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Dépêches

 

Le mercredi 05 novembre 2008 à 06:52Drôle de nom…

Kito de Pavant a de l’humour ! Pour baptiser le monocoque aux couleurs du Groupe Bel, il a trouvé le nom qui convient : « Il se nomme Cochise ou Cowcheese ! Cela vient du chantier italien qui s’appelait Indiana Yachting et je cherchais un nom d’indien… Et puis c’est aussi fromage de vache en anglais ! »

Le mardi 04 novembre 2008 à 18:00Une météo épicée pour Safran

Une météo épicée pour Safran

Marc Guillemot (Safran) a déjà le nez dans les modèles météorologiques pour les premiers jours de course et la traversée du golfe de Gascogne : « Je ne me prends pas la tête, je vis au jour le jour. À part travailler la météo, je vais surtout chercher à me détendre ; ça sent bon le départ et comme j’ai une super équipe qui a très bien bossé sur le bateau, je suis serein, aucun souci de ce côté-là. Côté météo, on est entré dans le cœur du sujet depuis quelques jours. A priori on va partir au près, avec de la mer et ce sera humide. Ce n’est pas forcément ce que préfèrent les marins, mais si c’est effectivement le cas, on fera avec ! »

Le mardi 04 novembre 2008 à 17:04Un anti mal de mer

Guy Cotten qui fournit plusieurs coureurs en vêtements de mer, a imaginé un gilet polaire aux effets anti mal de mer. Une membrane permet de réduire les effets de déséquilibre enregistrés par l’oreille interne à l’origine des malaises marins. Ce matériau est déjà utilisé pour les personnes connaissant des problèmes de stabilité avec succès…

Le mardi 04 novembre 2008 à 16:00La piste d’Armel

La piste d’Armel

Le pilote de Brit Air est déjà sur le tarmac ! Mais si aucune ligne n’est encore au programme des Sables d’Olonne aux Sables d’Olonne par la compagnie d’aviation, Armel Le Cléac’h sait déjà à quoi s’attendre sur la piste du cap Horn… « Je pars dans l’optique d’un marathon. Je ne suis jamais allé plus au Sud que Salvador de Bahia et cela me donne un peu d’appréhension… Au passage du cap Horn, ce sera loin d’être fini ! Il restera trente jours de course : la mer est dure sur ce tronçon final, le bateau et le bonhomme seront fatigués, et s’il y a de la pression entre plusieurs bateaux au contact… »

Le mardi 04 novembre 2008 à 15:14Jean Le Cam : « on devrait tutoyer les 80 jours »

Jean Le Cam : « on devrait tutoyer les 80 jours »

Revenu en semi-rigide alors que son équipe procédait à quelques essais en mer sur VM Matériaux, Jean le Cam s’est prêté de bonne grâce au passage obligé de la conférence de presse qui s’est tenue ce mardi en fin de matinée au village du Vendée Globe.
Le skipper du bateau rose est apparu détendu, toujours prêt à quelques bons mots, mais par-dessus tout comblé à la perspective de prendre à nouveau le départ de cette course qui l’avait vu monter sur la deuxième marche du podium en 2004, un peu moins de 7 heures derrière le vainqueur Vincent Riou. Morceaux choisis…

État d’esprit : « On essaye de rester serein, il faut relativiser les choses. C’est une course de bateau avec une ligne de départ et une ligne d’arrivée. Il faudra juste aller le vite possible au bon endroit ».

La préparation du bateau : « De sa version originelle - sous le nom de Bonduelle, le bateau a été lancé en 2004 -, il ne reste que la coque, la bôme, les dérives, les winches, les vérins hydrauliques. (…) L’espace-temps nous bloque car nous sommes toujours en train de développer quelque chose. Nous sommes toujours en ébullition. Il faut le départ d’une course pour nous stopper dans notre élan, sinon c’est sans fin ».

La flotte : « C’est un sacré plateau avec une qualité jamais vue. C’est très vivant et très motivant pour la voile en général ».

Temps de course : « On devrait tutoyer les 80 jours. En tout cas, si on considère que l’on va 8 à 9 % plus vite que lors du dernier Vendée Globe. Or, quand on sait ce qu’on sait et que l’on voit ce qu’on voit… on devrait y arriver ».

La vitesse : « Les emmerdements sont au carré de la vitesse. Un choc à 12 nœuds c’est 40% de plus d’impact qu’un choc à 10 noeuds. Aller vite, ce n’est jamais sans risque, d’autant que la mer est incompressible ».

Les abandons : « Il y a toujours eu 40% de déchet. Si on est dans une norme classique, il devrait y avoir 60% des bateaux à l’arrivée. Ça, ce sont les statistiques de ces dernières années ».

Jean Le Cam, le retour : « Le dernier Vendée Globe n’était pas un échec pour moi. Je ne reviens pas pour me venger. Il n’y a rien d’inachevé, il y a une nouvelle histoire, avec des acteurs différents, un parcours qui sera forcément différent, avec tout le mystère que cela comporte. Il n’y a aucune amertume, je reviens avant tout parce que cette course me plaît ».

Jean Le Cam a conclu sur son souhait de construire un bateau neuf pour la prochaine édition du Vendée Globe avec une mise à l’eau idéale en 2011.
 

