Hugo Boss fait route à 9,5 nœuds vers les Sables d’Olonne depuis son avarie structurelle de lundi après-midi. Alex Thomson devrait arriver aux abords du port vendéen mercredi au lever du jour : à 14h30, il était positionné à 120 milles des Sables d’Olonne.
A la uneBrèves
Alex au petit matin
11.11.2008À La Corogne demain
11.11.2008Marc Thiercelin a indiqué à la vacation radio de 11h00 avec le PC Course installé sous la tour Montparnasse, qu’il faisait route vers La Corogne (Nord-Ouest de l’Espagne). Le service presse de DCNS précisait qu’il progressait au moteur à trois nœuds environ et qu’il atteindrait le port ibère mercredi dans la matinée.
La surprise de Dominique Wavre
11.11.2008« Je sentais la bascule de vent arriver : j’ai commencé à préparer mon virement de bord en matossant les voiles dans la soute avant et j’avais quasiment tout transbordé sous le vent. Je m’apprêtais à tout amarrer avant d’aller entamer ma manœuvre, quand j’ai senti le bateau se mettre à contre, se coucher et là, j’ai volé dans la soute à voiles, je me suis retrouvé plaqué contre la coque avec toutes les voiles sur moi…Cela s’est fait en quelques secondes ! Il a fallu s’extirper de ce tas de voiles, et je me suis rué dehors pour finir ce virement qui avait démarré sans moi : le bateau était sur la tranche ! Puis ça a été opération déménageur à l’intérieur pour tout remettre en ordre… »
Maisonneuve ce soir aux Sables
11.11.2008Lundi 10 novembre peu après 15 heures, alors qu’il naviguait à 250 milles des Sables d’Olonne dans une mer très formée, Jean-Baptiste Dejeanty a distinctement entendu un craquement au moment où son bateau retombait entre deux vagues. Il a rapidement constaté qu'une petite fissure était apparue au niveau du pont de Maisonneuve et a décidé de faire demi-tour vers les Sables d’Olonne, pour réparation. Le solitaire navigue ce mardi après-midi au portant et doit tirer des bords de largue, ce qui rallonge sa route. Il sera en vue de Port Olona en fin de journée, mais devra peut-être patienter une partie de la nuit pour entrer dans le chenal, pour cause de marée. A terre, tout est prêt pour prendre en charge le bateau. Toute l'après-midi de lundi, Soizic Dubois, Laurent Massot et Ronan Cointo ont organisé le chantier de réparations dont la durée est estimée entre 48h et 72 h. « Seule l'expertise détaillée au port nous permettra d'être beaucoup plus précis. Aujourd'hui, nous savons qu'une fissure est visible au niveau du roof, qu'elle descend vers la coque et que les observations de Jean-Baptiste, combinés aux estimations de l'équipe technique à terre, laissent à penser que la structure profonde du bateau n'est pas touchée. »
Norbert Sedlacek en plein nettoyage, Rich Wilson en récupération
11.11.2008Le seul skipper autrichien de la course avouait être très fatigué en ce mardi 11 novembre : « les deux derniers jours n’ont pas été très drôles. Je suis entrain de nettoyer le bateau et je vais me faire un bon repas de cuisine chinoise… » Quand à Rich Wilson, il reconnaissait que les premiers jours avaient été très éprouvants : « La première nuit, j’étais très angoissé, je n’arrivais pas à dormir. Maintenant, ça va mieux, cela fait du bien de voir du ciel bleu et de naviguer au clair de lune… »
Extraits du point-presse de ce matin
11.11.2008Suite aux avaries intervenues depuis le départ de la course, un point-presse s'est déroulé ce mardi matin à 11h00 au PC du Vendée Globe, en présence de Philippe de Villiers, Président de la SEM Vendée, Denis Horeau, Directeur de Course et Alain Gautier, consultant sécurité du Vendée Globe. Extraits :
Philippe de Villiers : "Nous savions que le départ de cette édition du Vendée Globe serait rude. Ce que nous venons de rencontrer est une tempête de novembre de type classique. Je note qu'aucune demande d'assistance n'a été sollicitée et que tous les marins ont fait face à la situation avec une parfaite maîtrise. Nous avons enregistré deux abandons officiels (Kito de Pavant / Groupe Bel et Marc Thiercelin / DCNS). Il ne faut pas oublier que l'on est au coeur d'une grande compétition sportive, que la tempête fait partie du jeu et que la course continue...".
Alain Gautier : "Le Vendée Globe tient toutes ses promesses. Le sport, la compétition et l'aventure sont là. Il ne faut pas oublier que la voile océanique est un sport mécanique et que ce qui vient d'arriver, si dur soit-il pour certains, est habituel dans une course de ce type. Cette situation me rappelle un peu le Vende Globe 1992 où après le grand beau temps du départ, une grosse dépression automnale nous avait cueillis, entraînant de nombreux retours aux Sables. Hormis les deux abandons et à cette heure, la plupart des bateaux devraient repartir après leurs réparations aux Sables. Rappelons-nous qu'en 92 le podium à l'arrivée du Vendée Globe était composé de deux bateaux qui avaient du revenir aux Sables peu après le départ".