19e à 456 milles de Peyron au pointage de 16h, Jonny Malbon (Artemis) découvre la course au large en solitaire. Un apprentissage rude sur un des nouveaux 60 pieds les plus puissants après celui de son compatriote Brian Thompson. Extraits de sa vacation du jour :
« La nuit dernière, j'ai essayé d'avancer rapidement vers le sud, mais après, j'ai dû empanner et partir vers l'ouest. Il va falloir souffrir un peu, car je sais qu'il n'y a pas de route par l'est. Je suis en train de regarder le Pot au Noir à plus long terme. Mais franchement, j'ai hâte de retrouver des conditions plus régulières, car je sens que ce bateau sera rapide. Je serai plus à l'aise en le poussant dans des conditions plus musclées.
Quant au sommeil et à l'alimentation, je gère. J'ai changé ma façon de voir cela et pour moi désormais, il s'agit d'une façon de me donner des forces. Ainsi, après des efforts, je m'allonge par terre. Hier soir, je me suis couché sur mon sac de couchage, car nous avancions bien. Je suis assez content de ce point de vue, mais coté mental, il y a des hauts et des bas en ce moment. A un moment donné, je me sens très bien, car je gère bien et puis plouf, le vent ou l'état de la mer change et c'est cela qui m'épuise. Il faut que je fasse gaffe ou sinon je serai en train d'épuiser toutes mes forces. La nuit dernière, ça allait. Mais la nuit précédente, je n'ai pas bien dormi, car il fallait être debout, et en fait, parce que je n'ai pas bien mangé et que je n'ai pas bien bu, je n'avais pas trop le moral. »