Rich Wilson (Great American III) et Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), classés 21e et 22e à 790 et 811 milles du premier, ont franchi l’équateur cette nuit. Ils ne sont plus que quatre dans l’hémisphère Nord : le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), le Canadien Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) et le Morbihannais Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve). Le prochain à traverser l’équateur sera Bernard Stamm probablement ce mardi dans la soirée.
A la uneBrèves
Plus que quatre Nordistes
25.11.2008
Saut d’obstacles
25.11.2008« Dans ces conditions de mer et de gîte, se mouvoir à bord relève plus de la pratique de la varappe que de la simple navigation de plaisance. Si vous n'assurez pas une nouvelle prise avant d'en lâcher une autre, pendant vos déplacements intérieur et cockpit, il vaut mieux avoir son brevet de pilote, mais la piste ne sera pas forcément dégagée pour vous au moment de l'atterrissage "in case of emergency". Eh oui, si vous ne vous saisissez pas correctement en cas de besoin, vous risquez d'en mettre partout, je vous passe les détails... Et en plus, j'ai entendu dire aux infos qu'ils allaient continuer comme ça pendant plusieurs jours ! Ils sont fous, ces marins ! Vu comme ça, oui !
Bonne nuit : Mich confortablement calé dans mon baquet. » Michel Desjoyeaux (Foncia)
OK à bord de PRB
25.11.2008« Je progresse à 17 – 18 nœuds vent de travers sous foc solent et grand voile haute. Ca tape bien mais tout est OK à bord de PRB. Les modèles ne sont pas tout à fait d’accord notamment avec la force et la direction du vent que nous avons réellement. Je ne suis pas mécontent d’avoir enfin un peu d’activité. Car au près, c’est vrai qu’il n’y a pas grand-chose à faire. Je commençais limite à déprimer (rire) ! » Vincent Riou (PRB) lundi après-midi.
De la position Ouest
24.11.2008« Je crois que nous profitons de notre position à l'Ouest depuis le Pot au Noir et le bateau est bien réglé pour cette allure. Le vent n'est pas très stable. On a besoin de modifier les ballasts et de faire des réglages tout le temps et pour le moment, cela a l'air de bien marcher. Que cela continue ! Je crois que cela montre aussi les capacités du bateau au niveau de sa vitesse et de sa performance. Nous sommes rapides même au portant. Nous n'avons pas perdu du terrain par rapport aux leaders, sauf pendant les phases de compression et d'extension. Je crois que le bateau a un fort potentiel, mais il faut prier qu'il tienne la route jusqu'à l'arrivée. Je ne regarde plus au-delà de cinq jours. Nous allons rester sur ce bord jusqu'à ce moment-là et après, tout va changer. C'est bien de dépasser d'autres bateaux, mais le seul qui m'intéresse vraiment est le leader. Les autres sont simplement sur mon chemin... » Mike Golding (Ecover 3)
Panne de communication
24.11.2008« Les trois derniers jours ont été assez désagréables, difficiles et franchement frustrants. Mais, je croise les doigts, ce matin au cours de ces dernières heures, il semblerait que ce soit terminé, car je retrouve un vent stable de 15 nœuds de 120°, ce qui est super ! Cela fait remonter la vitesse du bateau à 12 nœuds, ce qui n'est pas mal. Avant cela, j'ai traversé une série de grains, où la brise basculait de 40° à 150°, passant de six à trente nœuds. Cela m'embête de regarder les classements. Un jour, c'était la pétole et je n'ai parcouru qu'une trentaine de milles. J'espère qu'aujourd'hui, je pourrai grappiller quelques milles avec une meilleure vitesse et une nouvelle détermination. Je suis complètement épuisé. Hier, j'ai eu quelques soucis d'énergie, qui a provoqué la panne du système de communication (le Fleet 77). Ainsi ai-je passé une grande partie de la journée hier à essayer de le réparer. Pour le moment je n'ai plus de données météo... » Jonny Malbon (Artemis)
Gain, perte et casse
24.11.2008« On ne gagne pas le Vendée Globe à l’issue de la descente de l’Atlantique, mais on peut y perdre pratiquement toutes chances de victoire. Il y a quatre ans, Mike Golding s’est fait décrocher peu après les îles Canaries, suite à un mauvais placement sur le plan d’eau. Ensuite, il n’a fait que cravacher pour revenir finalement à la troisième place. Heureusement pour lui, il avait un excellent bateau, sans doute le meilleur de l’époque… L’analyse des précédentes éditions montre que ce n’est pas dans les mers du Sud que les écarts se creusent ou se réduisent sur un coup météo. Mais c’est bien dans cette partie du parcours que les casses matérielles sont souvent irréversibles. Le jeu est donc clair. Il faut aller chercher du vent, mais pas trop non plus, en évitant de se trouver dans les secteurs où les passages de front sont extrêmement francs. Avec la rotation rapide des vents, la mer déjà grosse, peut devenir alors très dangereuse ». Marc Guillemot (Safran)