En pleine session de louvoyage à 150 milles de l’arrivée, le skipper de Toe in the Water est attendu aux Sables d’Olonne à partir de jeudi 26 février en milieu de matinée.
White, la bonne surprise
Qui aurait pu croire que ce jeune anglais inconnu du grand public terminerait 8e du Vendée Globe 2008-2009 ? Peu de pronostiqueurs pariaient sur ce discret blondinet de 35 ans, père de 4 enfants, et qui a débuté la voile en compétition il y a moins de 10 ans. Qui plus est, le projet de Steve White fait partie de ceux bouclés à la dernière minute. Quinze jours avant le départ, on se souvient que le bateau était encore désossé sur les quais du port de commerce, en pleine préparation d’urgence. On se souvient aussi de l’arrivée in extremis de l’association caritative britannique « Toe in the Water » comme partenaire, sans lequel Steve White aurait probablement perdu sa maison – hypothéquée pour le projet !-.
A bord de l’ancien Gartmore de son compatriote Josh Hall, un solide plan Finot-Conq de 1998, Steve White a été une des bonnes surprises de ce tour du monde en solitaire et sans escale. D’abord parce qu’il est en passe de boucler sa boucle quand de nombreux favoris ont dû jeter l’éponge, mais aussi parce que tout au long de son périple, Steve s’est révélé un navigateur plein d’envie et d’humour.
S’il franchit la ligne jeudi en fin de matinée, il pourrait embouquer le chenal des Sables d’Olonne vers 15 heures. Mais en attendant, le marin britannique tire toujours des bords dans le golfe de Gascogne, dans un vent qui va progressivement s’atténuer autour des 10-15 nœuds. Ses derniers jours de course face au vent auront été fastidieux, à l’image de sa remontée de l’Atlantique.
Wilson et Sedlacek dans les calmes
Derrière lui, à 2000 milles du but, le sort de Rich Wilson n’est pas très enviable. Coincé dans les calmes entre deux anticyclones, le vétéran américain s’éloigne de la route et sait qu’il devra affronter des vents contraires et très mous jusqu’aux premiers jours du mois de mars.
De son côté, Raphaël Dinelli se fait toujours chahuter dans de costauds alizés de nord-est et attend avec impatience que le vent adonne pour pouvoir choquer un peu des écoutes et accélérer. Lui aussi devra faire du chemin pour contourner un énorme anticyclone qui reprend sa place sur les Açores.
Enfin, Norbert Sedlacek n’est pas au bout de ses peines dans le pot au noir. Entre les deux premiers classements de ce mercredi matin, il n’a progressé qu’à 1,8 nœuds de moyenne. Il ne sortira pas de ce marasme avant demain après-midi, après avoir franchi l’équateur.
C.El