Problématique Atlantique

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Le mardi 24 février 2009 à 10:43
© Jacques Vapillon / DPPI / Vendée Globe

Les quatre solitaires encore en course voient leur progression contrariée par des situations météo variées, décrites ce matin par Météo France : vents contraires et soutenus pour les uns, dorsale anticyclonique ou encore pot au noir à géométrie variable pour les autres. Des premiers aux derniers, cette remontée de l’atlantique n’aura épargné aucun des navigateurs.

50 milles au nord du cap Finisterre, Steve White continue d’enchaîner douloureusement les virements de bord en direction du but, 300 milles devant les étraves de son monocoque Toe in the Water. Le skipper britannique sera malheureusement soumis à ce régime de louvoyage jusqu’à son arrivée aux Sables d’Olonne prévue jeudi dans la journée. Sa progression est d’autant plus contrariée qu’il subit actuellement 25 à 30 nœuds de vent d’Est dans une mer encore plus creuse aux abords des côtes espagnoles. Des conditions sportives qui vont peu à peu s’adoucir au fil de son évolution dans le golfe de Gascogne, avec une quinzaine de nœuds seulement prévus au moment du finish.

Pour Rich Wilson – à 2070 milles de l’arrivée -, la situation n’est pas non plus idéale, mais pour des raisons différentes. Un anticyclone barre la route de Great American III. Il devrait connaître une progression erratique pendant deux bonnes journées avant de pouvoir attraper des vents portants qui le propulseront vers les côtes françaises. Son heure estimée d’arrivée se précise autour du 5 mars.

Autre lieu, autres conditions. Dans le sud-ouest au large du cap Vert, c’est toujours aussi musclé pour Raphaël Dinelli. Le skipper de Fondation Ocean Vital se fait encore malmener au près dans de solides alizés de 25 à 30 nœuds et une formée. Le voici en mode ‘penché-secoué’ pendant les quatre ou cinq prochains jours.

Rien à voir avec les conditions rencontrées par Norbert Sedlacek en queue de peloton. Malheureusement pour le navigateur autrichien, le pot au noir est en train de s’étendre à mesure de sa remontée vers l’équateur. D’après Sylvain Mondon de Météo France, Nauticsport-Kapsch devra encore parcourir 200 milles environ pour sortir de la zone de convergence intertropicale.