Plusieurs milliers de skippers virtuels sont déjà inscrits au départ du Vendée Globe 2008. Vous aussi, vous pouvez participez à la course virtuelle en vous inscrivant au jeu Virtual Regatta : http://www.virtualregatta.com/index_vendee.php?langue=FR
A la uneBrèves
Prenez le départ du Vendée Globe
08.11.2008
Changement dans la continuité
08.11.2008Roland Jourdain (Veolia Environnement) revient pour la troisième fois sur le Vendée Globe mais reste encore marqué par son abandon technique en Nouvelle Zélande lors du tour du monde en solitaire 2004 : « Dans ma tête, j’ai déjà connu ça, donc le départ des Sables ne se pose pas comme la fin ou le début de quelque chose, c’est une continuité pour moi à l’intérieur. Je me dis : l’objectif aujourd’hui, c’est ça… Dans les prochains jours se poseront tout un tas d’autres questions : comment on va sortir des digues, veiller à ce qu’il n’y ait pas de collision sur la ligne de départ. Et de fil en aiguille finalement, dans ma tête, je suis déjà à lundi ou mardi… J’essaie de retrouver le même état d’esprit dans lequel j’étais avant la dernière Route du Rhum. Les moments les plus douloureux s’effacent rapidement, c’est pour ça que l’on recommence… Maintenant, j’ai aussi la satisfaction de retourner sur un terrain où même si ça caille et que ce n’est pas jojo par moments… c’est un endroit que j’aime bien finalement. Et il y a aussi une chose que je n’ai pas faite depuis longtemps et que j’ai vraiment hâte de refaire : c’est la deuxième partie du parcours, même si les conditions en Atlantique sont dures pour revenir… »
Poisson lune
08.11.2008Arnaud Boissières (Akena Vérandas) a pu s’élancer sur son premier Vendée Globe, non seulement parce qu’il a été soutenu financièrement par un partenaire déjà présent il y a quatre ans, mais aussi parce que Jean-Philippe Chomette est propriétaire du bateau. Celui-ci se nomme Solune sur son acte de francisation : « cela signifie poisson-lune, mais c’est aussi le nom du fils d’Incal de la bande dessinée de Moebius… »
Le numéro 360 de Kito de Pavant
08.11.2008Chaque monocoque du Vendée Globe a un numéro attribué par la classe Imoca, mais les skippers peuvent demander un nombre particulier dont la signification peut être aussi simple qu’un chiffre fétiche ou associé à un évenement singulier. Kito de Pavant (Groupe Bel) a opté pour la symbolique avec le numéro 360 : « on fait le tour de la Terre, on revient sur le même point, cela fait 360° ! »
Météo de ce samedi 8 novembre
08.11.2008Les particules de pluie seront au rendez-vous ce samedi, veillée d’armes avant le départ du Vendée Globe : le creusement d’une dépression sur l’Irlande entraîne le passage d’un front faisant tourner la brise du secteur Sud-Ouest 15 nœuds à l’Ouest 25 nœuds dans l’après-midi. Tout ça associé à des averses… Bref un temps maussade mais doux avec plus de 12°C le matin et jusqu’à 18°C l’après-midi. Et comme la dépression s’enroule sur elle-même en grossissant au Sud de l’Islande dimanche, cela génère un flux puissant de Sud-Ouest !
La mer sera encore maniable pour le départ du Vendée Globe à 13h02 avec une vingtaine de nœuds de Sud-Ouest mais pour les trente solitaires, le golfe de Gascogne sera bien agité ! Encore praticable jusqu’à lundi midi, celui-ci va devenir franchement brutal ensuite avec 35 à 45 nœuds de Sud à Sud-Ouest puis le vent va monter à plus de 45-55 nœuds en fin de journée lundi. Heureusement, ce mauvais temps va très rapidement se dissiper après le passage de ces deux fronts et vers minuit lundi, c’est dans une brise d’Ouest à Nord-Ouest 25 nœuds que les concurrents vont plonger vers le cap Finisterre. Une pointe ibérique qui devrait voir défiler les voiles au petit matin de mardi dans un flux très nettement apaisé d’une dizaine de nœuds de secteur Nord-Ouest à Nord.
Marées
Samedi 8 novembre : coefficient 38 - 43
PM : 0h33 – 12h45
BM : 6h07 – 18h41
Dimanche 9 novembre : coefficient 49 - 56
PM : 1h22 – 13h34
BM : 7h05 – 19h33
Norbert Sedlacek : « développer le 60 pieds dans les pays germanophones… »
07.11.2008En 2004, Norbert Sedlacek était le premier Autrichien à s’aligner au départ du Vendée Globe. Mais un problème au niveau de sa quille l’a contraint à l’abandon au Cap (Afrique du Sud). L’ancien conducteur de tramway, aujourd’hui schipchandler (Nauticsport) à Vienne, repart avec le même bateau qu’il a renforcé et optimisé pendant deux ans. Avec l’un des plus petits budgets, il espère boucler sa deuxième tentative pour – il l’espère – pouvoir construire un nouveau 60 pieds en vue du prochain Vendée Globe. Extraits de sa conférence de presse du jour…
« J’ai un vieux bateau, un petit budget, mais l’expérience de ma première tentative. J’aimerais développer l’IMOCA dans les pays germanophones. Si ce Vendée Globe est une réussite pour moi, j’aimerais bien construire un nouveau 60 pieds pour la prochaine édition. »
« Mon objectif est de vivre une bonne aventure, de faire une bonne régate et de revenir en moins de 110 jours. Si j’arrive plus ou moins autour de la 20e place, ce serait extraordinaire. Mais je ne veux pas finir dernier. »
« Après le Vendée Globe 2004, j’ai mis le bateau en chantier pendant deux ans à Port Bourgenay. Un préparateur et mon fils ont travaillé sur le bateau pour le désosser complètement, l’optimiser et le renforcer. Il a perdu 800 kg par rapport à il y a quatre ans. Avec un petit budget (seulement 750 000 euros), il est difficile de tout changer. Mais à force de faire des allers-retours en Vendée, nous avons maintenant beaucoup d’amis ici. Les gens nous ont beaucoup soutenus. Cette dimension humaine était très importante dans ce projet. »
« Mon avitaillement est constitué à 70% de nourriture venue d’Autriche. J’ai pris des repas français pour les moments de fête : anniversaire, nouvelle année, Cap Horn. Et comme j’adore les pâtes chinoises, il y en a 40 kg à bord. »