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Dépêches

 

Le samedi 15 novembre 2008 à 11:44Le plombier polonais

Le plombier polonais

« Je fais partie du premier wagon, j'espère que ça va durer parce que ce matin j'ai fait une énorme "cagade" (?) avec les voiles. Le vent est passé au Nord faible quand je changeais de voile. À cause de ce vent en travers de la route, j'ai fait deux empannages et j’ai hissé en peu de temps le solent, le gennaker, le grand spi. C'est beaucoup de manoeuvres et une grande dose d'énergie pour rien au final. J'attends le prochain classement avec impatience, j'espère ne pas m'être fait rattraper par les molles qui sont derrière et que les premiers n'ont pas filé ... Maintenant il faut attaquer l'approche des îles du Cap Vert. C'est un petit bazar qui se profile peut-être dans l'Ouest immédiat de l'archipel. C'est le premier passage difficile à gérer, le deuxième ce sera le Pot au Noir. J'ai du soleil, mais c'est récent. Je suis toujours en petite polaire et je porte le ciré juste pour manoeuvrer parce que c'est un peu humide. Dans le bateau c'est toujours le bazar. Il faut aérer, ranger, sortir les vêtements mouillés et les faire sécher... » Jérémie Beyou (Delta Dore)

Le samedi 15 novembre 2008 à 09:50Ariba Aviva !

Ariba Aviva !

« Depuis deux jours, j’ai vraiment du mal à trouver le bon rythme pour Aviva. Avec trop de toile, je me retrouve couchée ou je dois rester à la barre, avec moins de voilure, je me vautre dans les énormes vagues qui nous ont fait surfer. C’est très bizarre, l’état de la mer est énorme et te pousse à 20 nœuds ou bien te fait couler dans les profondeurs des cratères que les vagues créent. Essayer différentes configurations de voile a aussi été compliqué parce que le vent reste instable avec des bourrasques de 27 nœuds ou s’établit à seulement 15 nœuds. Je ne me plains pas, mais je contemple avec admiration la vitesse que les autres tirent de leurs bateaux. J’ai promis à Aviva qu’on y arriverait et qu’il pourra aller jouer avec les autres de nouveau, mais en attendant, nous allons nous concentrer sur le passage des Canaries et nous allons tout faire pour rester au contact du groupe de tête. Je suis toujours contente d’être dans la même partie du classement qu’eux sans avoir à trop pousser pour l’instant. Mais agacée par ma frustration, je m’attache à réparer ma trinquette qui a été abîmée lors de la deuxième nuit de course. Cela m’a amenée à utiliser toutes sortes d’outils et d’équipements. J’ai dû récupérer l’extrémité de la latte cassée pour la remplacer par ma réparation coupée à la bonne taille. Mais ça n’a pas voulu bouger et j’ai eu besoin de la couper et d’utiliser la perceuse. Maintenant, il fait nuit et je n’ai pas encore terminé, mais je suis recouverte de poussière de carbone, et je pense que quand je devrai renvoyer la trinquette, je serai contente de moi. » Dee Caffari (Aviva)

Le samedi 15 novembre 2008 à 08:39Message de Michel Desjoyeaux (Foncia)

Message de Michel Desjoyeaux (Foncia)

"Salut la compagnie,
Nuit calme sous grand spi toujours, vent très variable, barré beaucoup, bien dormi aussi. C’est paisible mais pas très rapide, le vent est bien calme ici, en ce moment.
Bon week-end
Mich
"


 

Le samedi 15 novembre 2008 à 08:34Temenos en figures libres

Temenos en figures libres

Message de Dominique Wavre :
« Belle nuit, agitée en première partie, dans un bel alizé soutenu avec la lune pour témoin; au grand largue, sous pilote et grand gennaker, mer formée, ça bombardait. Je commence de petits sommeils avec un œil sur les cadrans : surfs à 20-22 nœuds fréquents, coups de gîte… Brutalement, l'alarme pilote hurle, je me rue dehors, on part au lof, couché sur l'eau. J’arrive à la barre, sous des trombes d'eau, sans la veste de ciré !, Je constate : on est au près sous gennaker 300 m2, trinquette et GV, couché a 50°! En vitesse, j'acquitte l'alarme pilote, abats a la barre… et surprise, Temenos accepte de revenir : on allait encore vite et le safran sous le vent était encore dans l'eau. Bateau remis au cap (un peu plus abattu quand même !), je réenclenche le pilote, cela a l'air de marcher.... Je me rue à intérieur, mets le moteur en route pour charger les batteries, des fois que le problème soit électrique (je suis devenu suspicieux depuis l'avarie du départ...)
Je ne saurai pas ce qui a déclenché ce tohu-bohu, mais je suis resté éveillé deux heures à surveiller après cela, mais tout se passe bien désormais.
Vivement les positions, voir si forcer sur la machine a ramené des milles.
Nuitamment,
»

