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Sam Davies : « Il faut surmonter ça »

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La navigatrice britannique était jointe ce matin à 9h45 lors d'une conférence de presse au PC Course de Montparnasse.

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Savéol démâté
© Sam Davies / SAVEOL

« Ça pourrait aller mieux. Je suis dégoûtée parce que mon Vendée Globe est fini mais je ne suis pas blessée. Donc ça va. Quand c’est arrivé, hier soir, je venais de passer le front, j’étais tribord amure. Au passage du front, il y avait quasiment pas de vent. C’était hyper dur, il y avait des moments où il y avait 30 nœuds, d’autres où il y avait 5 nœuds. Ça commençait à s’établir, j’avais entre 25 et 30 nœuds. J’étais sous ORC et deux ris. Un peu sous toilée, mais comme depuis le début, je ne voulais pas prendre de risques. J’étais au largue et le problème c’est qu’il y avait beaucoup de mer. Le bateau sautait entre les vagues.  Et puis j’ai eu un premier grain à 40 nœuds. J’ai abattu pour ne pas taper dans les vagues. J’étai en train de préparer mon ciré pour aller prendre le 3e ris. Prête à sortir. Le bateau s’est pris une vague et j’ai entendu le choc. J’ai tout de suite compris ce que c’était.

C’était compliqué cette nuit car il y avait beaucoup de mer, le mât tapait sur le bateau, la bôme sur le pont. Un winch sur le mât était en train de faire des trous sur le pont. Je voulais attendre le jour pour être plus en sécurité pour dégager le mât mais finalement, j’ai tout coupé. 

Le bon côté de cette infortune c’est que ça aurait pu arriver dans des endroits beaucoup plus hostiles et plus difficiles à gérer. Là, je suis à 100 milles, au vent de Madère. J’ai du gasoil, j’ai le moteur et je fais route vers Madère.


J’ai le moral dans mes chaussettes rouges (ses chaussettes porte bonheur, comme celles que portait le Néo-zélandais Peter Blake lors de sa Coupe de l’America victorieuse en 1995, ndlr). C’est dur, pas seulement pour moi, mais aussi pour mon équipe technique, pour tous mes amis, les partenaires qui m’ont suivis et qui ont donné toute leur énergie dans ce projet. Mais je ne suis pas la seule avec le moral très bas. C’est là que c’est bien d’être une famille, on peut se soutenir. Il faut surmonter ça, trouver le prochain défi et de renaviguer très vite. »

Sam est attendue à Madère samedi 17 novembre, dans la matinée. Son équipe technique sera sur place.


 

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