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Catherine Gabart : « François s’est donné les moyens de réussir »

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Alors que son fils va prendre pour la première fois le départ du Vendée Globe, Catherine Gabart se prépare elle aussi. Entre inquiétude et impatience, la mère du skipper de MACIF nous explique comment son enfant est tombé dans la voile dès son plus jeune âge.

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François Gabart
© V.Curutchet / MACIF

Catherine Gabart, nous sommes à trois semaines du départ du Vendée Globe. Comment se sent la maman d’un skipper à ce moment là ?
Je me sens comme une maman qui a un enfant qui va prendre part à quelque chose d’important. En fait, je ressens cet événement comme un moment de sa vie qui va être important pour lui.

Ressentez-vous une certaine appréhension à l’approche du début de la course ?
Une certaine appréhension et, surtout, de l’inquiétude. Néanmoins tout ça est tempéré quand même par le fait que les parents baignent beaucoup dans le milieu de la voile. On connait les risques. Et puis les risques peuvent aussi arriver sur terre.

Comment décririez-vous François ?
C’est un enfant plutôt sans problème, qui a su assez vite ce qu’il voulait faire et qui a poursuivi sa voie. Il était déterminé très tôt et il a mis les moyens pour arriver à ce qu’il voulait. A partir de 14-15 ans, c’était clair pour lui et François s’est donné les moyens de réussir. Comme c’était dans un domaine qui ne déplaisait pas aux parents, on n’y voyait pas d’inconvénient.

 

« La voile est un sujet important dans la famille Gabart »

 

D’où lui vient cette passion pour la voile ?
Le grand-père construisait des bateaux, le papa lui a fait traverser l’Atlantique quand il avait sept ans et il en parle tout le temps. La voile est un sujet important dans la famille Gabart.

Vous connaissez François mieux que quiconque. Quels seront ses points forts pour ce Vendée Globe ?
Il est très raisonné donc je pense que tout va être bien étudié. Après, il y aura toujours des surprises mais tout ce qu’il aura pu calculer, étudier, sera fait avant le départ.

A l’inverse quels seront ses points faibles ?
Je ne pense pas que le fait que ce soit son premier Vendée joue contre lui. Tout est tellement calculé chez François que je ne m’en fait pas plus que ça. De gros imprévus peuvent être un bon challenge pour François. Mais je ne vois rien qui pourrait le pénaliser.

Serez-vous en contact direct avec François pendant la course ?
On a pris cette habitude depuis ses premières régates assez importantes de ne pas intervenir pendant ses courses. Nous regardons les sites attentivement mais généralement, nous ne communiquons pas avec lui. Là, pendant trois mois, on va peut-être prendre un rythme en envoyant un mail tous les huit-dix jours. De toute façon, les parents sont derrière leur ordinateur dès qu’ils le peuvent.

Arthur GUYARD

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