Dominique à bord de Temenos

Le samedi 15 novembre 2008 à 06:49Message d'Arnaud Boissières

Message d'Arnaud Boissières

« Bonjour,

Qui m'a volé le produit vaisselle? J'ai fait de la promotion pour les vérandas dans les Canaries ; je ne m'y suis pas éternisé, mais ne suis pas sûr que cela ait été bien efficace. En tout cas occupation maxi à bord et très peu de sommeil… »
Arnaud Boissières à bord d’Akena Vérandas

 

Le samedi 15 novembre 2008 à 06:43Message de Bernard Stamm

Message de Bernard Stamm

"Bonjour,
Suis à la pointe de l'Espagne, au cap Finisterre. Tout va bien à bord, je suis sous spi et grand-voile haute et j'essaie de profiter au mieux du renforcement du vent au cap Finisterre. Je n'ai pas été trop gâté depuis que je suis reparti. Contrairement à quatre jours plus tôt, le Golfe de Gascogne a été mou, voire sans vent. Mais c'est passé. Bonne journée.
"
Bernard Stamm à bord de Cheminées Poujoulat
 

Le vendredi 14 novembre 2008 à 18:46Jean Baptiste Dejeanty prendra une décision samedi

Le skipper de Maisonneuve, rentré aux Sables d’Olonne dans la nuit du 11 au 12 novembre après avoir constaté d’importantes fissures sur le pont de son bateau, nous indiquait à la vacation du jour qu’il attendait samedi midi pour décider s’il repartait ou non en course. Extrait de ses déclarations :

« Les réparations sont effectuées à 80%. Après les expertises il s’avère qu’il n’y avait rien de plus que ce qui était visible (rien de structurel, ndr). Il nous reste encore un peu de boulot… En ce qui concerne mon retour sur la course, on va se donner encore jusqu’à demain midi (samedi) pour prendre une décision. C’est sympa de repartir, pour l’histoire, pour l’équipe. Il y a cela dans la balance mais en même temps, il faut être rationnel, que l’excitation de partir ne s’achève pas au bout de 10 jours de mer. Car il va falloir trouver tous les jours la motivation pour faire avancer le bateau sans personne autour. Je dîne ce soir avec mon sponsor, je discute beaucoup avec l’équipe, avec mon météorologue. En tant qu’homme, j’ai vraiment envie de vivre cette aventure, mais en tant que coureur, c’est dur. Il ne s’agit pas de faire la longue route comme Moitessier, mais le Vendée Globe. »
 

Le vendredi 14 novembre 2008 à 16:43Steve White fait ses provisions

Steve White fait ses provisions

"Je fais un petit jeu pour voir combien de calories je peux mettre dans un sandwich afin de me donner des forces pour le grand sud. Je n'ai pas déjeuné pendant les 15 premiers jours aux Sables, car j'étais trop occupé et j'ai perdu pas mal de kilos. Cela fait maintenant environ 800
calories à mon avis, car il y a 600 calories de fromage et à peu près un tiers d'un pot de beurre de cacahuètes, ce qui fait 200 calories. Ce n'est pas évident à manger, je vous assure. Le beurre de cacahuètes vous colle au palais, et la bouche ne s'ouvre plus. Pour mes proches, cela est une bonne chose. Puis je me mets à la table à cartes et j'attends que cela descende. Un peu comme ces serpents, qui avalent des oeufs..
.."
 

Le vendredi 14 novembre 2008 à 16:19Jérémie Beyou à sa mesure

Jérémie Beyou à sa mesure

« Tout va bien. Simplement, les gars devant vont vraiment vite. Quand je me mets à leur rythme, ça me fait mal aux tripes, je souffre pour le bateau. Je suis surpris par leurs prises de risques. Je ne fais la morale à personne, mais je ne me sens pas de naviguer comme ça. C’est dur de les voir partir. Mais je sais aussi que le matériel te rappelle toujours au mauvais moment ce que tu lui as fait subir… »

 

Le vendredi 14 novembre 2008 à 16:11La petite famille de Jean Le Cam

La petite famille de Jean Le Cam


En 2004, le skipper de VM Matériaux avait embarqué à son bord son pilote Popaul et sa grand-voile la Grande Denise. La famille s’est agrandie cette année avec Eléonore l’éolienne.