« Depuis deux jours, j’ai vraiment du mal à trouver le bon rythme pour Aviva. Avec trop de toile, je me retrouve couchée ou je dois rester à la barre, avec moins de voilure, je me vautre dans les énormes vagues qui nous ont fait surfer. C’est très bizarre, l’état de la mer est énorme et te pousse à 20 nœuds ou bien te fait couler dans les profondeurs des cratères que les vagues créent. Essayer différentes configurations de voile a aussi été compliqué parce que le vent reste instable avec des bourrasques de 27 nœuds ou s’établit à seulement 15 nœuds. Je ne me plains pas, mais je contemple avec admiration la vitesse que les autres tirent de leurs bateaux. J’ai promis à Aviva qu’on y arriverait et qu’il pourra aller jouer avec les autres de nouveau, mais en attendant, nous allons nous concentrer sur le passage des Canaries et nous allons tout faire pour rester au contact du groupe de tête. Je suis toujours contente d’être dans la même partie du classement qu’eux sans avoir à trop pousser pour l’instant. Mais agacée par ma frustration, je m’attache à réparer ma trinquette qui a été abîmée lors de la deuxième nuit de course. Cela m’a amenée à utiliser toutes sortes d’outils et d’équipements. J’ai dû récupérer l’extrémité de la latte cassée pour la remplacer par ma réparation coupée à la bonne taille. Mais ça n’a pas voulu bouger et j’ai eu besoin de la couper et d’utiliser la perceuse. Maintenant, il fait nuit et je n’ai pas encore terminé, mais je suis recouverte de poussière de carbone, et je pense que quand je devrai renvoyer la trinquette, je serai contente de moi. » Dee Caffari (Aviva)
A la uneBrèves
Ariba Aviva !
15.11.2008
Message de Michel Desjoyeaux (Foncia)
15.11.2008"Salut la compagnie,
Nuit calme sous grand spi toujours, vent très variable, barré beaucoup, bien dormi aussi. C’est paisible mais pas très rapide, le vent est bien calme ici, en ce moment.
Bon week-end
Mich"
Temenos en figures libres
15.11.2008Message de Dominique Wavre :
« Belle nuit, agitée en première partie, dans un bel alizé soutenu avec la lune pour témoin; au grand largue, sous pilote et grand gennaker, mer formée, ça bombardait. Je commence de petits sommeils avec un œil sur les cadrans : surfs à 20-22 nœuds fréquents, coups de gîte… Brutalement, l'alarme pilote hurle, je me rue dehors, on part au lof, couché sur l'eau. J’arrive à la barre, sous des trombes d'eau, sans la veste de ciré !, Je constate : on est au près sous gennaker 300 m2, trinquette et GV, couché a 50°! En vitesse, j'acquitte l'alarme pilote, abats a la barre… et surprise, Temenos accepte de revenir : on allait encore vite et le safran sous le vent était encore dans l'eau. Bateau remis au cap (un peu plus abattu quand même !), je réenclenche le pilote, cela a l'air de marcher.... Je me rue à intérieur, mets le moteur en route pour charger les batteries, des fois que le problème soit électrique (je suis devenu suspicieux depuis l'avarie du départ...)
Je ne saurai pas ce qui a déclenché ce tohu-bohu, mais je suis resté éveillé deux heures à surveiller après cela, mais tout se passe bien désormais.
Vivement les positions, voir si forcer sur la machine a ramené des milles.
Nuitamment, »
Dominique à bord de Temenos
Message d'Arnaud Boissières
15.11.2008« Bonjour,
Qui m'a volé le produit vaisselle? J'ai fait de la promotion pour les vérandas dans les Canaries ; je ne m'y suis pas éternisé, mais ne suis pas sûr que cela ait été bien efficace. En tout cas occupation maxi à bord et très peu de sommeil… »
Arnaud Boissières à bord d’Akena Vérandas
Message de Bernard Stamm
15.11.2008"Bonjour,
Suis à la pointe de l'Espagne, au cap Finisterre. Tout va bien à bord, je suis sous spi et grand-voile haute et j'essaie de profiter au mieux du renforcement du vent au cap Finisterre. Je n'ai pas été trop gâté depuis que je suis reparti. Contrairement à quatre jours plus tôt, le Golfe de Gascogne a été mou, voire sans vent. Mais c'est passé. Bonne journée."
Bernard Stamm à bord de Cheminées Poujoulat
Jean Baptiste Dejeanty prendra une décision samedi
14.11.2008Le skipper de Maisonneuve, rentré aux Sables d’Olonne dans la nuit du 11 au 12 novembre après avoir constaté d’importantes fissures sur le pont de son bateau, nous indiquait à la vacation du jour qu’il attendait samedi midi pour décider s’il repartait ou non en course. Extrait de ses déclarations :
« Les réparations sont effectuées à 80%. Après les expertises il s’avère qu’il n’y avait rien de plus que ce qui était visible (rien de structurel, ndr). Il nous reste encore un peu de boulot… En ce qui concerne mon retour sur la course, on va se donner encore jusqu’à demain midi (samedi) pour prendre une décision. C’est sympa de repartir, pour l’histoire, pour l’équipe. Il y a cela dans la balance mais en même temps, il faut être rationnel, que l’excitation de partir ne s’achève pas au bout de 10 jours de mer. Car il va falloir trouver tous les jours la motivation pour faire avancer le bateau sans personne autour. Je dîne ce soir avec mon sponsor, je discute beaucoup avec l’équipe, avec mon météorologue. En tant qu’homme, j’ai vraiment envie de vivre cette aventure, mais en tant que coureur, c’est dur. Il ne s’agit pas de faire la longue route comme Moitessier, mais le Vendée Globe. »