Roland Jourdain (Veolia Environnement) revient pour la troisième fois sur le Vendée Globe mais reste encore marqué par son abandon technique en Nouvelle Zélande lors du tour du monde en solitaire 2004 : « Dans ma tête, j’ai déjà connu ça, donc le départ des Sables ne se pose pas comme la fin ou le début de quelque chose, c’est une continuité pour moi à l’intérieur. Je me dis : l’objectif aujourd’hui, c’est ça… Dans les prochains jours se poseront tout un tas d’autres questions : comment on va sortir des digues, veiller à ce qu’il n’y ait pas de collision sur la ligne de départ. Et de fil en aiguille finalement, dans ma tête, je suis déjà à lundi ou mardi… J’essaie de retrouver le même état d’esprit dans lequel j’étais avant la dernière Route du Rhum. Les moments les plus douloureux s’effacent rapidement, c’est pour ça que l’on recommence… Maintenant, j’ai aussi la satisfaction de retourner sur un terrain où même si ça caille et que ce n’est pas jojo par moments… c’est un endroit que j’aime bien finalement. Et il y a aussi une chose que je n’ai pas faite depuis longtemps et que j’ai vraiment hâte de refaire : c’est la deuxième partie du parcours, même si les conditions en Atlantique sont dures pour revenir… »