Accueil > Flash infos > Yann Eliès en caleçon

Dépêches

 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 19:15Yann Eliès en caleçon

Yann Eliès en caleçon

« J’ai un vent d’est un peu mou et il fait une chaleur intense. Nous sommes proches de l’équateur et cela se caractérise aussi par une moiteur extrême à l’intérieur et à l’extérieur du bateau. Pour tout vous avouer, je suis en caleçon, j’ai un chapeau et j’ai mis une bonne couche de crème solaire. Heureusement, nous avons quitté le monde des dépressions automnales il y a dix jours : le corps a le temps de s’habituer à ce type de changement climatique assez radical ! »
 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 19:00Stamm : attention à ne pas fanfaronner !

Stamm : attention à ne pas fanfaronner !

« Voilà quelques jours que Cheminées Poujoulat glisse sous spi en direction de l'équateur et vers le pot au noir. Vu les vitesses aux derniers pointages, certains concurrents donnent même l'impression de vouloir s'y amarrer au "poteau noir". Attention tout de même à ne pas trop fanfaronner, mon tour viendra et rapidement. J'en ai déjà eu les prémices ce matin, une zone de molle complètement imprévue qui n'a rien à voire avec la zone de convergence mais qui nous dit que les fichiers météo sont des données à interpréter et à prendre au conditionnel. Autrement depuis le départ, je n'ai vu qu'une fois des dauphins, puis plus rien. D'ailleurs j'en profite pour lancer un avis de recherche concernant les poissons volants. Il me semble que je commençais déjà à en voir vers les Canaries. En tous cas, jusqu’à maintenant, je n'en ai pas vu la queue d'un seul. A bord la vie s'organise, elle est rythmée par la prise de données météo et les repas que j'essaie de faire dans les mêmes créneaux horaires qu'à terre. Ensuite, tout le reste du temps est consacré à faire avancer le bateau du mieux possible et au portant, il y a du travail.Autant le bateau avance facilement vite tout seul, autant pour le faire avancer de façon optimale, il faut régler constamment, travailler l'assiette, changer de voile et barrer. Et dans tout ça, il faut penser à se reposer pour ne pas mettre son corps dans la zone rouge. Ce n'est souvent pas très facile à faire. Et encore pour moi, c'est un peu plus simple, la pression vient plutôt de l'horloge qui tourne et pas d'une dizaine de concurrents dans mon entourage direct. »
 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 18:42Les réflexions de Dee Caffari

Les réflexions de Dee Caffari

« La plus grosse erreur que l’on puisse faire dans la vie c’est de continuellement craindre de faire une erreur (Elbert Hubbard) ».... « Cela m’a été envoyé et c’est tellement vrai ! Je suis très consciente d’à quel point chaque perte ou gain est visible pour tous ceux qui regardent la course et ma plus grosse crainte est de décevoir les gens. Alors je me suis reprise en main aujourd’hui et je me suis concentrée pour faire avancer Aviva vers le Pot au Noir qui est mon prochain obstacle. Après cela, nous pourrons fêter le passage de l’Équateur avec Neptune. Je ferai encore des erreurs mais la meilleure partie de l’histoire, c’est déjà d’être ici avec la chance de pouvoir les faire. Mon sponsor et mon équipe m’ont offert une opportunité fantastique et j’ai hâte de mettre en pratique tout ce que je vais apprendre dans cette course pour les prochaines. Mon attachement pour le bateau commence à grandir et après quelques milliers de milles, je devrais pouvoir pousser un peu plus, j’en suis sûre ».
 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 17:33Josse vigilant

Josse vigilant

Sébastien Josse (BT) : « Il fait chaud et il n’y a pas de vent. Tout comme on avait prévu… Pour l’instant, il n’y a rien du tout comme vent. Il faut être vigilant, car le pot-au-noir, c’est aussi là où on peut casser le plus. Le bateau est chahuté de droite à gauche, les voiles claquent… » 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 17:21Dick en plein cagnard

Dick en plein cagnard

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), troisième : « Je suis entré dans le pot-au-noir ce matin avec une énorme pétole. Heureusement, j’ai bien dormi la nuit dernière. Il faut prendre son mal en patience. Mais quelle chaleur ! Chaque manœuvre occasionne des suées terribles. Je pense que ceux qui sont dans l’ouest dans le pot-au-noir comme Bilou jouent un bon coup. » 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 16:54Davies croise Thompson

Davies croise Thompson

Samantha Davies (Roxy), 13e : « J’ai dormi 5h d’affilée cette nuit car j’ai oublié de mettre le réveil. Maintenant, il fait chaud. Tout va bien, je suis en forme. J’ai croisé juste devant Brian Thompson ce matin. On s’est appelé lorsqu’on commençait à être proche pour faire attention à nos routes. » 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 16:22Beyou dans le pot-au-noir

Beyou dans le pot-au-noir

Jérémie Beyou (Delta Dore), en 10e position : « Comme il fait très chaud, les manœuvres sont vite fatigantes. J’essaye de faire glisser (abattre vers le sud, ndlr) car j’ai vu au dernier pointage que Peyron était bien arrêté. J’essaye donc de ne pas trop me caler sur sa trajectoire. » 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 15:48Mich’ Desj’, la tête dans les étoiles

Mich’ Desj’, la tête dans les étoiles

Michel Desjoyeaux (Foncia), 18e à 323 milles : « J’ai passé une partie de la nuit à dormir allongé dans le cockpit en regardant les étoiles. C’est sûr que ça m’arrange que les premiers tamponnent dans le pot-au-noir, mais pour l’intérêt de la course, il serait préférable que le pot-au-noir ne tue pas le suspense. Il serait dommage que le groupe de tête ne ressorte pas groupé du pot. » 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 15:10Wavre se méfie du soleil

Wavre se méfie du soleil

Dominique Wavre (Temenos), 11e au pointage de 11h : « La nuit était compliquée. J’ai enchaîné 7 ou 8 empannages. Il commence à faire chaud. J’ai eu un petit mal de crâne à force de trop barrer en plein soleil. Il faut boire beaucoup d’eau, mouiller régulièrement la casquette. » 

Le jeudi 20 novembre 2008 à 15:07Peyron ressort son génois

Peyron ressort son génois

Loïck Peyron (Gitana Eighty), leader depuis plus de sept jours : « La nuit n’était pas très rapide. La matinée non plus. Mais ça va, il y a plus malheureux. Ce n’est pas un pot-au-noir comme dans les livres avec des gros grains. Et je n’ai aucune idée de quand on en sortira. Là, j’ai rehissé le génois roulé qui était un peu lourd, car trempé. Au moins ça le fait déjà sécher, et peut-être que ça va aider à faire revenir le vent ! Il fait 33°C à l’ombre, 29°C dans l’eau. Si le bateau s’était complètement arrêté, j’en aurais bien profité pour prendre un bain. »