A moins de 100 milles

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Le dimanche 15 février 2009 à 13:45
© Jacques Vapillon / DPPI / Vendée Globe

Ce matin, Marc Guillemot (Safran) est passé sous la barre des 100 milles qui le séparent de l’arrivée du Vendée Globe. Le navigateur trinitain est en passe de réussir son incroyable pari, ramener son monocoque amputé de sa quille à bon port. Son arrivée est prévue dans la nuit de dimanche à lundi.

Le nœud gordien des positions finales respectives de Sam Davies et de Marc Guillemot sera tranché au plus tard à 3h41 lundi matin. Si Marc parvient avant cette heure, il héritera du podium. Dans le cas inverse, c’est Samantha Davies (Roxy) qui conservera la troisième place. Comme si cette course se faisait un malin plaisir à croiser les destins des deux navigateurs qui ont, tous deux, ont été impliqués dans le sauvetage et l’assistance de Yann Elies dans l’Océan Indien. Pour cette opération Sam Davies s’est vue créditée par le jury d’une bonification de 32h, quand Marc héritait, quant à lui, d’un crédit de 82h. Soit un décalage de 50h : il faut donc que Marc parvienne à la bouée de Nouch sud avant l’échéance fixée par le jury pour pouvoir espérer monter sur le podium. Telles que les estimations d’arrivée se présentent, il se pourrait bien que le verdict final se joue à quelques heures voire quelques minutes près si jamais les conditions sur zone venaient à ralentir la marche de Safran. Quoi qu’il en soit, le simple fait d’avoir réussi à naviguer sans quille, en tirant des bords sur la fin du parcours, mérite un grand coup de chapeau… On imagine néanmoins la tension qui accompagne le parcours de Marco qui, non content d’accumuler la fatigue de trois mois de mer, doit aussi rester en veille permanente pour veiller au fragile équilibre de son bateau.

 

La guerre des roses


A ses trousses, Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) devrait arriver dans la journée de lundi suivi de Dee Caffari (Aviva) qui se débat avec une grand-voile qui se délamine totalement. La navigatrice britannique continue néanmoins de maintenir la pression sur son compatriote et devrait arriver dans la soirée du même jour.
Au large des Açores, Arnaud Boissières (Akena Vérandas) fait contre mauvaise fortune bon cœur. Le navigateur aquitain, après avoir longtemps tenu tête, aux deux prototypes de l’année de Brian et de Dee a pâti de son manque de puissance au près pour se faire décrocher dans les alizés de l’Atlantique sud. Il pointe aujourd’hui en septième position et maintient son moral à coup de petits travaux d’entretien, de volonté de régler sa machine au mieux. Mais comme il l’avoue lui-même à la vacation, cette remontée de l’Atlantique paraît bigrement longue et fastidieuse dès lors qu’il n’y a plus de bagarre acharnée pour conserver ou grappiller une place au classement. Steve White (Toe in the water), quant à lui, continue d’irradier son bonheur d’être en mer. Lui qui dix ans plus tôt n’était encore qu’un néophyte s’apprête à rentrer dans le cercle très fermé des tour-du-mondistes solitaires. Et envisage d’ores et déjà d’être sur la ligne en 2012. De Marco à Steve, la foi peut soulever des montagnes.

PFB