Vers 20h00 ce jour, alors qu’il était en train de préparer sa navigation à l’intérieur du bateau, Bernard Stamm a heurté une embarcation de pêche. Le bout dehors de Cheminées Poujoulat s’est brisé. Estimant que l’avarie n’était pas réparable en mer, Bernard Stamm a décidé de faire demi-tour et de rentrer au port pour réparer. Il était alors à 72 milles des Sables d’Olonne. Il avait prévu d’arriver lundi entre deux et trois heures du matin.
A la uneBrèves
Bris de bout dehors, Stamm rentre pour réparer
09.11.2008Vendée Globe Virtuel
09.11.2008Nous vous prions de nous excuser pour les désagréments que vous rencontrez actuellement sur le Vendée Globe Virtuel. Nous nous efforçons de résoudre au plus vite ce problème du à une très forte fréquentation du site…
Temenos devrait repartir ce soir à 22h30
09.11.2008Dominique Wavre et son équipe ont identifié la panne qui a obligé le skipper à rebrousser chemin vers le port des Sables d'Olonne. Il s'agit du boîtier de gestion informatique du système qui a lâché.Une pièce est en route depuis Lorient. Le marin devrait reprendre la mer à la prochaine marée et quitter les potons de Port Olona à 22h30 accompagné du Comité de course qui notera l'heure de son deuxième départ au niveau de la bouée Nouch Sud.
Les chiffres du départ
09.11.2008Une foule impressionnante, sur l’eau et à terre…: 15000 personnes embarquées sur 100 vedettes à passagers et 300 embarcations de plaisance ont assisté au départ des concurrents sur l’eau ; 300 000 personnes à terre ; 1200 journalistes dont 380 étrangers présents aux Sables d’Olonne. Au moment du départ, 150 000 internautes étaient connectés sur le site www.vendeeglobe.org.
Réunion du jury
09.11.2008Le Jury International doit se réunir afin de statuer sur le fait que des équipiers se trouvaient encore à bord du monocoque Bahrain Team Pindar dans les quatre minutes précédant le départ.
Déclarations de Dominique Wavre à l’arrivée au ponton
09.11.2008« Déjà ce matin, en quittant le ponton, le système électrique était un peu vacillant. Arrivé au large, je me suis rendu compte que cela ne chargeait plus. Les batteries s’épuisaient, s’épuisaient, s’épuisaient… Là, il reste à peine la moitié de la capacité. Et il n’y a aucun système de charge, ni panneau solaire ni éolienne ni alternateur, qui ne fonctionne. La décision de faire demi-tour a été assez “facile“ à prendre dans le sens où à la fin de la nuit, je n’aurais plus eu de batterie, plus d’énergie du tout. J’aurais été dans 30-40 nœuds de vent, dans le front qui s’annonce sans pilote sans rien. Il était plus raisonnable de rentrer au port et d’essayer de comprendre ce qu’il se passait dans ce fichu système électrique. »
Vous vous en êtes rendu compte trop tard ?
« On s’en est rendu compte trop tard. On pensait qu’on avait cerné la panne par téléphone avec l’électricien. En mer, au près, j’ai plongé dans le bateau, j’ai dénudé les fils, essayé de voir s’il y avait un problème de connectique quelconque. J’ai tout regardé le circuit, tout a l’air bien. Donc là, ça dépasse mes compétences d’électricien. Ce sont les spécialistes qui doivent essayer de faire le diagnostic maintenant. »
Vous pensez être immobilisé combien de temps ?
« Ça dépend si on trouve la panne. J’espère que ce n’est pas les blocs batteries eux-mêmes qui sont faibles, auquel cas ce serait long car il faudrait en faire venir de Paris. Une panne électrique, cela peut être très compliqué et très simple. J’espère que c’est le cas simple et que je puisse partir à la prochaine marée. Si on répare au plus vite, on devrait pouvoir repartir avant minuit. »