« Au cours de ces deux dernières journées, ce n'était plus une course, mais nous étions plutôt en mode survie. J'espère que maintenant la course peut commencer. Cela a été très dur. On connaissait les difficultés de cette zone et nous savions tous ce qui nous attendait. Le vent a molli et les conditions sont maintenant plus maniables. Je vais bien et le bateau aussi. » communiquait Unai Bazurko (Pakea Bizkaia)
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Parole de Basque
12.11.2008
Alex Thomson de retour aux Sables
12.11.2008Arrivé aux premières heures du jour devant les Sables d’Olonne, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) a dû attendre jusqu’à midi que la marée monte pour embouquer le chenal, et attendre encore deux heures au ponton avant de pouvoir accoster dans le port de commerce. Une nouvelle course contre le temps s’est engagée pour l’équipe technique afin de colmater la voie d’eau et réparer les zones endommagées. Au programme : démâtage du bateau puis mise au sec de la coque avant auscultation. Pascal Conq, l’un des architectes du bateau, est venu constater l’ampleur des dégâts. Et voir si, éventuellement, la collision avec un bateau de pêche il y a trois semaines côté tribord pouvait avoir eu des répercussions côté bâbord.
Extraits de l’interview d’Alex Thomson à son arrivée au ponton : « j’ai viré après le front et six à sept heures plus tard, j’ai remarqué qu’il y avait de l’eau dans le bateau. En inspectant la coque, je me suis rendu compte qu’il y avait un trou. L’eau jaillissait comme d’une petite fontaine. Je ne sais pas si j’ai heurté quelque chose. Ça n’arrêtait pas de taper dans la mer, mais je pense qu’il y a eu un impact qui a commencé à peler le carbone jusqu’à l’arrière du bateau. Les pompes étalaient bien. Je n’ai jamais été en danger de couler. Tant qu’on ne sort pas le bateau pour l’expertiser, il est difficile de savoir si on pourra réparer à temps pour repartir. On a jusqu’au 19 novembre pour ça. Il y a quatre ans, mon objectif était de finir. Ce le sera encore cette fois-ci. »
À La Corogne
12.11.2008« Je suis extrêmement déçu que ce Vendée Globe s’arrête aussi vite après tout le travail effectué avec mon équipe et le groupe DCNS depuis plus d’un an pour nous préparer dans un délai record pour cette course. Le démâtage est intervenu après une terrible nuit de tempête alors que le monocoque avait subi des creux de plus de six mètres. Le démâtage a occasionné des dégâts significatifs, emportant les outriggers, les voiles, et une partie de l’électronique. Le choc a été terrible, je n’avais d’autre option que d’abandonner la course et de rentrer vers la Corogne. Ma priorité a été de sauver le monocoque. Parallèlement aux réparations du monocoque, je vais m’impliquer de plus belle dans les Filières du Talent DCNS pour contribuer à la transmission de savoir à laquelle je tiens tant. » commentait Marc Thiercelin (DCNS) à son arrivée à La Corogne ce mercredi matin. Après une étude approfondie des réparations à effectuer, une décision sera prise quant au planning des prochains jours et à la manière dont le monocoque sera ramené à Lorient, son port d‘attache.
Enfin les alizés !
12.11.2008« Je suis soulagée de savoir que les dernières 48 heures sont passées. Elles ont été terribles. Il y avait beaucoup de trafic maritime et la mer était démontée. Tous ces atterrissages violents sur les vagues n’ont pas fait de bien à Aviva, mais il s’est bien comporté et pour l’instant je n’ai observé aucun dégât. J’ai essayé de sommeiller la première nuit, mais il y avait tellement de cargos autour que j’ai vraiment dû rester concentrée et ce n’est que quand j’ai appelé l’équipe technique pour leur dire que j’avais passé le front, que j’ai pu ensuite dormir correctement. Je ne pouvais plus me concentrer du tout. Depuis lors, mes priorités ont été manger et dormir et je me sens beaucoup mieux maintenant mais je dois remettre de l’ordre à l’intérieur, il y a pas mal de boulot. » indiquait Dee Caffari (Aviva)
Vacation du 12 novembre de 12h à 14h
12.11.2008JP sous spi maxi
12.11.2008« Je navigue sous spi. Tout va bien à bord. Les sensations sont bonnes. Je me réhabitue à la vie de marin. J'ai bien dormi cette nuit et je commence à bien m'alimenter. Fini le frais, je suis passé aux repas déshydratés. Hier soir, c'était pasta bolognaise et ce matin scrambled eggs mon petit déjeuner préféré. Après la guerre du golfe (de Gascogne), il faut recharger les batteries. En ce moment, c'est agité, il y a 20 nœuds de vent et des risées dans tous les sens. Il faut être vigilant avec notre montagne de voiles ! Aujourd'hui, je vais continuer à faire le tour du bateau pour voir si tout est ok et passer du temps à la table à cartes pour définir la stratégie dans les prochaines heures. Je vous laisse, ça forcit ! » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)