2016 Tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance

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Patience et longueur de temps…

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Les dix skippers encore en course font face à des conditions de navigation bien différentes. En approche des Sables d’Olonne, à 400 milles de la ligne d’arrivée, Alex Thomson (Hugo Boss), pied au plancher manie avec brio les 30 nœuds de sud-ouest et la grosse mer. A 16 noeuds de moyenne depuis 24 heures, l’Anglais semble pressé d’arriver…

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Lever de soleil - Mirabaud
© Dominique Wavre / Mirabaud

Elle sera belle cette troisième place ! Jean-Pierre Dick (Virpac Paprec), suite à la perte de sa quille, lui avait demandé d’en prendre soin, Alex Thomson le fait. Le skipper anglais réalise une approche de la ligne d’arrivée sans mollir : 379 milles avalés en 24 heures, il se pourrait qu’il coupe la ligne d’arrivée aux alentours de 15 heures demain mercredi.

L'exploit de Jean-Pierre Dick...

Son compagnon d’armes, Jean-Pierre Dick, est en passe de réaliser un exploit : continuer son chemin sans quille jusqu’au port des Sables d’Olonne à 700 milles devant son étrave. Jean-Pierre navigue ce matin à 12 nœuds dans des conditions un peu plus maniables qu’Alex. C’est ce qu’il est venu chercher en pointant plus à l’est vers les côtes portugaises. La grosse mer ne lui rendra pas la tâche facile notamment au cap Finisterre à moins de 300 milles maintenant.

Derrière, Jean Le Cam (Synerciel) et Mike Golding (Gamesa) au coude à coude (70 milles les séparent) vont rencontrer un coup de frein dans une zone de hautes pressions. Un duel à surveiller de près, car dans une telle zone tampon, le classement pourrait bien être chamboulé…

La locomotive Dominique

Un carrousel de quatre bateaux se rapproche de la latitude du Cap Vert : Dominique Wavre (Mirabaud), Arnaud Boissières (Akena Vérandas), Javier Sanso (Acciona 100% EcoPowered) et Bertrand de Broc (Votre Nom Autour du Monde avec EDM Projets) forment un petit train dont chaque wagon est séparé d’une centaine de milles. Dominique Wavre fait office de locomotive. Tous naviguent dans les mêmes conditions : un vent de nord-est de 15 nœuds qui les propulse à 12 nœuds de moyenne.

Encore en Atlantique Sud, Tanguy De Lamotte (Initiatives Cœur) remonte les côtes brésiliennes, à la latitude de Recife. Il se trouve ce matin ralenti dans un anticyclone générant un vent de 9 noeuds de sud-est. Tanguy se situe à 600 milles de Bertrand de Broc.

Alessandro mange son pain noir

Alessandro di Benedetto (Team Plastique) se triture les méninges pour toucher du vent stable entre deux anticyclones. Il tente de rester dans un couloir plus venté. La mer formée et l'instabilité météo ne facilitent pas du tout la remontée de l'Atlantique Sud.

Chacun son vent, chacun sa route, la patience est une des grandes qualités des marins…

 

Olivia Maincent

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