Accueil > Flash infos > La piste d’Armel

Dépêches

 

Le mardi 04 novembre 2008 à 16:00La piste d’Armel

La piste d’Armel

Le pilote de Brit Air est déjà sur le tarmac ! Mais si aucune ligne n’est encore au programme des Sables d’Olonne aux Sables d’Olonne par la compagnie d’aviation, Armel Le Cléac’h sait déjà à quoi s’attendre sur la piste du cap Horn… « Je pars dans l’optique d’un marathon. Je ne suis jamais allé plus au Sud que Salvador de Bahia et cela me donne un peu d’appréhension… Au passage du cap Horn, ce sera loin d’être fini ! Il restera trente jours de course : la mer est dure sur ce tronçon final, le bateau et le bonhomme seront fatigués, et s’il y a de la pression entre plusieurs bateaux au contact… »

Le mardi 04 novembre 2008 à 15:14Jean Le Cam : « on devrait tutoyer les 80 jours »

Jean Le Cam : « on devrait tutoyer les 80 jours »

Revenu en semi-rigide alors que son équipe procédait à quelques essais en mer sur VM Matériaux, Jean le Cam s’est prêté de bonne grâce au passage obligé de la conférence de presse qui s’est tenue ce mardi en fin de matinée au village du Vendée Globe.
Le skipper du bateau rose est apparu détendu, toujours prêt à quelques bons mots, mais par-dessus tout comblé à la perspective de prendre à nouveau le départ de cette course qui l’avait vu monter sur la deuxième marche du podium en 2004, un peu moins de 7 heures derrière le vainqueur Vincent Riou. Morceaux choisis…

État d’esprit : « On essaye de rester serein, il faut relativiser les choses. C’est une course de bateau avec une ligne de départ et une ligne d’arrivée. Il faudra juste aller le vite possible au bon endroit ».

La préparation du bateau : « De sa version originelle - sous le nom de Bonduelle, le bateau a été lancé en 2004 -, il ne reste que la coque, la bôme, les dérives, les winches, les vérins hydrauliques. (…) L’espace-temps nous bloque car nous sommes toujours en train de développer quelque chose. Nous sommes toujours en ébullition. Il faut le départ d’une course pour nous stopper dans notre élan, sinon c’est sans fin ».

La flotte : « C’est un sacré plateau avec une qualité jamais vue. C’est très vivant et très motivant pour la voile en général ».

Temps de course : « On devrait tutoyer les 80 jours. En tout cas, si on considère que l’on va 8 à 9 % plus vite que lors du dernier Vendée Globe. Or, quand on sait ce qu’on sait et que l’on voit ce qu’on voit… on devrait y arriver ».

La vitesse : « Les emmerdements sont au carré de la vitesse. Un choc à 12 nœuds c’est 40% de plus d’impact qu’un choc à 10 noeuds. Aller vite, ce n’est jamais sans risque, d’autant que la mer est incompressible ».

Les abandons : « Il y a toujours eu 40% de déchet. Si on est dans une norme classique, il devrait y avoir 60% des bateaux à l’arrivée. Ça, ce sont les statistiques de ces dernières années ».

Jean Le Cam, le retour : « Le dernier Vendée Globe n’était pas un échec pour moi. Je ne reviens pas pour me venger. Il n’y a rien d’inachevé, il y a une nouvelle histoire, avec des acteurs différents, un parcours qui sera forcément différent, avec tout le mystère que cela comporte. Il n’y a aucune amertume, je reviens avant tout parce que cette course me plaît ».

Jean Le Cam a conclu sur son souhait de construire un bateau neuf pour la prochaine édition du Vendée Globe avec une mise à l’eau idéale en 2011.
 

