« Le vent a adonné (ndrl : le vent s'écarte du bateau) plus tôt pour Loïck et Sébastien. Ils ont donc accéléré avant moi. Je pense que je viens de toucher leur vent, je prends de la vitesse à mon tour ! Sinon à l'Ouest, Golding va très vite. Il va falloir surveiller de près le pompier anglais. Au menu du jour : stratégie. Je vais passer du temps à ma table à cartes pour étudier la météo. Les choses évoluent vite, mais les modèles (météo) ne sont pas concordants. Il y a un gros anticyclone au milieu de la route, il faut donc faire très gaffe. La route que l'on choisit est un pari sur l'avenir. Tout le monde part vers le Sud. Il n'y a pas d'options pour l'instant car la situation n'est pas claire. Sinon, tout va bien à bord : je suis bien reposé pour apprivoiser Sainte-Hélène et je prends soin de mon coursier avant d'attaquer le Sud. » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2)
A la uneBrèves
A table !
25.11.2008Conditions inhabituelles
25.11.2008« Le bateau est rapide et performant, on a été globalement rapide sur l'ensemble de la route parcourue. Même dans les transitions ou les moments plus difficiles, on n'a jamais perdu un terrain significatif sur le premier mis à part les phénomènes de compression ou d'extensions de la flotte. Je pense que le bateau a le potentiel de faire très bien, il faut juste prier pour qu'il reste entier jusqu'au bout et que je puisse terminer. L'anticyclone est positionné sur le Sud-Ouest de sa zone habituelle, ça veut dire que nous devrons naviguer avec des vents de face avant de l'atteindre et de le contourner. Les prévisions météo sont assez convergentes sur le fait que nous allons devoir faire avec lui, de près ou de loin, pendant plusieurs jours. Mais ces conditions sont assez inhabituelles. Normalement, à ce stade d'un tour du monde, on s'attend à du reaching, voire même à envoyer un spi. C'est loin d'être nos conditions favorites, vraiment ! » Mike Golding (Ecover 3)
Plus que quatre Nordistes
25.11.2008Rich Wilson (Great American III) et Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital), classés 21e et 22e à 790 et 811 milles du premier, ont franchi l’équateur cette nuit. Ils ne sont plus que quatre dans l’hémisphère Nord : le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), l’Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), le Canadien Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada) et le Morbihannais Jean-Baptiste Dejeanty (Groupe Maisonneuve). Le prochain à traverser l’équateur sera Bernard Stamm probablement ce mardi dans la soirée.
Saut d’obstacles
25.11.2008« Dans ces conditions de mer et de gîte, se mouvoir à bord relève plus de la pratique de la varappe que de la simple navigation de plaisance. Si vous n'assurez pas une nouvelle prise avant d'en lâcher une autre, pendant vos déplacements intérieur et cockpit, il vaut mieux avoir son brevet de pilote, mais la piste ne sera pas forcément dégagée pour vous au moment de l'atterrissage "in case of emergency". Eh oui, si vous ne vous saisissez pas correctement en cas de besoin, vous risquez d'en mettre partout, je vous passe les détails... Et en plus, j'ai entendu dire aux infos qu'ils allaient continuer comme ça pendant plusieurs jours ! Ils sont fous, ces marins ! Vu comme ça, oui !
Bonne nuit : Mich confortablement calé dans mon baquet. » Michel Desjoyeaux (Foncia)
OK à bord de PRB
25.11.2008« Je progresse à 17 – 18 nœuds vent de travers sous foc solent et grand voile haute. Ca tape bien mais tout est OK à bord de PRB. Les modèles ne sont pas tout à fait d’accord notamment avec la force et la direction du vent que nous avons réellement. Je ne suis pas mécontent d’avoir enfin un peu d’activité. Car au près, c’est vrai qu’il n’y a pas grand-chose à faire. Je commençais limite à déprimer (rire) ! » Vincent Riou (PRB) lundi après-midi.
De la position Ouest
24.11.2008« Je crois que nous profitons de notre position à l'Ouest depuis le Pot au Noir et le bateau est bien réglé pour cette allure. Le vent n'est pas très stable. On a besoin de modifier les ballasts et de faire des réglages tout le temps et pour le moment, cela a l'air de bien marcher. Que cela continue ! Je crois que cela montre aussi les capacités du bateau au niveau de sa vitesse et de sa performance. Nous sommes rapides même au portant. Nous n'avons pas perdu du terrain par rapport aux leaders, sauf pendant les phases de compression et d'extension. Je crois que le bateau a un fort potentiel, mais il faut prier qu'il tienne la route jusqu'à l'arrivée. Je ne regarde plus au-delà de cinq jours. Nous allons rester sur ce bord jusqu'à ce moment-là et après, tout va changer. C'est bien de dépasser d'autres bateaux, mais le seul qui m'intéresse vraiment est le leader. Les autres sont simplement sur mon chemin... » Mike Golding (Ecover 3)