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Dépêches

 

Le mercredi 19 novembre 2008 à 06:00Pas de record en vue

Le premier temps intermédiaire, entre Les Sables d’Olonne et l’équateur, détenu par Jean Le Cam en 10j 11h28’ depuis 2004 ne sera pas battu. Pour faire mieux, les premiers ont jusqu’à la nuit prochaine (0h30 précisément) pour franchir l’équateur distant ce matin de plus de 500 milles ! Une distance qui semble d’autant plus compliquée à parcourir en moins de 24h qu’un obstacle baptisé pot-au-noir barre la route des concurrents. Les difficiles conditions météo dans le golfe de Gascogne expliquent ce retard sur l’édition 2004. 

Le mardi 18 novembre 2008 à 19:26Les hauts et les bas de Jonny Malbon

Les hauts et les bas de Jonny Malbon

19e à 456 milles de Peyron au pointage de 16h, Jonny Malbon (Artemis) découvre la course au large en solitaire. Un apprentissage rude sur un des nouveaux 60 pieds les plus puissants après celui de son compatriote Brian Thompson. Extraits de sa vacation du jour :

« La nuit dernière, j'ai essayé d'avancer rapidement vers le sud, mais après, j'ai dû empanner et partir vers l'ouest. Il va falloir souffrir un peu, car je sais qu'il n'y a pas de route par l'est. Je suis en train de regarder le Pot au Noir à plus long terme. Mais franchement, j'ai hâte de retrouver des conditions plus régulières, car je sens que ce bateau sera rapide. Je serai plus à l'aise en le poussant dans des conditions plus musclées.
Quant au sommeil et à l'alimentation, je gère. J'ai changé ma façon de voir cela et pour moi désormais, il s'agit d'une façon de me donner des forces. Ainsi, après des efforts, je m'allonge par terre. Hier soir, je me suis couché sur mon sac de couchage, car nous avancions bien. Je suis assez content de ce point de vue, mais coté mental, il y a des hauts et des bas en ce moment. A un moment donné, je me sens très bien, car je gère bien et puis plouf, le vent ou l'état de la mer change et c'est cela qui m'épuise. Il faut que je fasse gaffe ou sinon je serai en train d'épuiser toutes mes forces. La nuit dernière, ça allait. Mais la nuit précédente, je n'ai pas bien dormi, car il fallait être debout, et en fait, parce que je n'ai pas bien mangé et que je n'ai pas bien bu, je n'avais pas trop le moral. »

 

Le mardi 18 novembre 2008 à 19:18Hatfield : « bien gérer son sommeil »

Hatfield : « bien gérer son sommeil »

25e à 1601 milles du premier suite à son retour aux Sables pour réparer son éolienne et le rail de mât arraché, Derek Hatfield (Algimouss Spirit of Canada) se bagarre pour revenir dans la course. Extrait de sa vacation du jour :

« Nous avançons rapidement aujourd'hui et c'est bien comme cela. L'anticyclone nous a laissé partir et nous avons actuellement un vent de nord-est de 25 nœuds, ce qui me permet de bien avancer.
Un vent faible est toujours plus frustrant qu'un vent fort, car on veut toujours aller plus rapidement et il faut se concentrer de plus en plus, mais pour le moment on est loin de cela et je me contente de faire avancer le bateau. Je n'ai pas eu de problème, mais je surveille ma consommation de gazole. L'éolienne me pose des soucis et je travaille là-dessus pour voir si je pourrais améliorer les choses. La quantité de gazole à bord me préoccupe, car je veux être sûr que nous pourrons faire le tour du monde en toute sécurité. Il s'agit plutôt d'un problème de fatigue. Quand on est fatigué, les émotions sont d'autant plus fortes. Il est important pour moi de bien gérer mon sommeil. Si je dors bien, je me sens bien. En ce moment, je sens que je n'ai pas assez dormi. Et par conséquent, je n'ai pas le moral que je devrais avoir. »

 

Le mardi 18 novembre 2008 à 19:12Caffari, lucide

Caffari, lucide

Redescendue en 16e position à 345 milles de Peyron après un joli début de course, la Britannique Dee Caffari a suffisamment de lucidité pour analyser froidement sa performance depuis le départ. Extraits :

