« Cela suit son cours… Le vent est installé mais plus instable ce dimanche matin : ça nous occupe ! Et ce n’est pas plus mal… J’ai bien dormi mais ça ennerve un peu de voir que Loïck est un poil plus rapide avec son mât traditionnel plus léger. Il faut savoir aller vite dans certaines conditions… Le front brésilien, nous y serons dans quelques jours mais il y a une dépression qui se forme vers mercredi et elle va prendre deux jours pour se structurer. Nous allons donc avoir au minimum trois jours de près, voir une semaine : ça va fatiguer les bateaux et les gréements. Jérémie est un ami très proche : ça refroidit tout le monde, ce qui lui arrive. Il faut beaucoup de courage pour garder son mât en entier. Je pense à lui… » Vincent Riou (PRB) à la vacation radio de 11h00.
A la uneBrèves
Coup de froid
23.11.2008
Un dimanche à la mer
23.11.2008« Cela va bien ce dimanche : j’ai bien dormi ! Je fais de la vidéo ce matin. Je vous l’envoie… On s’habitue à la vie penchée, la tête à l’envers. Si on ne profite pas des moments où il n’y a pas de souci ! L’avenir météo est incertain : il y a un gros front froid sur le Brésil. Je vais m’attaquer au problème dans la journée car que faire ? C’est une curieuse descente de l’Atlantique qui s’annonce : du près ! Mais il n’y a pas de grosses différences de potentiel au près entre les bateaux, comme on avait pu le constater lors du Record SNSM l’été dernier… » Jean Le Cam (VM Matériaux) à la vacation radio de 11h00
Monotonie du Sud
23.11.2008« C’est un peu monotone… Les alizés de Sud-Est sont plus ou moins établis : la nuit, ils soufflent plus fort et au lever du jour, ils mollissent. Cela oscille entre 14 et 22 nœuds sur un près océanique, un peu débridé dans une mer hachée. Le bateau tape pas mal ! Il faut prendre un ris ou le renvoyer car je garde le foc solent devant. Quelques grains passent de temps en temps… » Armel Le Cléac’h (Brit’Air) à la vacation radio de 11h00
Mobile Dick
23.11.2008« Tout va bien ici ! Je suis toujours dans le régime d'alizés. À bord, ça va bien globalement. J'ai bien dormi cette nuit, je mange bien. Je profite d'avoir un peu de temps, pour effectuer quelques réparations avant d'attaquer le grand Sud dans une dizaine de jours. Ma maison gîte un peu, ça mouille sur le pont. Ce bord est un peu long. Je tente de maintenir mon avance sur mes poursuivants. L'objectif est de rester dans le trio de tête. J'ai une bonne vitesse pour l'instant, mais tout le monde va vite ! » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)
"Pote au Noir"
23.11.2008Message reçu de Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat)
« ça y est, la kermesse a commencé, un peu plus tôt et Nord que prévu, mais elle a commencé. De plus, le premier grain est arrivé au début de la nuit et comme il n'y a plus de lune, je ne l'ai pas vraiment vu arriver. J'ai senti comme une ambiance bizarre et quand j'ai allumé le radar, le grain était déjà là. J'y suis rentré sous grand-voile haute et grand gennaker. Le vent n'a heureusement pas dépassé les trente noeuds. Cela a duré une bonne demi-heure, sous une pluie battante et des éclairs. Puis le vent a tourné de 120°, petit à petit c'est revenu à la situation d'avant le grain. Donc, portant, 15 noeuds de vent. Rapidement, un autre grain s'est préparé, par contre cette fois, j'ai pris le temps d'établir le solent et de rouler le gennaker. Bien m'en a pris parce que, depuis, je suis au près serré, dans 15-20 noeuds de vent, sous la pluie et je fais juste le cap que je voulais. Là, la nuit va se terminer, je vais enfin voir à quoi ça ressemble, essayer de m'organiser et dormir un peu si possible. En tous cas une chose de très positive, c'est que ça souffle. Bonne journée. »
Direction Brésil
23.11.2008« Et bien les vents de secteur Sud-Est que j’ai touché la nuit dernière commencent à forcir : il est clair que je suis sortie du Pot au Noir. Je suis au près et le bateau penche… J’ai pris un ris puis je l’ai renvoyé, j’ai rempli les ballasts mais le vent est encore assez inconstant en force. J’ai au fond de ma tête le fait que Foncia m’a dépassé dans un grain la nuit dernière et maintenant, c’est Cali (Arnaud Boissières) qui pousse par derrière : je n’ai pas le temps de récupérer. La pensée qui m’obsède concerne le moment où le vent va tourner pour que je mette plus de Sud dans la route car je ne veut pas aller au Brésil ! » Dee Caffari (Aviva) par mail samedi soir vers 20h00