Vendée Globe

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A bord de Roxy, Skipper : Sam Davies

Remise en forme pour Sam

12.11.2008

« J’ai l’impression de ressembler à nouveau à un être humain après une relative nuit de repos, à comparer aux trois précédentes journées de course. Hier a eu lieu la transition entre la tempête et les alizés portugais. Le vent a légèrement molli et les vagues sont devenues moins agressives. J’ai pu entièrement passer Roxy en revue pour vérifier que le bateau n’a pas été endommagé pendant la tempête. Tout semble en ordre, à l’exception de ma ligne de vie qui est un peu abîmée et de l’huile (moteur) qui continue de se répandre à l’intérieur du bateau. Quand il y a eu vraiment moins de houle et de vent, j’ai trouvé assez de force pour hisser le grand gennaker et à la fin de journée : Roxy surfait sur la houle de l’Atlantique. Juste avant le coucher du soleil, j’ai eu l’agréable surprise d’apercevoir une voile à l’Ouest. C’était Aviva. J’ai donc appelé Dee par VHF et nous avons un peu discuté. C’était bien de voir que tout allait bien pour elle aussi et surtout d’entendre une voix voisine. Puis nous avons été interrompues par un avion des garde-côtes espagnols dont le pilote voulait nous féliciter pour avoir franchi la tempête. Il a ajouté que nous pouvions faire appel à lui si nous avions besoin de quoique ce soit. La nuit dernière, je me suis attachée à essayer de dormir, un peu plus que 10 à 15 minutes d’affilée. J’ai réussi à m’assoupir 40 minutes, puis par tranches de 20 minutes ! Ce matin, j’ai commencé à réparer un côté de ma ligne de vie et après un bon porridge, je me suis attaquée à l’autre côté… » envoyait par mail la Britannique Samantha Davies (Roxy) ce mercredi.

Loïck Peyron / Gitana Eighty

Empannage pour Gitana Eighty

12.11.2008

« J’ai empanné il y a environ une heure et demi (à 13h30, ndlr) : le vent est très irrégulier tant en force qu’en direction et je dirais que ce n’est pas très agréable à travailler. Je suis vigilant et sur les réglages pour exploiter au mieux le potentiel de Gitana Eighty. Les températures grimpent tout doucement et j’ai aperçu quelques bébés « poissons volants » tout à l’heure. Mais ce n’est pas encore un vrai ciel d’alizé… chaque chose en son temps. Nos bateaux sont exigeants et réclament une attention de tous les instants. L’entretien est permanent et notamment après des séquences de navigation dans la tempête, comme celle du début de course. Les choses ont pas mal volé à bord et j’ai eu du ménage à faire. Je rentre tout doucement dans mon quotidien de tour-du-mondiste ! » précisait Loïck Peyron (Gitana Eighty) en milieu d’après-midi à ses correspondants à terre.

STEVE WHITE (UK) / TOE IN THE WATER - START

L’eau et le feu de Steve White

12.11.2008

« C'est le clavier de l’ordinateur qui a été la première victime de ces premiers jours en mer. Il est tombé de ma table à cartes dans une flaque d'eau et de gazole, ce qui explique l'absence de messages depuis quelques jours. Au cours de la première nuit le pot d'échappement du générateur a sauté quatre fois remplissant l'intérieur d'eau et de gaz, et puis une broche est tombée dans les batteries entre la cosse positive et le carbone du bateau, provoquant un départ de feu. Cela sentait l'époxy cramé et de plus, il y avait une petite fuite de gazole et beaucoup d'eau dans le bateau. Il y avait du matériel en vrac, qu'il fallait ranger. Bref, les 24 premières heures n'étaient pas vraiment agréables… J'y arrive doucement, et si je peux réparer le clavier, je peux commencer à écrire des blogs. Je fais gaffe à mon coude, car cela fait mal et je suis bien enrhumé, mais à part cela, tout va bien. Le soleil brille et j'ai hissé le nouveau spinnaker. Je suis content en somme. (...) Dès mon départ, lorsque j'ai vu le chaos en bas où tout a été jeté et que le vent se levait, il n'y avait plus d'adrénaline. Puis il y a eu les problèmes avec le générateur et le feu. C'est à ce moment-là qu'on se rend compte qu'on est aussi fatigué. Pendant les 48 premières heures j'étais exténué, et de temps en temps je mets la tête dehors et il n'y a personne. Je suis en train de faire le tour du monde tout seul ! Au moins la première partie... » envoyait par mail le Britannique Steve White (Toe in the water).

Aquarelle.com démâté 2

Kito et Yannick aux Sables cette nuit

12.11.2008

Kito de Pavant (Groupe Bel) et Yannick Bestaven (Aquarelle.com) sont attendus cette nuit aux Sables d’Olonne. Les deux navigateurs, très déçus, auront besoin de tout le soutien du public sablais qui devrait venir en nombre pour les accueillir. Les deux navigateurs devraient arriver entre deux et trois heures du matin...




 

Vincent Riou / PRB

La bascule de l’Ouest

12.11.2008

« Je suis bien calé dans l’Ouest, du côté de la bascule. L’anticyclone n’est pas mou du tout, du coup, j’aurais le vent pour empanner. J’ai vraiment bien dormi cette nuit. Du coup, je pensais que j’aurais peut-être pris un peu de retard, mais ça va. Je vais empanner dans deux heures (à 15h00, ndlr). Le vent va rester pour les heures à venir entre 15 et 20 nœuds. Je suis content de ma position. Je navigue à vue avec Brit Air qui est derrière moi. » transmettait Vincent Riou (PRB) à son équipe technique en début d’après-midi.

JEAN-BAPTISTE DEJEANTY / GROUPE MAISONNEUVE BACK IN LES SABLES D'OLONNE - 12/11/2008

Embouteillage dans le port de commerce

12.11.2008

Trois monocoques 60 pieds se croisent dans le port de commerce des Sables d’Olonne, soit pour démâter, soit pour remâter, soit pour sortir de l’eau. Mais les chassés-croisés des équipes techniques ne laissent que peu de temps au bavardage.

 

Arrivé à midi, Alex Thomson n’a pas traîné pour démâter son monocoque endommagé. Dans son sillage, le Canadien Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) l’a imité, pour réparer le rail de mât arraché au niveau du deuxième ris. Deux heures plus tard Hugo Boss était gruté, laissant pendre des bandelettes de carbone de cinq mètres de long qui ne présageait rien de bon pour la réparation à venir. Et dans le cockpit, les équipiers vidaient quelques seaux d’eau au fur et à mesure que le bateau s’élevait dans les airs. Pas le temps de souffler pour les techniciens du port de commerce. C’est au tour du mât de Cheminées Poujoulat de retrouver sa place à bord. Bernard Stamm et son équipe ont terminé la réparation du mât et du boomerang de la première barre de flèche. Le navigateur suisse espère repartir pour de bon la nuit prochaine.

 

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