Roland Jourdain (Veolia Environnement), à la vacation de 11h : « Ce sont les 40es comme dans les prospectus ! 35 nœuds de vent bien tapés et la mer qui va avec… J’ai fait des surfs assez costauds à plus de 27 nœuds. Et cette nuit, deux petits départs au tas à cause des fusibles des safrans qui ont lâché. On est à bloc. Le Vendée Globe n’est pas une promenade bucolique ! Ce matin, j’ai fait la grasse matinée. J’ai dormi trois fois 1 heure dans la couchette avec la couette. Le pied ! »
A la uneBrèves
Grasse matinée pour Bilou
07.12.2008
Le quizz de Mich’ et autres activités
07.12.2008« Pour les activités courantes à bord de Foncia, nous vous proposons plusieurs ateliers et travaux pratiques : écopage et vidange des fonds (pas les baptismaux, non, les fonds de cale), massage-réchauffage de voûte plantaire et fosse nasale, les autres extrémités, je m'en charge ; inventaire des consommables et pour les costauds, répartition des masses, grasses notamment. Et oui, y’a toujours moyen de faire mieux mais j'ai la ‘flegme’, attitude propre aux copains de Michel Doré, autre pourfendeur du tri sélectif, parce que là, le bord ne va durer que 2 jours et demi. Pendant que vous faites ça, moi je fais la sieste, c'est fatiguant de ne rien faire soi-même, alors faut que je me repose...
Tiens, hier, on nous a demandé de préciser l'heure de passage à la longitude de Bonne Espérance, ça me donne l'idée d'un autre jeu : quel temps a duré le plus grand bord de Foncia depuis le départ, je veux le temps passé sans virement de bord ou empannage. Ça, c'est une vraie question ! Détendez-vous, y’a rien à gagner ! A demain. Mich”
Les jolis vracs de Malbon
07.12.2008Message d’Artemis, 19e, envoyé cette nuit à la direction de course : “La nuit tombait lorsque j’ai commencé à me demander si je devais larguer un ris. Oui, non, oui, non ? Je me suis tâté comme ça pendant une heure. Finalement, je décide d’enlever le ris en me disant : tu pourras toujours le reprendre. J’enlève le ris, le bateau accélère mais le pilote automatique assure, tout va bien. Je rentre pour enfiler mon ciré. Le bateau a commencé à charger sur les vagues et évidemment, comme je venais d’enlever un ris, le vent est monté. Le bateau est monté sur un vague, le bruit de l’eau qui frappait le pont est devenu plus fort alors que la vitesse grimpait 18, 19, 20, 21… le pilote jouait à « jusqu’à quelle vitesse je peux aller ». La réponse était : très vite, mais je n’ai pas eu le temps de vérifier. Je me suis précipité à l’extérieur pour prendre la barre alors que des torrents d’eau submergeaient le pont. Déconnecter le pilote, abatte : c’était le plan, mais trop tard ! On est parti au lof. J’ai abattu en grand, l’accélération était impressionnante, il y avait de l’eau partout, surtout dans mon ciré et dans mes bottes ! J’ai tellement abattu – à la barre, à genoux dans le cockpit-, que j’ai fait un empannage chinois : barre à contre, la bôme et le solent de l’autre côté, je suis trempé, le cockpit est rempli d’eau… super ! Encore une première pour le bateau et moi. Et puis je me suis moqué de moi-même en reprenant le ris… retour à la case départ, à la configuration qu’on avait une heure auparavant. J’étais juste épuisé et totalement trempé. Brillant ! Faut que j’essaie encore une fois ! Jonny. »
Problème de desalinisateur sur Artemis
06.12.2008Jonny Malbon (Artemis) à la vacation du jour : "Il y a des hauts et des bas. Je viens de passer la matinée à démonter le désalinateur, car il ne me reste que six litres d'eau et je ne peux plus en faire. Je ne peux pas me concentrer sur la vitesse du bateau en ce moment, ce qui est vraiment dommage, mais j'espère pouvoir le réparer cet après-midi. J'ai tout démonté et j'ai changé tous les joints. J'espère que cela marchera. Je l'espère vraiment; car je commence à avoir soif..."
Dee Caffari bonne joueuse
06.12.2008
Pour une poignée de pouillems
06.12.2008Sébastien Josse, BT : « Il y a du match, il y a du niveau ! Chacun se bat pour le moindre pouillem de milles. C’est une vraie régate autour de la planète. Je suis content de l'endroit où je suis. Mais bon, on regarde toujours les routages. JP (Dick) est à fond le sud, j’ai regardé sa démarche, celle de Peyron au nord aussi. Toutes les 12 heures, les fichiers changent et les options peuvent être remises en question. On n’arrête pas ce petit jeu d’influence. Dès qu’un concurrent change son cap de 5 degrés, on sait qu’il a changé de voile ou qu’il est en train de prendre une autre option. On n’a pas beaucoup de temps pour s’échapper du bateau, la flotte est trop compacte. »