Vendée Globe

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A BORD ROXY / SKIPPER : SAM DAVIES (UK)

Heureuse et fière

11.01.2009

"C’est incroyable d’arriver au Cap Horn. C’est un gros soulagement de voir ce caillou même si je suis passée un peu plus loin que je ne le voulais. Je suis fière. Je peux maintenant ajouter ça sur mon CV. Hier soir j’ai eu un peu peur, il y avait de grosses déferlantes. On avait 50 nœuds de vent, la mer n’était pas terrible et mon bateau s’est même couché…J’ai dû m’accrocher, j’ai dû même fermer la porte car le cockpit était plein d’eau ! Je suis un peu triste de quitter les mers du Sud. J’ai eu une super navigation. Roxy est un super bateau mais il reste encore 7.000 milles... Je pense que le bateau est en bon état. Je fais des « checks » très souvent, je remplace ou je répare s’il le faut. Je reste très vigilante. Les vingt-quatre dernières heures étaient très dures. Je vais donc commencer l’Atlantique prudemment, continuer à naviguer comme je sais faire. Rester sage, ne pas être gourmande pour grignoter un mille ici ou là... Je vais me concentrer sur une remontée de l’Atlantique avec une belle trajectoire et une bonne vitesse. L’objectif majeur reste d‘arriver aux Sables."
 

Marc Guillemot, Safran, Auckland Island

Voir le Horn et vivre

11.01.2009

« Il me reste un peu moins de 350 milles avant le caillou, ce Cap Horn. Je l’ai passé une fois avec du soleil, une fois de nuit avec un beau ciel étoilé. Alors si je le passe de nuit, cette fois, et sans rien y voir, ce n’est pas grave. Mon dernier passage au Horn date de 1994, avec Tabarly. J’étais postier à l’époque... La fois d’avant, c’était en 1990. Le Cap Horn est toujours une récompense. Peut-être aussi la possibilité de se reposer un petit peu car je ne vous cache pas que je suis crevé. Ce matin, j’étais couché, j’ai tellement dormi que j’ai même perdu du temps. Le Sud, ça reste usant, stressant... L’arrêt au Cap Horn est exclu, il y a trop de vent. Pour éviter de perdre de temps, je vais monter jusqu’aux Malouines. Si la mer est plate, c’est bon. Si à l’abri du mont William, je n’ai ni vent ni mer, je ferai la réparation sans prendre de coffre. Si je peux me mettre sur coffre, c’est plus simple, mais il faut réussir la manœuvre. L’opération devrait durer trois heures environ. »  Marc Guillemot, Safran, à la vacation de 11h.
 

ON BOARD BRIT AIR / SKIPPER : ARMEL LE CLEAC'H (FRA)

Des mers plus clémentes

11.01.2009

« A bord de Brit Air, les dernières heures étaient assez agitées. Par conséquent, on en profite pour faire sécher les cirés. Ça fait du bien de retrouver des mers plus clémentes. C’est plus facile pour le pilote de suivre le cap. On se consacre désormais à la stratégie et au bricolage. Et un petit ménage de printemps… Ça laisse du temps aussi pour dormir… La route est encore longue jusqu’au Sables d’Olonne. C’est une longue ligne droite. J’irai peut-être faire un tour dans le mât, utiliser ce temps à ma disposition pour préparer l’arrivée dans les alizés où l’on fait du reaching et où le bateau est bien plus sollicité. Je reste de toute façon vigilant. On va commencer à croiser un peu plus de civilisation, à avoir du trafic. Ce que je cherche, c’est avoir une belle trace sur l’ordinateur. Quoiqu’il arrive, je reste concentré sur mes objectifs, pas sur les deux coureurs devant moi. » Armel Le Cléac’h, Brit Air, à la vacation de 11H
 

A BORD PAPREC-VIRBAC 2 / SKIPPER : JEAN-PIERRE DICK (FRA)

Dick demain soir à Auckland

11.01.2009

Trois membres de l’équipe à terre de Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) sont arrivés en Nouvelle-Zélande pour accueillir leur skipper. Celui-ci est attendu sur place mardi matin (soit lundi soir heure française). 

RAPHAEL DINELLI (FRA) / FONDATION OCEAN VITAL

Pause DVD

11.01.2009

« J’ai vu les prévisions météorologiques. Ce Pacifique commence par des contrastes assez forts, assez inhabituels. Pour la première fois en deux mois, je me suis offert un DVD sur ordinateur, c’était une parenthèse, un moment rare. Surtout que je fais la chasse à l’énergie. J’ai croisé une belle île rocheuse. Toute petite, avec des dauphins du Pacifique, il y avait aussi des albatros qui venaient autour du bateau. C’était sympa même si ça n’avançait pas. Je vais franchir l’antiméridien aujourd’hui. Chaque jour de passé c’est un jour de plus vers la maison. Je prends sur moi. Je me concentre désormais sur ma fondation et les projets sur les énergies. Avec les météos difficiles à venir, les dépressions tropicales qui s’annoncent, je vais avoir vraiment hâte de passer ce Horn et de remonter l’Atlantique. » Raphaël Dinelli, Fondation Océan Vital, à la vacation de 11h
 

A BORD AKENA VERANDAS / SKIPPER : ARNAUD BOISSIERES (FRA)

Déchirure fatale

11.01.2009

"Le vent est assez perturbé et perturbant, il varie en force et en direction en fonction de nuages a grains. Dans un grain pendant que je roulais mon gennaker ,j'ai déchiré mon haut de ciré "jour".
J'ai senti que quelqu'un me retenait dans le cockpit... non je suis bien tout seul, c'etait la poignée du moulin à café ; du coup j'ai pris une belle gamelle mais surtout dechiré une poche de mon ciré léger (il faut que je pense à ne pas mettre la CB dans cette poche)
Aprés coup, t'en rigoles, mais sur le moment c'est : "qui peut bien me retenir ?
  Entre les grains ,j'ai réussi à me raser. Comme plat du dimanche c'est du saumon avec des petits pois à la française ; ça va sentir bon dans ma véranda...  hum hum. Bon repos dominical à tous."" Arnaud Boissières, Akena Vérandas, courriel de la nuit.
 

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