Alors que le skipper de Brit Air savoure son arrivée aux Sables d’Olonne, les neuf concurrents encore en course poursuivent leur périple en direction des côtes françaises. Ce matin, au classement de 11 heures, Marc Guillemot est passé en 3e position au détriment de Samantha Davies… un scénario que tous les pronostiqueurs pressentaient, résultat d’une judicieuse stratégie autour de l’anticyclone des Açores. Safran est désormais le prochain sur la liste des arrivées, à partir de mercredi 11 février à 1 heure du matin…
Le skipper de Brit Air est en train d’être fêté dignement en Vendée. Un peu amaigri après deux journées de jeûne, mais le sourire vissé aux lèvres, Armel Le Cléac’h a livré ses sentiments et les moments forts de sa course lors d’une longue conférence de presse imprégnée de bonne humeur.
Guillemot : vers un final à grande vitesse
Derrière le plan Finot-Conq amarré à Port Olonna, il reste encore neuf concurrents en Atlantique, chacun avec ses enjeux, ses plaisirs ou ses difficultés.
Parmi les grands satisfaits du jour, il y a Marc Guillemot. Le marin trinitain a réussi à doubler sa compagne de route Samantha Davies suivant un déroulé couru d’avance.
Hier, Marc Guillemot accrochait le wagon du flux perturbé dans le nord-ouest des Açores tandis que la navigatrice anglaise commençait à buter dans l’anticyclone. La nuit dernière, Roxy était arrêté à 2 nœuds pendant que Safran volait à 15. Résultat des courses : un Marco propulsé en troisième position à 97 milles de sa rivale (classement de 16h00) !
Même si Safran était pratiquement assuré du podium grâce à ses 50 heures de bonus sur Samantha Davies, son skipper avait la ferme intention de se battre pour finir troisième en temps réel. Il est fort bien parti pour réaliser son pari. Normalement, le flux de sud-ouest de 30 à 35 nœuds devrait l’accompagner jusqu’au cap Finisterre pour un finish musclé à hautes vitesses. Marc Guillemot est attendu aux Sables d’Olonne à partir du mercredi 11 février 1 heure du matin. Si la logique actuelle est respectée, Samantha Davies pourrait couper la ligne une douzaine d’heures plus tard…
Dee à 41 milles de Brian !
Derrière, c’est au tour de Brian Thompson de négocier les hautes pressions. Après une douzaine d’heures compliquées à faible vitesse, Bahrain Team Pindar avance de nouveau à 9 nœuds sur la bordure ouest de l’anticyclone. Mais Dee Caffari qui bénéficie d’excellentes conditions de navigation depuis son passage de l’équateur, est en train de revenir très fort sur son compatriote. Qui plus est, le déplacement de l’anticyclone vers le sud-est va favoriser son passage. Voilà un superbe duel qui se profile pour les 7 à 8 jours qui les séparent de l’arrivée.
Arnaud Boissières pourrait bien lui aussi gagner un peu de terrain. Comme Aviva, Akena Vérandas profite d’alizés établis, même s’il navigue encore dans des lignes de grains qui lui ont apporté hier quelques surventes brutales.
Steve White bientôt dans l’hémisphère nord
L’actualité pour Steve White s’appelle le pot au noir. Un pot au noir peu actif si l’on en juge par les vitesses de Toe in the Water. Pour l’instant, le marin britannique marche régulièrement à 10 nœuds. Il devrait franchir l’Équateur cette nuit et faire son entrée dans l’hémisphère nord.
Les trois derniers concurrents vivent quant à eux des situations très différentes : Rich Wilson, au large du Brésil est au près dans des alizés perturbés par les orages ; Raphaël Dinelli est au centre de la dépression qui lui a apporté de forts vent de face mercredi, tandis que Norbert Sedlacek profitera de cette même dépression pour filer rapidement au portant ces 48 prochaines heures.
C.El