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Jeff Pellet, 27e préinscrit au Vendée Globe : le fédérateur

Jeff Pellet
© Liot-Blanchet / DPPI / Vendée Globe

Jeff, te voilà officiellement préinscrit pour le Vendée Globe 2016. Tu es le 27e à passer cette avant-dernière marche vers le départ. C’est une étape importante pour toi ?
 « Oui, car c'est une marche de franchie en plus. Une étape plus que symbolique, puisqu'il y a 27 participants maximum au Vendée Globe. Même s’il y aura probablement d’autres préinscrits, cela indique que nous sommes en bonne voie. C'est une bonne chose, un passage… cela veut dire qu’on est toujours dans la course pour être au départ dans un an. J’y serai. Tous les feux sont au vert pour Come in Vendée ! »
 
Où en es-tu de ton projet ?
« Après 15 mois d’un travail de fourmis, nous avons aujourd’hui plus de 300 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs qui ont rejoint le projet Come in Vendée. C’est d’une richesse extraordinaire ! A ce jour nous sommes à un peu plus de 60% de notre objectif financier, après des centaines de rendez-vous effectués. Je suis convaincu que nous irons au bout et que nous trouverons les 200 partenaires qui manquent encore. Il reste encore beaucoup de travail bien sûr, mais aujourd’hui, il ne se passe pas une seule journée sans que nous recevions au moins une nouvelle adhésion. C’est très motivant ! Je suis convaincu que je serai au départ du Vendée Globe et que cette aventure là aussi, celle de l’avant départ est d’ores et déjà passionnante. Le Vendée Globe ce n’est pas une seule aventure mais deux : l’avant départ à terre et la course, en mer. Et les deux sont aussi enthousiasmantes l’une que l’autre ! »
 
« Le Vendée Globe c’est deux aventures, pas une seule… »
 
L’idée est de fédérer des entreprises vendéennes de toutes tailles…

« Oui, et même au-delà de la Vendée. Maintenant, nous avons des partenaires de Nantes ou encore des Deux-Sèvres qui nous rejoignent, au nom des valeurs partagées. Le bateau s’appellera Come in Vendée, tout le monde aura son nom sur la coque pour une visibilité égale puisque c’est le concept de base, alors que le ticket d’entrée est volontairement très bas à 700 euros. J’enchaîne les présentations et les réunions devant des centaines de personne. Avec ma moto, en quinze moi j’ai parcouru près de 50 000 kilomètres pour expliquer ça. L’équivalent d’un tour du monde ! D’ailleurs, un jour il faudra que je la change ma petite moto (Une Yamaha 650 cm2 ndr), on verra ça après le Vendée Globe… (rires). »
 
Quels profils d’entreprises te suivent dans ce projet ?
« De toutes tailles et de tous secteurs, vraiment ! Cela va de l’auto-entrepreneur à la très grande entreprise, de l’artisan aux collectivités locales, du salon de coiffure aux biotechnologies. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’on est en train de vivre la création d’un véritable réseau d’entrepreneurs via Come In Vendée. Au point qu’on songe vraiment à l’ouvrir à d’autres sports. Je prends un exemple : imagine un triathlète qui a besoin de 2000 euros pour aller courir une grande épreuve à l’étranger… et bien 200 entreprises à 10 euros chacune peuvent très facilement le lui offrir, alors que c’est plus délicat pour une seule. C’est toute la force du pot commun. Au passage, on imagine déjà qu’il y aura aussi un Vendée Globe 2020 via ce principe… »
 
« Forts de 300 cerveaux »
 
As-tu déjà le bateau pour courir ce Vendée Globe 2016 ?

« Je ne peux pas m’exprimer beaucoup sur ce sujet, car je dois la primeur de l’information aux membres de Come in Vendée. Disons que c’est en très bonne voie… et que le bateau en question fera 18,28 m de long et 4,50 m de tirant d’eau (les dimensions obligatoires de tous les IMOCA ndr) ! Plus sérieusement, je pourrai m’exprimer là-dessus fin novembre, je pense. Dans l’idéal, j’aurai un bateau aux Sables d’Olonne en décembre, je ne peux vraiment pas en dire plus.»
 
Ton emploi du temps est un peu chargé en ce moment, non ?
« Avec ce concept, quand tu fais une réunion ce n’est pas devant une poignée de gens… il faut aussi savoir organiser régulièrement des soirées de présentation auxquelles participent plusieurs centaines de personnes. C’est un vrai travail. Et une des richesses c’est qu’aujourd’hui tout le réseau nous aide, y compris sur ces aspects autres que sportifs : la gestion, la communication etc.. Nous sommes forts de 300 cerveaux et c’est passionnant. Pour ce qui est de mon emploi du temps, je pense que ça ne te surprendra pas si je te dis que je n’ai absolument pas vu passer les 15 derniers mois. Je n’arrête pas ! Mais l’aventure est tellement belle que ça en vaut la chandelle. Pour tous ce sera une victoire fantastique d’être au départ, dans un an.»
 
Propos recueillis par Bruno Ménard / Agence Mer et Media

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