« La fabrication du nouveau PRB sera terminé à la fin de l’année », annonce aujourd'hui Vincent Riou. De retour d’Angleterre où il courait la Rolex Fastnet Race en compagnie d’Arnaud Boissières qui lui a succédé à la barre de l’ancien PRB devenu Akena Verandas, le skipper de PRB fait le point sur l’avancement de sa nouvelle monture.
Celle-ci prend forme en divers endroits à vitesse grand V, chez Thierry Eluère pour la coque, chez CDK Technologies où intervient également l’équipe technique de Vincent, composée actuellement de 8 personnes, pour le pont, et en Italie pour la fabrication des cloisons et de la structure interne. A partir de la mi-septembre le puzzle sera assemblé en Bretagne sud dans le chantier d’Hubert Desjoyeaux à Port La Forêt.
Le programme ajusté au millimètre prévoit une mise à l’eau dès la fin de l’année et les premières navigations en tout début 2010. La coque du plan Guillaume Verdier/VPLP est construite dans le moule de Safran mais le pont est original ainsi que le gréement qui possédera des outriggers comme sur le précédent PRB. Vincent attend beaucoup de cette nouvelle configuration et de l’optimisation de la structure afin de disposer d’un bolide encore plus véloce que ceux existant. Seule la décoration reste encore un mystère. Va-t-elle rester orange ou connaître un nouveau design ? « Moi-même je ne le sais pas », soupire le navigateur. C’est à Jean-Jacques Laurent, le commanditaire vendéen du voilier de décider, et pour le moment il est en vacances. Disons que et Vincent et Jean-Jacques aimeraient bien changer « à condition de trouver quelque chose qui nous plaise », insiste Vincent qui avait, rappelons le, dû abandonner cet hiver le tour du monde en solitaire au moment de franchir le Cap Horn car son bateau avait été endommagé lors du sauvetage de Jean Le Cam.
Le nouveau PRB sera donc au départ de la première course inscrite au calendrier IMOCA l’an prochain et participera aux autres grandes épreuves dédiées aux 60 pieds océaniques avec pour point d’orgue le Vendée Globe dans trois ans. Pendant que s’affairent les constructeurs, Vincent entend s’entraîner sur son précédent voilier en compagnie d’Arnaud afin d’être plein potentiel cet automne pour la Transat Jacques Vabre. « Au départ du Fastnet, c’était la première fois qu’on naviguait ensemble avec « Cali ». Cela s’est bien passé au départ et puis on s’est scotché dans un trou de vent en longeant la côte britannique. Assez longtemps pour ne plus pouvoir revenir sur les bateaux de tête… De cette course, je retiens la belle performance de Sam Davies et Sydney Gavignet qui découvraient Artemis (le plan Rogers) et puis bien sûr Sébastien Josse « affûté comme jamais ». « Jojo » a soif de revanche (lui aussi avait abandonné le Vendée pour ennuis techniques) et il a tous les atouts pour faire une bonne saison », relève l’ami Vincent bien décidé à lui contester sa suprématie.