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L’envers du décor à un mois du départ

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Alors qu’il reste moins d’un moins avant le départ du Vendée Globe, l’équipe de Denis Horeau, directeur de course, travaille d’arrache-pied, multipliant les meetings, les coups de fil et les emails. Objectif principal : la sécurité.

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Sorite du chenal pour Safran, Marc Guillemot
© Jacques Vapillon / DPPI / Vendée Globe

Denis Horeau travaille avec une équipe composée de trois personnes : Guillaume Evrard, Cali Sanmarti et Simon Cardona. « Nous travaillons tous sur différentes choses, explique Guillaume Evrard. Parmi les principaux aspects nous étudions l’amarrage des IMOCA Open 60 pieds sur les quais, où ils seront placés... Nous étudions aussi la gestion et l’amarrage de plus de 50 bateaux pneumatiques pour les teams elles-mêmes. De l’autre coté, nous réglons les derniers détails concernant la sécurité de la course avec les MRCC (Maritime Rescue Coordination Centres) à travers le globe. Nous mettons à jour dans les moindres détails le site de secours de la course. »

Le site de secours est une source d’information essentielle pour les MRCC et les organisations de sauvetage afin d’obtenir un accès instantané à une vaste base de données vitales sur chaque bateau et chaque skipper.  Cela inclut des choses simples et différentes photos du bateau prises sous différents angles, et également des informations médicales sur le skipper. « Le site a été largement amélioré depuis 2008, incluant les systèmes de localisation instantanée, poursuit Evrard. Par exemple, en Australie et en Nouvelle Zélande, ils voulaient cette option dans un format de téléchargement de fichier spécifique pour qu’ils puissent l’extraire directement dans leur propre logiciel. En plus de ça, nous avons beaucoup plus d’images et d’informations. Il y a des photos des bateaux sous tous les angles. Il y a même un espace dans la coque qui peut être coupé afin de sauver un skipper et nous avons les images de cet espace. »

Combien de bateaux de plaisance au départ ?

Horeau et son équipe étudient également la sécurité de la flotte et des bateaux des spectateurs le jour du départ. « Nous attendons au moins 65 bateaux pour les spectateurs, 50 RIB de sécurité, en plus des 70 pour les équipes officielles et les médias, détaille Guillaume Evrard. Il y a aussi, bien sûr, la flotte des bateaux de plaisance à gérer sur l’eau. Nous n’avons pas de projection sur le nombre total pour l’instant, mais nous en attendons plus qu’en 2008. Nous venons de rencontrer le bureau des Affaires Maritimes pour détailler les zones de passages et de sécurité que nous allons mettre en place. Et dans le même temps, nous sommes en contact avec les 120 pilotes venus de toute la France. Nous devons arbitrer exactement ce qu’ils feront avant le départ. »

Chaque équipe a différentes obligations rattachées à un plan de gestion de crise. De ce fait, la direction de course est en contact avec les teams pour être sûr que tout est bien clair avant le départ. « Chaque équipe travaille à sa manière et nous sommes justement en liaison avec chacune d’elle en ce moment, souligne le directeur de course-adjoint. Nous travaillons également avec CLS qui contrôle l’évolution des glaces. Nous étudions régulièrement toutes les images qu’ils ont des glaces du Sud. Deux fois par semaine, nous avons des photos à l’instant T et nous regardons s’il y a lieu de modifier le tracé de la course. Pendant la course il y aura quelqu’un au PC Course à Paris qui fera des mises à jour quotidiennes sur le mouvement des glaces. Nous serons dans une situation de sécurité maximale. »

Le départ du Vendée Globe (ici en 2008) et le ballet des bateaux, c'est ça !


Depart du vendée globe 2008 par Tophedu85

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