2016 Tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance

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Ce qu’ils ont dit pendant la vacation…

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Retrouvez les principales déclarations de la vacation du samedi 24 novembre, marquée par l’avarie de Vincent Riou.

Commentaires 12

Vincent Riou 2012
© Jean-Marie Liot / DPPI

Vincent Riou (FRA, PRB)

Ce matin vers 4h45, je me suis mis à la table à carte pour l’analyse du premier fichier météo de la journée. Vers 5h il ya eu un choc violent, un gros crac, le bateau s’est arrêté. Je suis sorti en courant. J’ai vu défiler à l’arrière du bateau une grosse tonne circulaire et j’ai tout de suite compris que j’étais entré en collision avec cet objet qui n’avait rien à faire là.

J’ai arrêté le bateau et je suis allé constater qu’il était sérieusement endommagé au niveau tribord avant, au milieu de la partie verticale du bordé. La déchirure fait 1m30, le bordé est abîmé 50cm au dessus et 50 cm en dessous.

Cette nuit, je suis allé directement à l’avant parce que c’est là que j’ai entendu le choc. Mais en inspectant la coque ce matin, j’ai vu qu’il y avait aussi le tirant d’outrigger qui était endommagé. Ce ne sont pas des bonnes nouvelles. Pour réparer l’avant de manière fiable, je pense être en état de trouver une solution. Le problème, c’est la température : il fait 30 degrés dans PRB donc je ne vais pas pouvoir travailler quand je veux.

J’essaie de faire l’analyse la plus cohérente et rationnelle possible pour voir comment je peux envisager la suite de la course. Le reste ne m’intéresse pas.

 

François Gabart (FRA, Macif)

Le ciel est couvert et le vent est beaucoup plus instable depuis cette nuit. C’est un peu plus difficile à gérer, il faut régler les voiles, ça avance toujours même s’il y a des petits trous de vent.

Je me suis vraiment reposé avec des conditions agréables depuis l’équateur. On peut prendre soin de soi et du bateau et tant mieux, car je pense que les prochaines semaines vont être difficiles. Il faut en profiter.

Il y a forcément une grosse envie d’aller dans les mers du sud pour voir ce que c’est. Je suis ravi d’être là. Je veux les vivre mais il faudra aussi de la prudence, car je sais que ce sont des navigations dangereuses. Je ne prendrai pas de risques inutiles, je ferai attention.

 

Jean-Pierre Dick (FRA, Virbac Paprec 3)

Cette nuit, ça a été assez sport avec beaucoup d’orages. Il y a eu un lot de giboulées et des risées très fortes. Il fallait faire pas mal de manœuvres pour optimiser au mieux le vent. Le bateau glisse bien, il n’y a pas de souci à bord. Il faut se forcer à aller dormir. C’est vrai que depuis le départ, je n’ai fait que deux choses : veiller à la marche du bateau et dormir. J’espère maintenant profiter un peu plus et écouter de la musique.

 

Bernard Stamm (SUI, Cheminées Poujoulat)

Je souffle un peu donc c’est pas mal. Je ne peux pas très bien régler le génois que j’ai réparé, car il est mal fixé en haut. Il me reste, en plus, deux ou trois bricoles. Au large du Portugal, j’ai arraché l’hydro générateur tribord que je n’ai pas eu le temps de remettre,  mais sinon tout va bien.

J’envisage de remonter dans le mât. Quand je suis monté, on était au près avec 13-14 nœuds de vent donc j’ai dû faire au plus pressé. Du coup, je vais remontrer pour voir si je peux récupérer le hook. Je suis resté 1h40 en tête de mât la dernière fois. C’est assez dangereux.

Je mets un casque en haut du mat car si je prends un coup, c’est la misère.

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