Redescendue en 16e position à 345 milles de Peyron après un joli début de course, la Britannique Dee Caffari a suffisamment de lucidité pour analyser froidement sa performance depuis le départ. Extraits :
« J’avais tellement bien commencé et en une semaine, j’ai tout perdu si rapidement que c’est très frustrant.
J’ai commencé au top alors j’imagine que je ne pouvais que descendre. J’ai vraiment cru au début que j’y arriverai mais dès que ces îles se sont mises sur mon chemin, et qu’elles ont nécessité une stratégie sur le long terme, mon manque d’expérience en la matière m’a pénalisée.
Les vents ont vraiment été faibles alors il a fallu beaucoup bosser pour que le bateau continue à avancer. Le vent a été instable et j’ai eu du mal à prendre des décisions quant à la configuration des voiles et le bon moment pour empanner. Je sais que je vais devoir faire route à l’Ouest dans les prochaines 24 heures et je vais encore être pénalisée mais il va bien falloir en passer par là.
J’ai fait quelques erreurs bêtes en pariant sur le gain à court terme au lieu de planifier une stratégie sur le long terme. Quand Sam et moi avons croisé nos routes sur un empannage, les choses semblaient jouer en ma faveur alors qu’elle perdait du terrain mais depuis, c’est à elle que le classement sourit. J’aurais dû marcher dans ses pas et aller à l’Ouest pendant que je pouvais.
Maintenant, il va me falloir du temps pour rattraper les autres mais j’ai tout l’Atlantique Sud pour le faire. Si tu perds le contact avec tout le monde dans le Sud, c’est très dur. Je devrais reprendre des milles quand les autres entreront dans le Pot au Noir, mais qui sait, c’est un peu la loterie. J’essaie de ne pas regarder les classements de trop près. »