« J’avais tellement bien commencé et en une semaine, j’ai tout perdu si rapidement que c’est très frustrant.
J’ai commencé au top alors j’imagine que je ne pouvais que descendre. J’ai vraiment cru au début que j’y arriverai mais dès que ces îles se sont mises sur mon chemin, et qu’elles ont nécessité une stratégie sur le long terme, mon manque d’expérience en la matière m’a pénalisée.
Les vents ont vraiment été faibles alors il a fallu beaucoup bosser pour que le bateau continue à avancer. Le vent a été instable et j’ai eu du mal à prendre des décisions quant à la configuration des voiles et le bon moment pour empanner. Je sais que je vais devoir faire route à l’Ouest dans les prochaines 24 heures et je vais encore être pénalisée mais il va bien falloir en passer par là.
J’ai fait quelques erreurs bêtes en pariant sur le gain à court terme au lieu de planifier une stratégie sur le long terme. Quand Sam et moi avons croisé nos routes sur un empannage, les choses semblaient jouer en ma faveur alors qu’elle perdait du terrain mais depuis, c’est à elle que le classement sourit. J’aurais dû marcher dans ses pas et aller à l’Ouest pendant que je pouvais.
Maintenant, il va me falloir du temps pour rattraper les autres mais j’ai tout l’Atlantique Sud pour le faire. Si tu perds le contact avec tout le monde dans le Sud, c’est très dur. Je devrais reprendre des milles quand les autres entreront dans le Pot au Noir, mais qui sait, c’est un peu la loterie. J’essaie de ne pas regarder les classements de trop près. »

 

Le mardi 18 novembre 2008 à 18:532 grillons et 3 poissons pour Bilou

En frôlant les îles du Cap-Vert, Roland Jourdain (Veolia Environnement), 10e à 121 milles au pointage de 16h, a accueilli malgré lui deux passagers clandestins. Deux grillons ont élu domicile sur le 60 pieds rouge et chantent en permanence. Quelques heures plus tard, c’était au tour de trois poissons volants d’atterrir sur le pont du monocoque avant de finir au fond de la casserole.
« De la protéine en barre qui atterrit comme une manne directement sur le pont, la livraison à domicile du navigateur ! » a raconté Bilou à son équipe.

 

Le mardi 18 novembre 2008 à 18:46Riou : « du poker ! »

Quasi à égalité à la cinquième place avec Yann Eliès (Generali) et Armel Le Cléac’h (Brit Air), également pointés à 61 milles de Loïck Peyron (Gitana Eighty), Vincent Riou (PRB) a joint aujourd’hui son équipe à terre. Extrait :

« Toute la nuit, j’ai eu entre 3 et 7 nœuds de vent. La bonne nouvelle, c’est ce resserrement sur la tête de flotte. On est dans le bon wagon. Concernant le pot au noir, c’est trop tôt pour se prononcer. Comme d’habitude, ce sera un peu du poker. La seule analyse rationnelle qu’on peut avoir concernant cette zone, c’est de dire qu’en étant dans l’ouest, on prend moins de risques. C’est tout car le reste relève pas mal de la chance. »

 

Le mardi 18 novembre 2008 à 18:4124h chrono

Petit point sur les meilleures performances sur 24h :
- Michel Desjoyeaux (Foncia) a parcouru la plus grande distance de rapprochement avec 256,7 milles (10,7 nœuds de moyenne)
- Yann Eliès (Generali) et Arnaud Boissières (Akena Vérandas) ont quant à eux remonté deux places en 24h, passant de la 8e à la 6e place pour Eliès, et de la 13e à la 11e place pour Boissières.

 

Le mardi 18 novembre 2008 à 17:30La glorieuse incertitude du sport

Un des thèmes récurrents de la vacation du jour était la divergence des prévisions météo qui plongeait les coureurs dans l’incertitude, à l’instar de Jean Pierre Dick ou encore Michel Desjoyeaux, ce dernier n’étant pas vraiment inquiet : « en ce moment, les modèles météo sont très indécis. Ils ne sont pas d’accord entre eux. Il y a un modèle qui voit 30 noeuds et l’autre 15. Peut-être qu’aucun des deux n’est bon. C’est la glorieuse incertitude de ce sport ! ».
 

Le mardi 18 novembre 2008 à 17:00Wavre : pot au noir, un gros coup de pot ?

Wavre : pot au noir, un gros coup de pot ?

Dominique Wavre (Temenos II), à la vacation du jour : « Le pot au noir, j’ai dû y passer une quinzaine de fois au moins. A vrai dire, on y dépense beaucoup d’énergie pour pas grand-chose ! Et il y a un tel facteur chance qu’intellectuellement, ce n’est finalement pas très intéressant. Cela dit, on navigue maintenant sur des bateaux qui sont rapides dans les petits airs ».
 

Le mardi 18 novembre 2008 à 16:30Dick dans le tempo

Dick dans le tempo

"La nuit a été très agitée. Il y a eu un changement de voiles et entre 4h00 et 8 heures du matin, ça a été rude. Je sors juste d’une dernière manœuvre. Je suis en nage car je viens de transporter tout le matériel de l’avant vers l’arrière. 500 kilos, c’est physique ! Mais bon, le tempo est là et je suis super content d’être revenu sur le groupe de tête " confiait le skipper de Paprec-Virbac 2 à la vacation du jour.