Le mardi 04 novembre 2008 à 15:03Coureurs de tous les horizons

Le rassemblement aux Sables d’Olonne est aussi l’occasion pour nombre de coureurs venus de la Mini Transat, du Figaro, du match-racing, de la voile olympique, de la course-croisière, des multicoques ou des records, de dire à leurs amis solitaires du Vendée Globe un au revoir et de découvrir les bateaux parfois jusqu’aux plus profonds des secrets d’alcôve ! Thomas Coville en attente d’une fenêtre météo favorable pour sa tentative de record autour du monde en solitaire, Lionel Lemonchois de retour d’une campagne de sept records dont New York-San Francisco, San Francisco-Yokohama et Hong Kong-Londres, Anne Liardet concurrente du Vendée Globe 2004-2005, le Hongrois Nandor Fa dont le bateau a été racheté par Raphaël Dinelli, Halvard Mabire après son succès en Class’40 sur la transat Québec-Saint Malo… sont venus déambuler sur le ponton de Port Olona et visiter de fond en comble quelques-uns des trente monocoques Imoca.

Le mardi 04 novembre 2008 à 14:51Michel Desjoyeaux : « le caillou posé sur la pédale d’accélérateur ! »

Michel Desjoyeaux : « le caillou posé sur la pédale d’accélérateur ! »

Extraits de la conférence de presse de Michel Desjoyeaux (Foncia) aux Sables d’Olonne mardi matin :

Météo du départ ? « On devrait avoir un départ tranquille dimanche avec un vent de sud-ouest de 15-20 nœuds. Ces conditions ne sont pas trop éprouvantes pour les bateaux, et permettent à tout le monde de se mettre en jambe tranquillement. »

Rythme : « Il y a 8 ans, je m’étais fixé de ne pas dépasser les 20 nœuds de moyenne par jour. Cette fois-ci, avec le plateau de furieux qu’on a, il sera certainement nécessaire d’aller plus vite que ça. On va passer le premier mois avec un caillou posé sur la pédale d’accélérateur ! »

Expérience : « Avoir fait le Vendée Globe n’est peut-être pas un avantage décisif. Cela me permet juste d’être plus serein aujourd’hui à quelques jours du départ. Lors des éditions précédentes, quatre vainqueurs sur cinq participaient pour la première fois. Il faut aussi un peu d’inconscience et de fraîcheur ! »

Pronostic : « en 2000, j’avais 24h d’avance sur Ellen MacArthur. Il y a quatre ans, Vincent (Riou) est arrivé 6h avant Jean (Le Cam). Il ne serait pas surprenant que les deux premiers arrivent cette fois-ci à vue. »

Météo dans le sud : « En 2000, nous avions des prévisions à cinq jours. Maintenant, nous avons des prévisions à 16 jours, pas forcément très fiables. Mais on peut quand même décider de nos trajectoires sur sept à huit jours. Cela permet de mieux anticiper et d’éviter les grosses tempêtes. De plus, les portes de sécurité, plus nord qu’avant, nous éloignent aussi des gros coups de vent. »

 

Le mardi 04 novembre 2008 à 13:32Des mécènes pour Steve White

Des mécènes pour Steve White

Le 60 pieds IMOCA de Steve White s’appellera donc Toe in the water (un orteil dans l’eau – expression idiomatique qui signifie aller progressivement de l’avant), du nom d’une association de bienfaisance pour les victimes de guerre de l’armée britannique. Plusieurs des partenaires de Steve White sont eux-mêmes des anciens combattants ou ont des liens avec les forces britanniques. Coup double donc pour ces mécènes qui aident Steve White à réaliser son rêve et qui peut donc communiquer autour des anciens combattants blessés. Brian Thompson avait déjà marqué son soutien à l’association « Toe in the water » en invitant deux membres du projet à rejoindre son équipage pendant la semaine de Cowes.


 

Le mardi 04 novembre 2008 à 13:02Sérénité est mère de sûreté

Sérénité est mère de sûreté

Vincent Riou (PRB), tenant du titre du Vendée Globe 2004-2005 explique comment se déroule ces derniers jours de préparation avant le départ de dimanche et les scenarii d’un tour du monde en solitaire : « J’essaie d’être serein, d’éviter que la pression de la course ne devienne irraisonnable : il n’y a d’ailleurs pas de raison de se mettre trop de pression... Je sais que je suis capable de ne pas commettre trop d’erreurs et que même si j’en commets, il reste un tour du monde pour refaire son retard. Il faut juste se dire que ce sera beaucoup plus serré que d’habitude. Inutile de rêver à un scénario magique genre un ou deux marins qui prennent beaucoup d’avance au bout de deux jours et s’échappent. En tant que compétiteur, cela me plait bien, mais il faut le savoir et s’y préparer ».

