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Ce qu’ils ont dit pendant le Live…

Cali pré-départ
© JEAN MARIE LIOT / DPPI

François Gabart (FRA, MACIF)

Ça va pas mal, on fait tout pour que ça se passe bien en tout cas. On n’est pas complètement au près mais pas loin et ça va durer quelques jours. On n’a pas des vitesses extraordinaires mais on fait route vers les Sables, c’est le plus important.

Ça m’arrive de penser aux retrouvailles, c’est une source de motivation. L’arrivée et la fin sont des moments importants. Il m’arrive d’y penser en me reposant, en m’endormant. Il me tarde d’être dans le chenal des Sables.

 

Arnaud Boissières (FRA, AKENA Vérandas)

Tout va bien, il fait beau. Le cap Horn c’est dans 40 heures, il reste 450 milles. J’espère pouvoir passer assez près et qu’il fera jour pour pouvoir faire de belles photos.

Avec Javier, c’était sympa parce qu’il y avait très peu de visibilité, pas mal de grains et d’un coup j’ai eu un flash jaune derrière moi. On s’est parlé à la VHF et je lui ai demandé s’il lui restait des cookies parce que je savais qu’il en avait embarqué mais il n’en avait plu. Il m’a félicité pour ma remontée et on s’est dit qu’on allait partir à la chasse à Mirabaud et Gamesa. On se disait que c’était bien de se tirer la bourre à deux. On va plus vite à deux que tout seul dans son coin. Donc on se disait que c’était une bonne opportunité de revenir sur Mirabaud et Gamesa. Je fais une alliance avec un Espagnol, avec un beau bateau rouge.

L’océan Indien est plus désordonné que le Pacifique, il y a souvent des mers croisées. C’est ce que j’avais eu il y a quatre ans. Le Pacifique a une mer plus ordonnée mais plus forte et au niveau du vent, il est plus fort dans le Pacifique. Pour ce qui est du paysage, ça se ressemble un peu, les albatros sont un peu de la même envergure. C’est très, très joli à voir car les paysages sont vraiment incroyables. Cette nuit, il n’a fait nuit que quatre heures et encore, il ne faisait pas vraiment nuit. Ce sont vraiment des endroits sympas.

 

Jean Le Cam (FRA, SynerCiel)

Le passage du Horn ? Un grand moment. Le Pacifique est terminé, ma remontée s’annonce plutôt pas mal, il y a une mer normale. Mais à chaque fois c’est pareil. Quand on quitte l’Indien, on va dans le Pacifique et le nom rassure mais il n’a de pacifique que le nom.

Je suis passé à un mille du cap Horn (rires). Au lever du jour, juste au bon moment. J’ai eu un cul bordé de nouilles, incroyable. Je me suis régalé, j’ai fait des vidéos. C’était top. J’ai une histoire avec ce cap Horn. La dernière fois je l’ai passé en double avec Vincent. Pour une course en solitaire, ce n’est pas banal. En 2004, je l’ai passé en tête avec Bonduelle et en 82, je faisais mon service militaire sur euromarché. Ça fera certainement partie de mes plus beaux souvenirs de ce Vendée Globe.

 

Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac-Paprec 3)

C’était un lundi noir. J’ai rarement vécu une pire journée en mer. A 2h30 du matin, mon étai a cassé. L’accroche du bas, le loop, a cédé. L’étai principal du bateau, qui tient le mât, n’était plus là donc j’ai été obligé d’abattre et d’essayer de le remettre en place. Avec les vagues, c’était incroyable. Il a fallu toute une journée pour essayer de remettre ça en place. Je suis a peu près arrivé à faire quelque chose de satisfaisant. Il faut repartir mais c’est dur et pour le classement c’est forcément négatif.

C’est dangereux. On se prend des coups. J’ai dû aller rouler ma voile alors que l’était était lâche, c’était hyper dangereux.

 

Thomas Coville (skipper Sodebo)

J’aime bien Alessandro, son parcours. Le Vendée Globe fait partie de ces courses où il y a des gueules. Il y a des gens comme Alessandro qui font leur tour du monde et en plus c’est mon ancien bateau. J’ai de l’affection pour ce bateau qui refait un tour du monde et en plus, avec un personnage attachant.

Je suis passé à moins d’un mille du cap Horn la dernière fois. Le cap Horn, c’est plus une rencontre, c’est un caillou qui a une âme, qui a un regard, une histoire. Il faut penser à tous ceux qui passaient le cap Horn et qui partaient vers une vie nouvelle. Ils quittaient New York pour San Francisco et le Horn était souvent la fin du voyage. Quand on passe là bas, on a l’impression que l’esprit de toutes ces âmes est là.

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