Vendée Globe

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FONCIA - SKIPPER : MICHEL DESJOYEAUX (FRA)

Sous les vents de Neptune

23.11.2008

Message de Michel Desjoyeaux (Foncia), cette nuit :

« 3H 43MIN 20SEC le 23/11/2008 : Foncia coupe l'équateur géographique, je n'ai pas vu Neptune, il faisait nuit, il devait dormir, et moi aussi. Bon plein, vent variable, je ne savait pas que Neptune était asthmatique, en plus.
Mich

PS : Un très bon polar, parfait pour s'endormir. »

 

Le Pot de Steve

22.11.2008

« Il y avait beaucoup de nuages pour me frustrer. Parfois avec du vent, mais d'habitude seulement avant ou après leur arrivée. Puis la pluie. Une pluie battante et aucun vent. Des rafales certes jusqu'à une vingtaine de nœuds, ce qui est bien... si vous avez pu anticiper cela en prenant des ris et en remplissant les ballasts, mais en plus, c'est un vent qui tourne dans tous les sens. Tellement imprévisible qu'il fallait que je regarde les instruments pour confirmer la direction. Je fais des calculs ensuite avec mes doigts pour essayer de voir sur quel bord je devrais être pour progresser au mieux. Parfois, cela m'arrive de reculer plus rapidement que la progression réalisée au cours des heures précédentes ! Cela change si souvent que cela devient un casse-tête. Quelle frustration ! Je n'ai pas hâte d'y retourner, mais c'est une expérience de plus… J'essaie d'imaginer comment cela a pu être dans un trois-mâts carré. On peut y rester pendant des semaines. Je ne souhaite pas cela à qui que ce soit ! » Steve White (Toe in the water)  

Ecover - Mike Golding

A la table

22.11.2008

« C’est assez tranquille, on a une quinzaine de nœuds de vent, on se fait un peu secouer par les vagues au près, le bateau va un peu tout seul dans ce type de conditions… Il s’agit des rochers de Saint-Pierre et de Saint-Paul, ce sont des petites îles sorties au milieu de nulle part, c’est difficile d’imaginer plus perdues que ça, elles sont toutes petites et couvertes d’oiseaux : c’est assez paradoxal d’imaginer une vie totalement sauvage au milieu de l’océan Atlantique. Je n’ai jamais pu les voir, j’en suis toujours passé trop loin pour ça... L’avenir n’est pas limpide Je n'ai toujours pas une vision très claire de ce que nous réserve la météo de la semaine prochaine, mais j’y travaille à la table à cartes. » Dominique Wavre (Temenos II)

SAILING ROUND THE WORLD RACE VENDEE GLOBE 2008/2009 PINDAR BRIAN THOMPSON AERIAL

Saint Pierre et Saint Paul

22.11.2008

« On progresse au près en cognant dans les vagues. Il fait 33° à l'intérieur et cela tape fort dehors. Nous rechargeons aussi nos batteries. On a toujours quelques grains. Je suis à 60° du vent. Je ne tape pas trop dans les vagues comme cela. C'est pas mal. La nuit dernière, je suis passé à côté des Rochers de Saint Pierre et de Saint Paul, qui sont d'origine volcanique. Je les avais déjà vus quand j'ai navigué sur Ecover. Ce sont des conditions qui plaisent bien au bateau. Nous avons une bonne assiette et cela fait du bien de reprendre des milles à ceux de devant. Je crois que Dominique (Wavre) serre le vent un peu plus. » Brian Thompson (Bahrain Team Pindar)

Dans tous les sens

22.11.2008

« Pendant une vingtaine d'heures, il faisait bien humide et c'était difficile, mais j'ai l'impression d'être sortie de là maintenant, car j'ai un vent de Sud, qui n'est pas génial et je m'oriente un peu plus vers le Brésil, mais au moins la partie difficile est terminée. En voyant mon premier nuage noir, j'avais 20 nœuds de vent et puis juste après plus rien. Il y avait quatre ou cinq passages comme cela avec des vents dans tous les sens. Ce n'était pas évident de progresser, mais désormais c'est fini. Le soleil brille et il y a de jolis nuages blancs dans le ciel et une brise de Sud, ce qui n'est pas si mal. Ce qui est difficile est que cela passe de 12 à 20 nœuds et cela commence à retourner au Sud-Est un peu plus. Il n'y a plus d'air dans le bateau, car je ne peux plus ouvrir l'écoutille à l'avant à cause des embruns. » Dee Caffari (Aviva)

SAILING/VENDEE GLOBE 2008/GOLDING ECOVER 3

Humide et penché

22.11.2008

« Il fait humide et cela tape pas mal. Je suis obligé à porter mes cirés pour protéger ma peau du sel. Il faut bien s'occuper du bateau afin de lui en tirer le maximum. On progresse bien, mais il faut vider et remplir les ballasts et régler en permanence, car les conditions ne sont pas très stables. Ce sont des alizés, mais le vent fluctue entre 15 et 20 nœuds, ce qui fait une différence importante en ce qui concerne les ballasts, la voilure et c'est pour cela que cela n'arrête pas, si je veux optimiser sa performance. Actuellement, je suis bien gîté et la vie n'est guère confortable à bord. » Mike Golding (Ecover 3)

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