13 semaines de chantier d’hiver pour Safran

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Le mardi 02 février 2010 à 10:30
© Benoit Stichelbaut / Algimouss

Le Safran Sailing Team s’affaire depuis une dizaine de jours autour du bateau mis au sec dans son hangar de Saint-Philibert. 13 semaines de chantier d’hiver attendent le monocoque vainqueur de la dernière transat pour une remise à l’eau prévue début avril. D'ici-là, six à huit personnes vont travailler sur le bateau dans le cadre d'un planning très chargé.
 

Une fois déquillé et démâté, Safran a été remis à l’eau privé de ses appendices pour qu’il puisse accéder au chantier de Saint-Philibert. Désormais au sec, toute l’équipe est « sur le pont ». « Le bateau a été entièrement vidé. Pour le moment, on s’occupe essentiellement de la stratification afin de réparer les dégâts causés par deux chocs lors de la dernière transat, et on a aussi procédé à un premier carénage », précise Thierry Brault. Tous les équipements électroniques ont également été démontés pour un check-up complet.

Vérifications, réparations, nouveaux équipements
L’ensemble de ces opérations nécessite une coordination parfaite, notamment parce que à ces préliminaires vont succéder des travaux de plus grande ampleur. Ainsi en février, l’équipe va procéder au changement complet du roof et du fameux meuble « en Y » du winch central. Objectif : gagner en efficacité et surtout en poids. Thierry Brault : « Parallèlement, nous allons démonter les pièces hydrauliques du système de quille (qui servent notamment à l’orienter, ndr) et les envoyer en Italie, chez le fournisseur où elles seront vérifiées et testées sur banc d’essais ».

Quête de la performance
Traitement identique pour toutes les pièces mécaniques (vis de mât, reprises de haubans, boulons, paliers de quille, etc.) qui, une fois démontées seront envoyées chez Snecma (groupe Safran) pour y être vérifiées. Dans le même esprit, un check-up du mât et de la tête de quille sera complété par des tests ultra-sons réalisés chez Snecma Propulsion Solide, une autre société du Groupe. « Au moindre défaut, on change la pièce, bien sûr, indique Thierry.  Côté gréement courant (les parties mobiles) il est lui aussi passé à la révision générale par le boat captain, Loïc Lingois. "Nous allons aussi installer un gréement dormant neuf (les parties fixes) un peu plus léger ».