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Thierry Grimonprez : « Un lien très fort »

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Un jour, un skipper - Sponsor principal pour la première fois de son histoire, Bureau Vallée entend bien profiter à fond de son premier Vendée Globe. Thierry Grimonprez, directeur de la communication, revient sur le développement du projet monté avec Louis Burton.

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Louis Burton
© Nelson Burton
Thierry Grimonprez

Thierry Grimonprez, quelles sont les raisons qui ont poussé Bureau Vallée à se lancer dans ce projet Vendée Globe ?
C’est une grande histoire qui a démarré avec la Route du Rhum il y a deux ans. Nous étions en relation avec le PNP, qui est le journal des distributeurs, et tout s’est passé en 48 heures. A l’époque, nous étions en réunion de comité directeur avec Bruno Peyroles, notre PDG, et il m’a dit : « Ecoute, j’ai eu un contact avec un jeune skipper qui veut faire la Route du Rhum sur un 40 pieds, il cherche un partenaire ». 48 heures après, on donnait notre accord et l’histoire a commencé. Puis comme ça s’est super bien passé, nous nous sommes dits avec Louis que cela pourrait être bien de faire la Jacques Vabre. Au départ, c’était prévu en 40 pieds mais l’histoire avançant, Louis nous a dit qu’il voulait clairement le faire avec un 60 pieds pour préparer le Vendée Globe.

 

Sur quoi s’est basée votre relation au début ?
A l’origine c’est une histoire d’entrepreneurs. Louis, jeune entrepreneur, nous, entreprise qui a 22 ans d’existence. Notre réseau représente des franchisés qui entreprennent. Donc il y avait une similitude dans le fait d’avoir des tripes pour créer, entreprendre, innover. De fil en aiguille, il a réussi à nous convaincre que le Vendée Globe était une super course. Globalement, on peut résumer ça à deux mots : entrepreneur et amitié.

 

C’était important pour vous d’avoir à faire à un entrepreneur pour cette relation ?
On ne s’est pas posé la question comme ça. Louis est une personne passionnée par la voile. C’est un Parisien qui s’est exilé de longs moments pendant ses vacances en Bretagne et il a eu la passion de la voile qui lui a été donnée par son père. Je vous dis ça car en fait, tout nous a plus chez Louis. Son côté jouissif, son envie de réussir qui correspond tout à fait à nos valeurs. Il veut réussir, nous on l’accompagne. Du coup la passion vient au fil du temps. Louis est un homme extrêmement attachant mais c’est également le cas de toute sa famille. Nous sommes tout le temps en relation avec Nelson, avec Servane. Il y a un lien très fort qui s’est crée et qui va au delà de la relation sponsor. C’est vrai qu’on attend un retour sur investissement mais c’est normal car les sommes engagées sont importantes. Mais s’il n’y avait pas Louis, probablement que tout cela ne se serait pas fait.

 

Outre cette notion de réussite dont vous nous avez parlé, quelles sont les valeurs que Bureau Vallée veut transmettre à travers ce Vendée ?
Le cigle qui est sous notre logo est : « le discount est dans notre nature ». C’est une nature à double sens. Initialement cette entreprise était « discounter » donc avec des démarques pas chères. Le deuxième sens est par rapport à la nature. Notre président est extrêmement investi dans l’écologie

 

« On ne lui demande pas d’être premier »

 

Vous n’avez pas eu peur de partir dans cette aventure avec Louis sachant qu’il n’avait jamais participé à un tour du monde ?
La seule chose qu’on veut, c’est que Louis termine ce Vendée Globe. On ne lui demande pas d’être premier. Il verra bien au fil des semaines comment ça se passe mais le plus important est vraiment qu’il boucle ce tour du monde. Le futur, on le gérera plus tard. Aujourd’hui, nous devons plutôt freiner Louis car c’est un compétiteur dans l’âme. Lui, il veut gagner. Du coup, tous ensemble, nous sommes en train d’essayer de le calmer et de lui apporter de la sérénité.

 

C’est surtout dans un intérêt commun car on imagine qu’un abandon aurait des conséquences négatives sur le groupe ?
On ne pense pas du tout à ça. Franchement, on est plus soucieux de l’homme. On ne pense pas à l’intérêt de l’entreprise. Louis est tellement un garçon attachant qu’on veut juste qu’il profite sereinement de ce Vendée Globe.

 

Qu’est ce qu’il y a d’intéressant aujourd’hui dans le fait d’être sponsor principal dans une course de cette ampleur ?
En fait, c’est le hasard de la vie et les convictions de Louis, qui nous a tellement bassinés et convaincus de ses projets, qui ont fait qu’un jour nous nous sommes dits : « C’est parti, on l’accompagne ! »

 

La voile est-elle financièrement lucrative ?
Nous sommes déjà en train de calculer le retour sur investissement et on voit que ça démarre très fort. Avec Nelson, on mesure chaque sortie, que ce soit télé, radio ou presse écrite. Chaque semaine, on fait une pondération et on évalue à quel niveau on se trouve.

 

« C’est plus le démarrage d’une histoire »

 

Nous sommes maintenant à deux semaines du départ de la course, est-ce que vous êtes toujours en contact avec Louis ?
On le laisse se concentrer mais j’ai quand même Louis trois ou quatre fois par semaine au téléphone. Il continue de nous donner des nouvelles car c’est un gars qui marche comme ça. L’amitié est quelque chose de primordial pour lui et je pense que ça lui fait du bien de sentir que toute l’équipe est derrière lui.

 

Et pendant la course ?
On sera régulièrement en contact avec Louis. D’abord, nous aurons des nouvelles par Nelson, qui va s’occuper de toutes les transitions de communication entre Louis et les « terriens ». On aura en plus une relation via le site de Louis et de Bureau Vallée. Chaque jour, tous nos franchisés de France, nos 200 magasins et nos clients, sauront ce qu’il s’est passé pendant la nuit. Ensuite, je pense qu’on l’aura au moins deux fois par semaine et il aura également des petites surprises que l’on a préparées.

 

Après le Vendée, vous comptez poursuivre votre collaboration ?
Déjà on sera là pour l’accueillir quand il va rentrer et je pense qu’on ira faire une grande fête pour célébrer ça. Mais il est fort probable qu’on poursuive avec Louis après cette aventure notamment avec la Jacques Vabre l’année prochaine. Pour nous aujourd’hui, c’est plus le démarrage d’une histoire. 

 

Arthur GUYARD

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