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Christophe Chabot : « Arnaud, un élément clé de la réussite d’AKENA »

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Un jour, un skipper - Le partenariat entre AKENA Vérandas et Arnaud Boissières dure depuis six ans désormais. A entendre les propos de Christophe Chabot, président d’AKENA Vérandas, cela n’est pas près de s’arrêter.

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Arnaud Boissières 2012
© Jean-Marie Liot / DPPI

Christophe Chabot, qu’est ce qui vous a poussé à devenir partenaire d’Arnaud Boissières?

C’était l’envie de faire un deuxième Vendée Globe puisque nous en avions fait un en 2004-2005 avec Raphaël Dinelli. Pour des raisons qui seraient longues à expliquer, nous n’avons pas prolongé l’aventure avec lui et nous avons cherché un marin avec un projet assez identique à celui de l’entreprise. A savoir, une image à créer, une image en développement comme l’est l’entreprise. Arnaud a le profil idéal, selon nous.

 

Comment la rencontre a-t-elle eu lieu ?

Nous nous sommes rencontrés au salon du nautisme en 2006 et nous ne nous sommes plus quittés depuis ! (rires)

 

Quelles valeurs souhaitez vous véhiculer à travers ce partenariat ?

Ce que nous recherchons très clairement, c’est de la notoriété. Et puis les valeurs, ce sont les valeurs classiques de la voile comme le défi. On compare très souvent les marins aux entreprises qui ont des ambitions, qui prennent des risques même si évidemment, ce ne sont pas les mêmes. Ce qu’il y a d’intéressant dans une course comme le Vendée Globe, c’est qu’elle touche le grand public, qui est très sensible aux valeurs du Vendée Globe et aux valeurs des marins.

 

« Arnaud joue au foot avec l’équipe du comité d’entreprise »

 

Comment se passe la relation avec Arnaud Boissières au jour le jour ?

Arnaud est un garçon qui a une sympathie naturelle et une capacité à tout partager avec le grand public, il ne se force pas. Arnaud est un membre de l’entreprise, c’est un membre de l’équipe d’AKENA, c’est l’un des éléments clés de la réussite d’AKENA. Parfois, quand on discute, on se demande comment on va faire l’un et l’autre si, pour diverses raisons, nous devons arrêter le partenariat. Ça fait six ans que nous sommes ensemble et nous avons envie que ça dure. Des liens très forts se sont créés, que ce soit entre Arnaud et moi et entre Arnaud et tout le personnel de l’entreprise. Il joue au foot avec l’équipe du comité d’entreprise, il est de toutes les manifestations d’AKENA, c’est le pote de tout le monde !

 

Les contacts avec lui sont-ils quotidiens ?

Pendant la course oui, et pendant la période de préparation aussi. C’est un garçon qui maîtrise son sujet. Il est le gérant de notre société qui s’occupe du projet voile donc je le laisse voler de ses propres ailes sur de nombreux sujets. Il est devenu un chef d’entreprise et je lui délègue beaucoup ma confiance.

 

Qu’avez-vous prévu en interne pour suivre sa course ?

Les outils classiques ! Nous sommes allés encore beaucoup plus loin qu’il y a quatre ans puisqu’Arnaud est équipé de matériel vidéo qui pourrait presque être permanent. Il a des caméras un peu partout sur son bateau, ça va nous donner encore plus de moyens de communication. Et puis nous avons, partout dans l’entreprise et dans les agences, des écrans de télévision qui relaient l’actualité au quotidien et c’est vrai que cette période pendant la course est très particulière parce que tous les matins, le premier sujet de discussion est de savoir ce qu’il s’est passé dans la nuit avec Arnaud et avec les autres. Nous regardons tout le monde.

 

Qu’espérez-vous pour lui dans ce Vendée Globe, aussi bien personnellement que sportivement ?

J’espère qu’il va prendre beaucoup de plaisir. En termes de résultat, il a un petit peu de pression parce qu’il a fait une belle septième place (en 2008-2009) avec un bateau d’ancienne génération et aujourd’hui il a un bateau qui est dans le top 10. Nous n’avons pas d’objectif particulier mais s’il rentrait dans le top 5, ce serait génial. Et puis on sait qu’une fois qu’on est dans le top 5, en fonction des circonstances, on peut être sur le podium. Il a de l’appétit, il a de l’expérience, il a un bel outil même si ce n’est pas le bateau le plus performant de la flotte donc il peut même aller jusqu’à gagner le Vendée Globe en fonction des circonstances. Mais objectivement, ce n’est pas son ambition d’aujourd’hui. Ou alors il ne le dira pas comme ça ! (rires)

Grégoire DUHOURCAU

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