« On progresse au près en cognant dans les vagues. Il fait 33° à l'intérieur et cela tape fort dehors. Nous rechargeons aussi nos batteries. On a toujours quelques grains. Je suis à 60° du vent. Je ne tape pas trop dans les vagues comme cela. C'est pas mal. La nuit dernière, je suis passé à côté des Rochers de Saint Pierre et de Saint Paul, qui sont d'origine volcanique. Je les avais déjà vus quand j'ai navigué sur Ecover. Ce sont des conditions qui plaisent bien au bateau. Nous avons une bonne assiette et cela fait du bien de reprendre des milles à ceux de devant. Je crois que Dominique (Wavre) serre le vent un peu plus. » Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)
A la uneBrèves
Saint Pierre et Saint Paul
22.11.2008Dans tous les sens
22.11.2008« Pendant une vingtaine d'heures, il faisait bien humide et c'était difficile, mais j'ai l'impression d'être sortie de là maintenant, car j'ai un vent de Sud, qui n'est pas génial et je m'oriente un peu plus vers le Brésil, mais au moins la partie difficile est terminée. En voyant mon premier nuage noir, j'avais 20 nœuds de vent et puis juste après plus rien. Il y avait quatre ou cinq passages comme cela avec des vents dans tous les sens. Ce n'était pas évident de progresser, mais désormais c'est fini. Le soleil brille et il y a de jolis nuages blancs dans le ciel et une brise de Sud, ce qui n'est pas si mal. Ce qui est difficile est que cela passe de 12 à 20 nœuds et cela commence à retourner au Sud-Est un peu plus. Il n'y a plus d'air dans le bateau, car je ne peux plus ouvrir l'écoutille à l'avant à cause des embruns. » Dee Caffari (Aviva)
Humide et penché
22.11.2008« Il fait humide et cela tape pas mal. Je suis obligé à porter mes cirés pour protéger ma peau du sel. Il faut bien s'occuper du bateau afin de lui en tirer le maximum. On progresse bien, mais il faut vider et remplir les ballasts et régler en permanence, car les conditions ne sont pas très stables. Ce sont des alizés, mais le vent fluctue entre 15 et 20 nœuds, ce qui fait une différence importante en ce qui concerne les ballasts, la voilure et c'est pour cela que cela n'arrête pas, si je veux optimiser sa performance. Actuellement, je suis bien gîté et la vie n'est guère confortable à bord. » Mike Golding (Ecover 3)
Noir nuage
22.11.2008« Le vent est revenu ce matin mais bien après une très lente et frustrante après-midi hier. Un énorme nuage noir s’est formé devant moi et j’ai perdu six longues heures à essayé de m’en écarter, puis de le traverser et dessous, il y avait des vents qui tournaient et changeaient de direction tout le temps ! Le climat est vraiment instable et j’espère qu’il va se stabiliser d’ici peu. La situation électrique est toujours la même et je commence à me mettre en tête que je ne vais pas pouvoir faire grand chose pour la résoudre et que je devrais rester très attentif à ce sujet pendant tout le tour du monde… » Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada)
Du Nord au Sud
22.11.2008« Cette première partie de course dans l’hémisphère Nord n’a pas engendré d’écarts significatifs. L’équateur, c’est fait ! Maintenant, place aux mers du Sud… » Armel Le Cléac’h (Brit’Air)
Champagne pour Neptune
22.11.2008« Bonjour tout le monde ! Eh bien le Pot au Noir a été vraiment gentil avec nous cette année ! Notre petite flotte (Temenos, Pindar, Roxy, Safran) a trouvé le moyen de passer au travers sans ralentir vraiment. À présent, nous naviguons au près dans des alizés de Sud-Est en direction du Nord de l’Equateur. J’avais pourtant espéré un peu de pétole pour aller refixer ma têtière de grand voile sur son chariot ce qui impliquait d’affaler, grimper à hauteur du radar (4 mètres du pont) sur le mât avec mon harnais puis renvoyer la grand-voile. Du coup j’ai dû faire ça dans 16 nœuds de vent, ce qui était un challenge mais tout à fait faisable. Heureusement pour moi, j’avais un ris dans la grand-voile et du coup ce fut un moins difficile de la renvoyer. En naviguant avec le solent, nous n’avons même pas perdu trop de vitesse. Je vais naviguer un petit moment au près en essayant de me maintenir à l’allure des puissants bateaux neufs. Je tâcherai de maintenir Roxy à 110% de son potentiel tout le temps. Demain, je franchirai l’Equateur et ferai mes offrandes à Neptune (du Champagne GH Mumm pour lui et du chocolat pour moi) pour le remercier d’avoir été clément avec nous jusqu’à présent et lui demander des vents favorables pour le reste du voyage ! » Samantha Davies (Roxy)