Bertrand de Broc, 20 ans de Vendée Globe
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Seul skipper de la flotte à avoir participé au Vendée Globe en 92, Bertrand de Broc fait figure de pilier pour cette septième édition de « l’Everest des mers ».
Au fil des années, le navigateur de Votre Nom autour du Monde a vu évoluer le milieu de la voile et souvent de manière significative : « Quand je compare les machines d’aujourd’hui avec les bateaux des premières éditions, c’est un monde. Maintenant, ce sont de véritables usines à gaz. Et paradoxalement avec le développement des nouvelles technologies, les tâches se sont démultipliées. Sur les premiers Vendée Globe, on allait chercher la météo une fois par jour, c’était bien suffisant. On barrait sûrement plus, mais on passait moins de temps sur les réglages. Le reste du temps, on bouquinait, on dormait, on se faisait à manger. Aujourd’hui, il va falloir aussi faire de la vidéo, des photos, envoyer des mails, faire vivre la course au jour le jour. Je me dis parfois qu’à ce rythme, on ne va même pas se rendre compte du temps qui passe. »
Toujours le même engouement
Chaque année de course, la ville des Sables d’Olonne se transforme en véritable fourmilière. Encore une fois, Bertrand De Broc reste admiratif devant toute cette ferveur populaire « C’est toujours impressionnant de voir l’engouement du public par rapport au Vendée Globe. Pour eux, nous sommes des porteurs de rêve. Les gens veulent voir les skippers à bord, mais ils restent très respectueux. Bien sûr, le village a changé : tout est plus gros, plus organisé. Au fur et à mesure des éditions, les infrastructures gagnent en qualité, le village progresse. Mais le public reste toujours aussi captivé. Ça me fascine de voir que des gens peuvent faire la queue pendant une heure ou deux pour descendre sur le ponton. »
