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Quelles évolutions depuis plus de 20 ans ?

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Depuis les débuts du Vendée Globe en 1989 beaucoup de choses ont évolué, des bateaux à la communication en passant par l’équipement et l’approche de la course. Cette semaine, Jérémie Beyou (Maitre CoQ) et Bertrand De Broc (Votre Nom autour Du Monde avec EDM Projets) répondent à quelques questions sur ces changements qui se sont opérés depuis la création de la course ou leur première participation dans le Vendée Globe.

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Jérémie Beyou
© KAORI

Marin émérite et à deux reprises au départ du Vendée Globe (1992 et 1996), Bertrand de Broc (Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets) dispose du recul nécessaire pour nous donner quelques éléments de réponse.

« Depuis 20 ans et ma première participation, pas mal de choses ont évolué, mais le tour du monde reste le même. Seules les portes des glaces ont été ajoutées. Ce nouvel élément ne me gêne pas du tout d’autant plus qu’il s’agit de notre sécurité. Le règlement aussi a évolué, mais il ne faut pas que cela devienne trop contraignant.

Concernant les bateaux, ils sont beaucoup plus puissants, il va falloir calmer le jeu mais en général les évolutions vont dans le bon sens. La communication a beaucoup évolué aussi. Nous devons produire et envoyer de l’image, qu'elle soit photo ou vidéo. En premier lieu nous sommes des marins pas des media-man. Nous n’avons pas forcément cette culture. Je pense que cela dépend énormément du marin. Ce chapitre est imposé, mais il faut sentir la photo ou la vidéo et laisser libre court au marin. En 92, j’avais l’âge de François Gabart, quelqu’un est revenu sur l’épisode de ma langue en me disant que les images avaient été incroyables. Seulement il n’y avait pas d’image c’était juste le son. Comme quoi l’imaginaire des gens peut parfois suffire à produire ses propres images. »

 

Jérémie Beyou sur son 60 pieds Maître CoQ nous parle quant à lui de l’équipement personnel et - grande surprise ! - les petites évolutions sont balayées par d’autres.

« Je pense que les améliorations sur les vêtements techniques dépendent des marques. Moi, c’est vrai qu’avec Musto je suis vraiment bien servi. Ils sont à l’écoute pour faire évoluer les produits avec nos conseils. Grâce à ça, on se retrouve avec des habits de qualité tant en protection contre l’humidité que contre le froid. C’était déjà super bien il y a quatre ans et ça s’est un petit peu amélioré même s’il n’y a pas de grosses innovations. Par contre, le confort général des bateaux a plutôt régressé car le niveau de performance augmente et un des premiers trucs qu’on supprime, ce sont les fauteuils, la tables à carte. Donc on doit se débrouiller autrement. »

La suite de ces révélations la semaine prochaine avec deux autres marins…

TCa.

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