Le mardi 04 novembre 2008 à 11:02My name is…

Brian Thompson est un habitué des mers du Sud et par une coïncidence pas si étrange que cela, le nom de registration de Bahrain Team Pindar est en phase avec le Vendée Globe : « Arctic Tern est un oiseau des mers du Sud, qui tourne autour de la planète : une sterne arctique qui est aussi le logo de Pindar. »

Le mardi 04 novembre 2008 à 10:37Mardi, en direct des pontons

Mardi, en direct des pontons

Ce matin à partir de 11h00, les invités de l'émission "En direct des Pontons" seront dans l'ordre Jean Le Cam, Jeanne Grégoire, Marc Guillemot, Yann Eliès, Jean-Baptiste Dejeanty et Vincent Riou. Mais Pierre-Louis Castelli et Frédéric Ottenhof seront également en compagnie de Richard Silvani, de Météo France, pour nous parler des conditions du départ dimanche 9 novembre.

"En direct des pontons", c'est la radio du Vendée Globe, tous les matins en direct sur le site internet de l'événement à 11h00.

Le mardi 04 novembre 2008 à 10:2680, 62, 360, c’est quoi ces numéros ?

80, le numéro de coque de Gitana

Loïck Peyron : « Ce n’est pas le 80eme Gitana ! Ce numéro a une vraie signification symbolique. L’histoire des Gitana ne date pas d’hier, elle a plus de 100 ans. On en était à Gitana 13, le catamaran avec lequel Lionel Lemonchois vient de faire une grande série de records en équipage. La nouvelle épopée des Gitana c’est Benjamin de Rothschild qui l’écrit, avec exclusivement des multicoques. Le fait qu’on revienne au monocoque était un moment naturel de rendre hommage à feu Edmond de Rothschild, son père, qui était le grand armateur des monocoques. A la mise à l’eau du bateau, Edmond aurait eu 80 ans. D’où le Gitana Eighty, Eighty étant la variante anglo saxonne de quatre vingt ».

62, le numéro de Brit’Air

Armel Le Cléac’h : « ça n’a pas vraiment de signification. On aurait aimé avoir le 29 car le siège social de Brit’Air est à Morlaix, mais le numéro était déjà pris. 62, en fait c’est le numéro de mon Figaro avec lequel j’ai remporté la Transat AG2R en compagnie de Nicolas Troussel. J’ai ce numéro depuis 4 ans. A l’époque avec Brit’Air, sur la transat, on avait communiqué sur ‘le Vol 62 entre Concarneau et St Barth’. Là, on ouvre une nouvelle ligne entre les Sables d’Olonne et les Sables d’Olonne ».

360, le numéro de Groupe Bel
Kito de Pavant : « A priori, comme on va faire le tour du monde, la signification de ce numéro paraît évidente, pourtant, on me pose souvent la question… »

 

Le mardi 04 novembre 2008 à 10:03Une belle journée !

Agréable accalmie ce mardi avec un soleil qui devrait bien percer toute la journée offrant des températures plutôt douces pour la saison (17°C dans l’après-midi). Un ciel bien dégagé donc et une brise de secteur Sud-Est ce matin d’une douzaine de nœuds, mollissant en milieu de journée lorsque le vent va tourner au secteur Est une dizaine de nœuds, puis vers le Nord-Est en forcissant quinze nœuds. La dépression orageuse qui a donné des pluies la nuit dernière est en train de disparaître pour une belle soirée avant une nouvelle dégradation venue des Alpes mercredi midi.
 

Marées
Mardi 4 novembre : coefficient 46 - 42
PM : 7h43 – 20h03
BM : 1h50 – 14h17
Mercredi 5 novembre : coefficient 37 - 34
PM : 8h49 – 21h40
BM : 2h38 – 15h11