Vendée Globe

Dis moi, Dee

Dis moi, Dee
© OLIVIER BLANCHET / DPPI / Vendée Globe
Le 17 février 2009

C’est une Dee Caffari lumineuse et enjouée qui est apparue sur les pontons de Port Olona hier lundi… En pleine forme, la navigatrice britannique qui avait coupé la ligne en début d’après-midi a du attendre dix-huit heures trente pour pouvoir embouquer le chenal, toujours sous les applaudissements de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs.

Si c’est devenu une sorte de routine pour les organisateurs et les journalistes, l’arrivée sur les pontons est toujours aussi exceptionnelle pour les navigateurs débarquant là au terme de trois mois de mer. Certains peuvent paraître parfois submergés par l’émotion, presque intimidés par la foule qui se presse quand d’autres sont transcendés par la ferveur qui s’exprime autour d’eux. Visiblement Dee Caffari est à ranger dans cette deuxième catégorie : à l’aise, prompte à manier la blague, prête à croquer la vie à pleine dents, la navigatrice britannique a livré quelques uns des moments qui ont accompagné son Vendée Globe.

 

L’accueil aux Sables d’Olonne :


« Je ne réalise pas encore, c’est énorme. Tous ces gens, c’est incroyable, pour une « english », merci. Aujourd’hui, j’ai réalisé mon rêve et j’ai même progressé en Français grâce à mes conversations avec Cali. Des phrases pas toujours bien, mais on verra plus tard dans la soirée. Ce soir, je suis prête à aller danser, faire la fête… »

 

Sur la course elle-même :


« Le rythme était très soutenu, c’était incroyable. Dans le sud, c’était difficile : les vagues, le bateau à maîtriser. Et puis, il ya eu le Cap Horn et après la tempête que l’on a subi j’ai pris plus confiance en moi, dans le bateau malgré ma grand-voile et je crois que j’ai fait une belle remontée de l’Atlantique : des bonnes options, de la vitesse, j’ai réussi à recoller Brian… Et puis dans les mers du sud, la course bord à bord avec Arnaud Boissières a été fantastique : on s’appelait tous les jours, et chaque jour j’apprenais une nouvelle phrase. Mais je ne vous dirai pas lesquelles. »

 

Le tour du monde dans les deux sens :


« Le tour du monde à l’envers, c’est dur mentalement, c’est long, mais l’intensité n’a rien à voir avec une course comme le Vendée Globe. Dans un premier cas on est dans l’aventure pure, dans l’autre dans une épreuve sportive d’une densité incroyable… Mon objectif était de finir en moins de 100 jours, j’en ai fait 99, contrat rempli… »

 

Les projets à venir :


« J’ai déjà une « job list » complète pour toute mon équipe. Il y pas mal de travail. Tout doit être « aux petits oignons » (en Français dans le texte). Ensuite, je suis engagée avec Aviva jusqu’à la fin de l’été et je compte participer à la « Calais Round Britain Race », peut-être avec un équipage exclusivement féminin. L’occasion d’inscrire un nouveau record sur cette course. »

 

Réservez votre séjour en Vendée Vendée Globe Junior CCI Vendée Vendée Expansion Devenez Partenaire Inscription à la newsletter La bande-annonce 2012 Affiche officielle 2012 - 2013