A un an du départ du prochain Vendée Globe, Bruno Retailleau, Président de la Saem Vendée et du Conseil Général de la Vendée, s’est exprimé sur la montée en puissance de l’événement, son internationalisation et les nouveautés attendues pour la 7e édition qui partira des Sables d’Olonne le samedi 10 novembre 2012.
Quelle participation pour le prochain Vendée Globe à un an du départ ?
Bruno Retailleau : « 13 skippers sont inscrits à ce jour et une douzaine encore à la recherche de partenaires, dont nous espérons qu’ils seront sur la ligne de départ, comme Jean Le Cam, Yann Eliès, Dee Cafari, Erwan Tabarly, Jérémie Beyou, Sam Davies, Steve White, Juan Merediz, Alex Pella, Raphaël Dinelli et quelques autres. Ce qui nous laisse à penser qu’au total 15 à 20 marins seront au départ de ce septième Vendée Globe ».
La crise actuelle impacte-t-elle le Vendée Globe ?
Bruno Retailleau : « Il est évident que la crise économique pénalise le sponsoring en général et plus particulièrement le domaine de la voile. C’est la raison pour laquelle, je me suis personnellement investi auprès d’un certain nombre de sponsors pour appuyer la démarche des skippers. Nous sommes en contact avec plusieurs entreprises qui pourraient s’investir dans la voile. Par ailleurs, deux réunions, l’une à Paris le 8 septembre et l’autre à Nantes le 28 novembre, ont pour objectif de sensibiliser de nouveaux sponsors potentiels ».
Quelle incidence sur le nombre de bateau au départ en 2012 ?
Bruno Retailleau : « Le nombre de bateaux n’influe pas directement sur la qualité de l’aventure humaine. Le Vendée Globe a toujours présenté 15 à 20 marins au départ, sauf lors de la précédente édition qui était un peu « exceptionnelle » à ce titre. L’important est de réussir l’alchimie entre performance des bateaux et habileté des marins. Le plateau 2012-2013 sera composé de skippers très expérimentés comme Armel Le Cléac’h et Marc Guillemot (2ème et 3ème de la précédente édition), Jean-Pierre Dick ou encore Vincent Riou, qui constituent le socle de cette course, mais aussi de jeunes espoirs comme François Gabart. Il est logique et sain d’assister à un renouvellement progressif des concurrents. Et comme pour chaque édition, il y aura de vrais aventuriers à l’image de l’Italien Alessandro di Benedetto qui a déjà fait le tour du monde sur un petit bateau de 6,50 m ou de l’Espagnol Juan Merediz ».
Vous souhaitez internationaliser le plus possible l’événement ?
Bruno Retailleau : « L’intérêt d’une grande épreuve est d’avoir un rayonnement au-delà de ses frontières, ce qui correspond aussi à un objectif très fort pour notre département. Tout ceci passe par l’engagement de concurrents de tous les horizons possibles, et nous avons ciblé en priorité l’Espagne et le Royaume-Uni pour porter nos efforts. Des réunions d’information se sont tenues à Barcelone et à Londres pour sensibiliser les médias, les sponsors et les skippers aux atouts du Vendée Globe. D’après les présences enregistrées et les retours en presse, je crois que cette première étape est réussie ».
Quelles innovations pour 2012 ?
Bruno Retailleau : « Il est encore un peu trop tôt pour tout dévoiler, mais notre volonté est de partager plus profondément encore cette expérience exceptionnelle qu’est le Vendée Globe. Tout d’abord au départ, avec un village encore plus complet aux Sables d’Olonne, pour accueillir un public toujours plus nombreux. Nous voulons aussi créer plus d’animation à Paris où nous souhaitons installer à nouveau le PC au pied de la Tour Montparnasse. Nous étudions tous les moyens pour permettre au public de vivre l’événement de la façon la plus intense, les nouvelles technologies nous permettant d’être plus créatifs que par le passé ».