Attribuée pour la deuxième journée consécutive au dernier de la flotte, Jean-Baptiste Dejeanty, qui a parcouru 340 milles en 24h entre les pointages de jeudi 16h et vendredi 16h. Le skipper de Groupe Maisonneuve, actuellement au large des Canaries, avait repris la mer une semaine après le départ pour réparer son monocoque fissuré au pont.
A la uneBrèves
Meilleure progression…
21.11.2008
Eliès : du pot dans le pot
21.11.2008« Ça y est, on a dépassé la bête et je suis passé du spi au génois. En fait, à part l’approche qui a été langoureuse, on a eu du vent quasiment sans interruption. Il n’y a pas eu d’entourloupe, pas de gros grain, pas de surprise, ça a été super franc. C’est la première fois que je passe le pot au noir aussi rapidement (…). Pour le passage de l’équateur, je n’ai pas trouvé grand-chose dans mon sac de bouffe de la semaine N°2. J’ai déjà mangé le meilleur : la blanquette ! »
Roland Jourdain : « c’est pas très confort »
21.11.2008« Je suis plutôt content de mon coup à l’ouest. Dans le pot au noir, je n’ai pas eu de grosse molle, pas de pluie ni de nuages à négocier. Maintenant, le vent est monté et la situation n’est pas confort confort. Ça tape dans la houle, le vent est irrégulier, entre 14 et 20 nœuds. Je marche à 10,5 nœuds… vivement que ça débride un peu ! »
La belle progression de Dejeanty
21.11.2008« Depuis 48 heures, ça tartine pas mal ! Là, je suis à 16, 16,5, 17 nœuds, la houle commence à bien s’organiser. Je suis super content de mon option très à l’ouest au cap Finisterre. J’avais 520 milles de retard sur Algimouss et là, je n’en n’ai plus que 344. J’ai comblé un tiers de mon retard ! »
Jean le Cam les mains dans le gasoil
21.11.2008« Ça tapote, des fois ça tapouille. Le pire c’est quand ça cogne. Mais là, c’est plutôt bien. Le bateau va bien, il est équilibré. Demain c’est l’équateur, on aura la tête à l’envers. J’ai passé la nuit les mains dans le gasoil, à cause d’une fuite dans le tuyau qui permet de remplir le réservoir journalier. Je me suis retrouvé avec 30 litres dans les fonds. J’étais là, avec mon éponge, ma bouteille en plastique coupée en deux et mon seau et puis j’ai refait l’opération dans l’autre sens pour en récupérer le maximum. C’est terrible, l’odeur est insupportable. Bref, à chaque jour suffit sa peine ».
Pas de champagne pour Riou
21.11.2008« Le bateau tape plus qu’il ne glisse. On est au près serré dans 15 à 20 nœuds et ça risque d’être comme ça pendant de nombreux jours. Il faudra s’habituer à faire du près et du reaching. Sinon, pour le passage de l’équateur, je n’ai rien prévu de spécial. J’ai arrêté de boire un coup tout seul dans mon coin parce que c’est un peu glauque… je réserve ça à plus tard en bonne compagnie ».