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La question du jour : Quelle est l’importance de l’anticyclone de Sainte-Hélène ?

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Si les mers australes représentent les principales difficultés pour les skippers dans le parcours du Vendée Globe, l’océan Atlantique n’est pas en reste. Après avoir franchi le golfe de Gascogne, l’anticyclone des Açores et le pot au noir, les solitaires doivent affronter l’anticyclone de Sainte-Hélène. Et là, toute erreur de stratégie peut se payer cher. Très cher.

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© Armel Le Cléac'h / Banque Populaire

Après le pot au noir, l’océan Atlantique n’a pas fini de faire des misères aux coureurs du Vendée Globe. « Avant le cap de Bonne Espérance, ils ont un gros morceau à avaler, qui n’est pas facile du tout. C’est la descente de l’Atlantique Sud », lâche Jean-Yves Bernot, célèbre routeur et circumnavigateur. L’anticyclone de l’Atlantique Sud, plus communément appelé anticyclone de Sainte-Hélène, du nom de l’île bien connue des férus d’histoire napoléonienne, seule terre dans cette zone du globe, est un obstacle majeur sur la route du sud.

Cette étape n’est pas dangereuse mais « extrêmement difficile au niveau stratégique ». En effet, la route directe, qui semble être la plus courte pour franchir l’anticyclone, est rarement la meilleure ou la plus rapide. Les solitaires s’exposeraient alors au risque de se retrouver en pleine pétole. « Il faut accepter des écarts importants par rapport à la route directe », ajoute Bernot.

Le sens anti-horaire des vents autour du centre de l’anticyclone pousse logiquement à le contourner par l’ouest avant de repiquer vers l’est une fois qu’il a été franchi. Mais, comme le confie Jean-Yves Bernot, « dans certains cas de figure, on l’aura contourné pour rien, donc c’est vraiment délicat ». Toute la difficulté est de « bien reconnaître les situations dans cette zone pour savoir quand emprunter une route directe, quand couper à travers une zone sans vent ou quand il faudra, au contraire, faire un grand tour ». Le choix stratégique s’avère crucial à ce moment-là de la course. La marge d’erreur est très limitée car, « les écarts qui se font là pèsent souvent très lourd pour la suite de la course ».

Grégoire DUHOURCAU

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