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De l'urgence d'attendre

Javier Sanso - ACCIONA 100% EcoPowered
© Javier Sanso / ACCIONA 100% EcoPowered

Sainte-Hélène, maîtresse du jeu. L’anticyclone s’est solidement établi sur l’Atlantique Sud et c’est une route presque obligatoire que doivent emprunter les solitaires du Vendée Globe. Seuls quelques ajustements vont pouvoir permettre de faire la différence. Mais ces petits décalages peuvent avoir des conséquences majeures, comme l’a montré le duel entre François Gabart et Armel Le Cléac’h. Pour l’heure, le trio de tête sait qu’il n’y aura pas d’opportunité stratégique nouvelle avant le pot au noir. Il s’agit de prendre son mal en patience et de faire marcher la machine au mieux de son potentiel. Pour Alex Thomson (Hugo Boss), il va falloir aussi s’armer de patience et accepter de devoir tirer des bords contre le régime d’alizés. Le navigateur britannique pourrait se retrouver avec un déficit de près de vingt heures, quand sa route finira de converger avec celle de Jean-Pierre Dick, au large de Recife.

Route sous le vent, route devant

Pour Jean Le Cam (SynerCiel) et Mike Golding (Gamesa), il va s’agir avant tout de tenir leurs positions. Sur une route médiane entre navigation orthodromique et tour de la paroisse pour aller frôler la bordure de Sainte-Hélène, ils sont dans une situation entre chèvre et chou qui devrait permettre à leurs poursuivants de revenir. Mais les deux devraient conserver néanmoins un avantage suffisant pour pouvoir gérer leur avantage, tout au moins dans l’Atlantique Sud. Au sein du trio Dominique Wavre (Mirabaud), Javier Sanso (ACCIONA 100% EcoPowered), Arnaud Boissières (AKENA Vérandas), la hiérarchie est bousculée au profit du navigateur espagnol. Dominique Wavre, qui contenait parfaitement ses adversaires jusque là, a été victime d’une panne brutale de son pilote automatique sanctionnée immédiatement par un départ en vrac et par quelques heures de remise en ordre du bateau. Dominique se trouve donc positionné sous le vent de ses adversaires, mais il pourrait être le premier à entrer dans la courbure de Sainte-Hélène et récupérer une partie des dividendes investis.

Presque tout droit

Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) navigue, quant à lui, à grande vitesse au nord des Malouines. Pour le navigateur suisse, il s’agit juste de profiter au maximum de son bateau pour le seul plaisir de naviguer. La confirmation par le jury de sa disqualification ne change plus grand-chose à la donne depuis son ravitaillement en gazole derrière le cap Horn. Pour Bernard, l’objectif est de parvenir de la plus belle des manières possibles aux Sables d’Olonne. Mais entre la volonté de préserver son bateau, l’envie de profiter à plein de son potentiel et l’aiguillon disparu de la compétition, Bernard est confronté à une drôle d’ambivalence des sentiments. Dans le Pacifique, Bertrand de Broc (Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets), Tanguy de Lamotte (Initiatives-cœur) et Alessandro Di Benedetto (Team Plastique) font tous route vers le cap Horn. Aux prises avec des vents de secteur ouest, ils doivent enchaîner les empannages, quitte à donner à leur trace l’allure d’un oléoduc en parcours de montagne. Pour eux, l’attente se résume à un point en ligne de mire, un drôle de caillou à l’extrémité de la Terre de Feu.

PFB

 


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