Le mardi 04 novembre 2008 à 15:03Coureurs de tous les horizons

Le rassemblement aux Sables d’Olonne est aussi l’occasion pour nombre de coureurs venus de la Mini Transat, du Figaro, du match-racing, de la voile olympique, de la course-croisière, des multicoques ou des records, de dire à leurs amis solitaires du Vendée Globe un au revoir et de découvrir les bateaux parfois jusqu’aux plus profonds des secrets d’alcôve ! Thomas Coville en attente d’une fenêtre météo favorable pour sa tentative de record autour du monde en solitaire, Lionel Lemonchois de retour d’une campagne de sept records dont New York-San Francisco, San Francisco-Yokohama et Hong Kong-Londres, Anne Liardet concurrente du Vendée Globe 2004-2005, le Hongrois Nandor Fa dont le bateau a été racheté par Raphaël Dinelli, Halvard Mabire après son succès en Class’40 sur la transat Québec-Saint Malo… sont venus déambuler sur le ponton de Port Olona et visiter de fond en comble quelques-uns des trente monocoques Imoca.

Le mardi 04 novembre 2008 à 14:51Michel Desjoyeaux : « le caillou posé sur la pédale d’accélérateur ! »

Michel Desjoyeaux : « le caillou posé sur la pédale d’accélérateur ! »

Extraits de la conférence de presse de Michel Desjoyeaux (Foncia) aux Sables d’Olonne mardi matin :

Météo du départ ? « On devrait avoir un départ tranquille dimanche avec un vent de sud-ouest de 15-20 nœuds. Ces conditions ne sont pas trop éprouvantes pour les bateaux, et permettent à tout le monde de se mettre en jambe tranquillement. »

Rythme : « Il y a 8 ans, je m’étais fixé de ne pas dépasser les 20 nœuds de moyenne par jour. Cette fois-ci, avec le plateau de furieux qu’on a, il sera certainement nécessaire d’aller plus vite que ça. On va passer le premier mois avec un caillou posé sur la pédale d’accélérateur ! »

Expérience : « Avoir fait le Vendée Globe n’est peut-être pas un avantage décisif. Cela me permet juste d’être plus serein aujourd’hui à quelques jours du départ. Lors des éditions précédentes, quatre vainqueurs sur cinq participaient pour la première fois. Il faut aussi un peu d’inconscience et de fraîcheur ! »

Pronostic : « en 2000, j’avais 24h d’avance sur Ellen MacArthur. Il y a quatre ans, Vincent (Riou) est arrivé 6h avant Jean (Le Cam). Il ne serait pas surprenant que les deux premiers arrivent cette fois-ci à vue. »

Météo dans le sud : « En 2000, nous avions des prévisions à cinq jours. Maintenant, nous avons des prévisions à 16 jours, pas forcément très fiables. Mais on peut quand même décider de nos trajectoires sur sept à huit jours. Cela permet de mieux anticiper et d’éviter les grosses tempêtes. De plus, les portes de sécurité, plus nord qu’avant, nous éloignent aussi des gros coups de vent. »

 

Le mardi 04 novembre 2008 à 13:32Des mécènes pour Steve White

Des mécènes pour Steve White

Le 60 pieds IMOCA de Steve White s’appellera donc Toe in the water (un orteil dans l’eau – expression idiomatique qui signifie aller progressivement de l’avant), du nom d’une association de bienfaisance pour les victimes de guerre de l’armée britannique. Plusieurs des partenaires de Steve White sont eux-mêmes des anciens combattants ou ont des liens avec les forces britanniques. Coup double donc pour ces mécènes qui aident Steve White à réaliser son rêve et qui peut donc communiquer autour des anciens combattants blessés. Brian Thompson avait déjà marqué son soutien à l’association « Toe in the water » en invitant deux membres du projet à rejoindre son équipage pendant la semaine de Cowes.


 

Le mardi 04 novembre 2008 à 13:02Sérénité est mère de sûreté

Sérénité est mère de sûreté

Vincent Riou (PRB), tenant du titre du Vendée Globe 2004-2005 explique comment se déroule ces derniers jours de préparation avant le départ de dimanche et les scenarii d’un tour du monde en solitaire : « J’essaie d’être serein, d’éviter que la pression de la course ne devienne irraisonnable : il n’y a d’ailleurs pas de raison de se mettre trop de pression... Je sais que je suis capable de ne pas commettre trop d’erreurs et que même si j’en commets, il reste un tour du monde pour refaire son retard. Il faut juste se dire que ce sera beaucoup plus serré que d’habitude. Inutile de rêver à un scénario magique genre un ou deux marins qui prennent beaucoup d’avance au bout de deux jours et s’échappent. En tant que compétiteur, cela me plait bien, mais il faut le savoir et s’y préparer ».

Le mardi 04 novembre 2008 à 11:02My name is…

Brian Thompson est un habitué des mers du Sud et par une coïncidence pas si étrange que cela, le nom de registration de Bahrain Team Pindar est en phase avec le Vendée Globe : « Arctic Tern est un oiseau des mers du Sud, qui tourne autour de la planète : une sterne arctique qui est aussi le logo de Pindar. »