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Ce qu’ils ont dit pendant le live…

Le Cléac'h 11/01
© Armel Le Cléac'h / Banque Populaire

Armel Le Cléac’h (FRA, Banque Populaire)

(A propos de la remontée de l’Atlantique) C’est sympa de revoir un peu de vie, de trafic maritime, on n’est plus isolé comme dans le Pacifique. Ici on sent que ça vit, il y a du travail. On n’est pas très loin des côtes donc ça permet aussi de faire un peu de géographie.

(Sur son duel avec François Gabart) On est à fond pour pouvoir revenir sur François mais il faut avoir des opportunités. Pour l’instant, ce n’est pas trop le cas. Le pot au noir va être un peu difficile à franchir, notamment pour lui. On va voir à quelle sauce il va être mangé. On espère que ça se passera bien pour nous.

(Sur la dernière ligne droite) La fin de course est assez complexe avec les Açores et le golfe de Gascogne. On espère qu’il y aura des ouvertures. On va tout donner jusqu’à la fin de course. Le bateau va bien, je le surveille mais il est à 100% de son potentiel.

 

François Gabart (FRA, MACIF)

Ça se passe bien, je suis toujours dans l’alizé et on se rapproche de l’équateur. Il fait toujours plus chaud, environ 30 degrés dehors. MACIF est dans une position favorable car on a touché du vent en premier mais là je pense qu’Armel va un peu revenir. Je devrais être à l’équateur normalement dans un peu moins de 24h.

(Sur sa position de leader) Il faut savoir se réjouir des bons moments, c’est le cas en ce moment. Si je veux chercher la petite bête, je dirais qu’il fait presque trop chaud. Sinon, je me repose beaucoup en ce moment parce que la fin de parcours va être primordiale et les journées passent relativement vite.

 

Bertrand de Broc (FRA, Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets)

Je vais passer le cap Horn de journ, dans 5-6h. Pour moi, c’est un peu la porte de sortie. Il y a eu pas mal de petits soucis, des bons moments, des mauvais. Je suis impatient de le passer. J’espère que la brume va s’estomper un peu car on ne voit pas grand-chose.

Après avoir passé une trentaine de jours dans des conditions un peu sauvage (humidité, flotte, ciré), dans une mer difficile qui ne fait pas de cadeau, c’est bien d’en sortir. Mais c’est pour ça qu’on vient aussi dans le Pacifique. Il se mérite, c’est très dur et quand on en sort, on est content. 

(A propos du cap Horn) C’est mythique. A la grande époque, c’était un endroit infranchissable. Aujourd’hui, nos bateaux sont faits pour naviguer dans des mers chaotiques et on est fiers de le passer.

 

Mike Golding (GBR, Gamesa)

Tout va plutôt bien actuellement. J’ai eu des soucis techniques à bord qui m’ont posé des problèmes de vitesse mais ça va mieux maintenant. Au fur et à mesure qu’on avance dans la course, la situation de chacun change, évidemment, et parfois on ne va pas aussi vite qu’on le voudrait.  Dépasser Jean, ce serait génial, bien-sûr, en particulier au niveau du classement, mais je sais aussi que Jean, lui, va s’accrocher à sa place.

Non, je ne veux pas vous en dire plus sur les problèmes que j’ai rencontrés. Tous les bateaux ont plus ou moins de problèmes. Parfois vous êtes au courant, et parfois non !

A voir Jean si proche de moi, je me demande bien quels problèmes il a eus, lui. Il lui manque peut-être une voile, ou alors il a un problème de drisse, quelque chose comme ça…  C’est un très bon marin, je sais qu’il n’a pas ralenti juste pour avoir de la compagnie! D’après les fichiers, il aurait du aller plus vite mais on ne peut pas toujours faire confiance aux fichiers. S’ils étaient exacts, actuellement, je devrais être à l’arrêt. Or ce n’est pas le cas! 

Pour les bateaux derrière nous, l’endroit où nous nous trouvons actuellement sera un moment-clé qui pourrait leur permettre de réduire l’écart. Nous sommes donc  vulnérables. Mais nous avons le pot au noir, l’anticyclone et le golfe de Gascogne qui nous attendent, il y a encore beaucoup à faire.

 

Javier Sanso (ESP, ACCIONA 100% EcoPowered)

Je suis content d’apprendre que Mike pense qu’on peut revenir sur eux, ce serait en effet super ! Ça avance bien pour nous actuellement, donc tout est possible. Malgré tout, Mike est quand-même loin devant.

J’ai fait le choix d’aller franchement à l’est et je pense que les conditions vont aller en s’améliorant. Le vent est avec moi, à la fois en termes de direction et de force.

Je grignote des milles assez rapidement et les autres bateaux ont moins de vent que moi. On verra bien ce qui va se passer, rien n’est impossible. Mon objectif principal, mon idéal, ce serait de dépasser Jean et Mike avant l’arrivée. Ce serait un bel exploit qui me donnerait l’impression d’avoir accompli ma mission. Atteindre ce but, ce serait quelque chose de vraiment génial !

 

Yann Delaigue (FRA, ancien international de rugby et consultant pour le Groupe Canal Plus)

Depuis quelques jours, François Gabart a un peu d’avance mais ce n’est pas fini car généralement au Vendée Globe, rien n’est joué d’avance. Il faut être très fort mentalement, c’est un effort sur une très longue durée, contrairement au rugby.

(Sur la technologie à bord) Ça parait incroyable qu’il y ait autant de justesse et de rigueur dans tous les éléments à bord du bateau. C’est vraiment impressionnant. C’est très agréable pour les spectateurs de suivre la course.

 


Replay : Le live du Vendée Globe du 14 janvier par VendeeGlobeTV

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