« Tout va bien ici ! Je suis toujours dans le régime d'alizés. À bord, ça va bien globalement. J'ai bien dormi cette nuit, je mange bien. Je profite d'avoir un peu de temps, pour effectuer quelques réparations avant d'attaquer le grand Sud dans une dizaine de jours. Ma maison gîte un peu, ça mouille sur le pont. Ce bord est un peu long. Je tente de maintenir mon avance sur mes poursuivants. L'objectif est de rester dans le trio de tête. J'ai une bonne vitesse pour l'instant, mais tout le monde va vite ! » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)
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Mobile Dick
23.11.2008
"Pote au Noir"
23.11.2008Message reçu de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)
« ça y est, la kermesse a commencé, un peu plus tôt et Nord que prévu, mais elle a commencé. De plus, le premier grain est arrivé au début de la nuit et comme il n'y a plus de lune, je ne l'ai pas vraiment vu arriver. J'ai senti comme une ambiance bizarre et quand j'ai allumé le radar, le grain était déjà là. J'y suis rentré sous grand-voile haute et grand gennaker. Le vent n'a heureusement pas dépassé les trente noeuds. Cela a duré une bonne demi-heure, sous une pluie battante et des éclairs. Puis le vent a tourné de 120°, petit à petit c'est revenu à la situation d'avant le grain. Donc, portant, 15 noeuds de vent. Rapidement, un autre grain s'est préparé, par contre cette fois, j'ai pris le temps d'établir le solent et de rouler le gennaker. Bien m'en a pris parce que, depuis, je suis au près serré, dans 15-20 noeuds de vent, sous la pluie et je fais juste le cap que je voulais. Là, la nuit va se terminer, je vais enfin voir à quoi ça ressemble, essayer de m'organiser et dormir un peu si possible. En tous cas une chose de très positive, c'est que ça souffle. Bonne journée. »
Direction Brésil
23.11.2008« Et bien les vents de secteur Sud-Est que j’ai touché la nuit dernière commencent à forcir : il est clair que je suis sortie du Pot au Noir. Je suis au près et le bateau penche… J’ai pris un ris puis je l’ai renvoyé, j’ai rempli les ballasts mais le vent est encore assez inconstant en force. J’ai au fond de ma tête le fait que Foncia m’a dépassé dans un grain la nuit dernière et maintenant, c’est Cali (Arnaud Boissières) qui pousse par derrière : je n’ai pas le temps de récupérer. La pensée qui m’obsède concerne le moment où le vent va tourner pour que je mette plus de Sud dans la route car je ne veut pas aller au Brésil ! » Dee Caffari (Aviva) par mail samedi soir vers 20h00
Sous les vents de Neptune
23.11.2008Message de Michel Desjoyeaux (Foncia), cette nuit :
« 3H 43MIN 20SEC le 23/11/2008 : Foncia coupe l'équateur géographique, je n'ai pas vu Neptune, il faisait nuit, il devait dormir, et moi aussi. Bon plein, vent variable, je ne savait pas que Neptune était asthmatique, en plus.
Mich
PS : Un très bon polar, parfait pour s'endormir. »
Le Pot de Steve
22.11.2008« Il y avait beaucoup de nuages pour me frustrer. Parfois avec du vent, mais d'habitude seulement avant ou après leur arrivée. Puis la pluie. Une pluie battante et aucun vent. Des rafales certes jusqu'à une vingtaine de nœuds, ce qui est bien... si vous avez pu anticiper cela en prenant des ris et en remplissant les ballasts, mais en plus, c'est un vent qui tourne dans tous les sens. Tellement imprévisible qu'il fallait que je regarde les instruments pour confirmer la direction. Je fais des calculs ensuite avec mes doigts pour essayer de voir sur quel bord je devrais être pour progresser au mieux. Parfois, cela m'arrive de reculer plus rapidement que la progression réalisée au cours des heures précédentes ! Cela change si souvent que cela devient un casse-tête. Quelle frustration ! Je n'ai pas hâte d'y retourner, mais c'est une expérience de plus… J'essaie d'imaginer comment cela a pu être dans un trois-mâts carré. On peut y rester pendant des semaines. Je ne souhaite pas cela à qui que ce soit ! » Steve White (Toe in the water)
A la table
22.11.2008« C’est assez tranquille, on a une quinzaine de nœuds de vent, on se fait un peu secouer par les vagues au près, le bateau va un peu tout seul dans ce type de conditions… Il s’agit des rochers de Saint-Pierre et de Saint-Paul, ce sont des petites îles sorties au milieu de nulle part, c’est difficile d’imaginer plus perdues que ça, elles sont toutes petites et couvertes d’oiseaux : c’est assez paradoxal d’imaginer une vie totalement sauvage au milieu de l’océan Atlantique. Je n’ai jamais pu les voir, j’en suis toujours passé trop loin pour ça... L’avenir n’est pas limpide Je n'ai toujours pas une vision très claire de ce que nous réserve la météo de la semaine prochaine, mais j’y travaille à la table à cartes. » Dominique Wavre (Temenos II)