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Jean-Bernard Le Boucher : « François est un marin qui apprend très vite »

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Engagés pour la première fois en tant que sponsor principal et skipper pour le Vendée Globe, MACIF et François Gabart continuent leur préparation à moins de deux mois du départ de la course. Jean-Bernard Le Boucher, directeur du programme MACIF 60 nous explique les détails de l’implication du groupe dans la voile.

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Gabart MACIF
© Vincent Curutchet / Macif

Jean-Bernard Le Boucher, pourquoi MACIF a-t-il décidé de s’investir dans le Vendée Globe ?
La MACIF a déjà participé en tant que sponsor au Vendée Globe (en 1996 et 2000) mais c’est la première fois que nous sommes sponsor principal. Nous sommes engagés depuis près de 40 ans dans l’univers maritime (actions de prévention, école de formation à la voile…) et avons été le premier assureur en 1972 à proposer un contrat navigation de plaisance en France. Nous sommes d’ailleurs l’un des leaders dans ce domaine avec près de 66 000 contrats d’assurance en 2011. Le Vendée Globe est une épreuve absolument fantastique qui nous a déjà attiré et qui nous attire encore. C’est pour cette raison que nous avons voulu nous engager aux côtés de François Gabart sur ce Vendée Globe.

Quelles valeurs MACIF veut-il véhiculer à travers ce Vendée Globe ?
Le dépassement de soi, l’endurance, l’esprit d’équipe, l’aventure, la performance, l’innovation et évidemment, nous concernant, la solidarité. C’est vraiment un lien très fort qui nous caractérise, d’autant que la mer est en général un milieu où la solidarité est très forte. Elle fait aussi partie de l’éthique du Groupe, en tant qu’assureur mutualiste, et s’exprime dans notre engagement maritime « Macif Solidarité Mer : à terre comme en mer, la solidarité est une force ». Le Vendée Globe nous donne l’occasion de valoriser ce positionnement et cet état d’esprit.

Le milieu de la voile est-il intéressant au niveau du sponsoring ?
La voile a une très bonne image en France. Nous sommes une entreprise qui exerce essentiellement sur le territoire national donc cela est bénéfique.

Pourquoi avoir choisi François Gabart ?
François est un marin que nous avons découvert à travers notre programme « Skipper Macif » Figaro. C’est un programme d’accompagnement de jeunes skippers en devenir que nous avons mis en place il y a cinq ans. François nous a beaucoup plu, de par son opiniâtreté et sa modestie mais aussi vraiment par ses capacités sportives. On a senti que l’on découvrait une pépite et qu’il méritait d’être accompagné sur le circuit IMOCA. Comme notre projet et notre volonté sont justement de suivre et d’être solidaire avec ces marins, ça collait très bien avec ce que l’on voulait faire. Il nous a sollicités. On a réfléchi, travaillé avec lui et puis on a décidé de lui faire confiance. C’est donc lui qui va porter l’engagement du groupe Macif dans cette course.

 

« Notre première victoire sera donc de terminer cette grande boucle »

 

N’est-ce pas trop risqué de miser sur un marin qui n’a jamais participé au Vendée Globe ?
Cela peut paraître comme un choix assez étonnant compte tenu de sa faible expérience mais cela nous convient bien puisque c’est finalement une histoire que l’on va maintenant écrire ensemble. Nous sommes fiers que François porte les valeurs du Groupe sur cette épreuve mythique qu’est le Vendée Globe et nous fondons beaucoup d’espoir en lui. Nous avons transmis le relais à François pour naviguer sur ce très gros bateau et c’est parfait. Après il y a toujours une certaine appréhension mais François est un garçon qui apprend très vite. Il a de très grandes qualités. Certes, il n’a pas l’expérience des mers du sud. Il le sait, mais il a déjà navigué dans du gros. Par ailleurs, le bateau a déjà parcouru 22 000 miles avec François à la barre donc je pense qu’il est véritablement en possession de son bateau. Bien sur, il continuera à apprendre sur ce Vendée Globe. Il aura le facteur expérience des mers du sud en moins mais il a bien d’autres qualités qui vont lui permettre d’être performant.

Est-ce que vous lui avez fixé des objectifs ?
Le premier objectif pour un Vendée Globe, c’est de le terminer ! Ce n’est pas original, mais on le sait, le Vendée est une course extrêmement difficile. Seule la moitié des compétiteurs terminent ce tour du monde. C’est avant tout une sélection par la technique et la mécanique. Le risque de casse est important surtout quand on regarde les statistiques des derniers Vendée Globe. Notre première victoire sera donc de terminer cette grande boucle. Au-delà, on ne se fixe pas d’objectifs précis de podium. On va faire ce qu’il faut pour être aux avant-postes le plus possible.

Quelles seraient les retombées en cas d’abandon ?
Je crois qu’il faut s’y préparer sans pour autant dramatiser la chose. J’ai parlé de solidarité et des valeurs et c’est exactement ça. Nous prenons ce risque véritablement comme faisant partie intégrante de ce sport et de cette course en particulier. . Nous nous donnons les moyens pour être prêt au départ avec un bateau de qualité, solide avec un minimum de prise de risques possibles pour le marin. Nous serions forcément déçus par un abandon de François  mais c’est un programme de 4 années et le projet MACIF60 se poursuivra avec d’autres courses.

Arthur GUYARD

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