu toute la nuit une petite moyenne de 12 nœuds. Si Armel Le Cléac’h continue à ce train, alors, le scénario d’une arrivée samedi matin semble le plus probable.
1350 milles derrière lui, Samantha Davies et Marc Guillemot poursuivent leur duel stratégique autour de l’anticyclone des Açores. La navigatrice anglaise se trouve dans le sud des hautes pressions et navigue au près débridé. Sa logique voudrait qu’elle poursuive à cette allure pendant au moins 24 heures. De son côté, le skipper de Safran aborde la face ouest de l’anticyclone mais il devra persister vers le nord dans des vents portants de faible intensité avant de mettre le clignotant à droite. Il faudra attendre samedi matin pour connaître le verdict concernant ces deux options. Quoi qu’il en soit, à l’instar d’Armel Le Cléac’h, les deux marins ont passablement ralenti cette nuit et les heures estimées d’arrivée pourraient en prendre un coup.
Dans leur sillage, Brian Thompson navigue toujours dans l’alizé de nord-est et semble opter pour la voie suivie par Safran. Derrière, chacun poursuit son chemin au large des côtes sud-américaines, y compris Raphaël Dinelli dont l’escale technique aux Malouines a été contrariée hier après midi.
Opération drisse de grand-voile annulée
L’arrêt au stand a tourné court pour le 10e concurrent de la flotte. Après être entré dans la baie de port Stanley en fin d’après-midi, le skipper de Fondation Ocean Vital n’a pu se maintenir au mouillage. A 17h25, son équipe prévenait la Direction de Course que l’ancre du bateau avait chassé et que ce dernier avait commencé à dériver à la côte. Dans l’impossibilité de relever les 50 mètres de câblot et de chaîne, Raphaël a dû couper son mouillage avant de se mettre à la cape. Entre temps, une vedette des affaires maritime est venue à sa rencontre et a réussi à lui jeter un sac contenant des médicaments. Après quoi, Raphaël épuisé et déçu, a repris sa route. Ce matin, il avait laissé les Malouines à bâbord et faisait cap au nord-est… avec une drisse de grand-voile toujours endommagée.
C.El
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