On ne se lance pas dans une course mythique comme le Vendée Globe sans une préparation sérieuse et minutieuse, au niveau du bateau comme du skipper. C’est donc un entraînement intense et un rythme draconien qui attendent le Suisse Dominique Wavre et son monocoque Mirabaud dès le début du mois de mai. Au programme, pas de ponts ni de week-ends prolongés mais une série de sorties en mer qui seront très utiles pour la suite.
« Dans un premier temps, notre objectif sera de mettre au point tous les petits détails consécutifs aux modifications effectuées cet hiver, explique Wavre. Dans un deuxième temps, il s’agira de tester toutes les voiles et toutes les configurations possibles dans toutes les conditions de vent et de mer. Il sera alors temps de travailler toutes les manœuvres d’une façon spécifique. Puis enfin nous allons travailler sur les polaires de vitesse du voilier, c'est-à-dire les vitesses théoriques à différentes allures en fonction du vent. Nous profiterons aussi de toutes ces navigations pour apprivoiser le pilote automatique, qui est l’outil le plus important sur un tour du monde en solitaire. »