« Il y a Foncia, qui est à la chasse derrière moi : j'essaie de progresser rapidement. Mich Desj' m'a dit ‘T'inquiètes, Sam. Il n'y aura pas de dévent sous mon vent. Quand je te dépasserai, je ne serai pas trop près !’ J'essaie de garder mon avance aussi longtemps que possible. Hier soir, je me suis dit que j'avais bien fait, quand j'ai regardé le classement. J'étais assez fière de ma moyenne de presque 14 nœuds. Et puis j'ai vu celle de Mich - une moyenne de 17,6 nœuds. Je n'ai pas les moyens de faire face à ce genre d'attaque. C'est tout simplement incroyable ! » Sam Davies (Roxy) lors de la vacation en anglais ce midi.
A la uneBrèves
Michel à la chasse à Sam
26.11.2008
Pas d’erreur
26.11.2008« Je suis content d’être là où je suis, dans le bon paquet et surtout bien dans le rythme ! Après 17 jours de course, j’ai bien pris mes marques à bord. Physiquement je suis en pleine forme et mentalement je suis serein. Passé le petit blues logique du départ, la course prend vite le dessus : entre météo, réglages, bricolage et communication, le temps passe finalement très vite. Le fait d’être bien dans la course, d’être performant, joue aussi positivement sur l’état d’esprit. Maintenant, nous allons attaquer le grand Sud dans une semaine environ et là ce sera une autre histoire… En ce qui concerne la concurrence, je ne suis pas vraiment surpris par les très faibles écarts qui séparent les premiers : on savait que les potentiels de vitesse des bateaux étaient proches et cela se confirme. A l’exception de Michel Desjoyeaux, du fait de son avarie au départ, tous ceux qu’on attendait sont devant. Mais on sait aussi qu’il ne faut rien lâcher et que la moindre petite erreur se paye cash. Surtout que depuis le début, il n’y a pas encore eu de grandes options stratégiques sur l’eau. Depuis deux semaines, c’est une vraie course de vitesse… Mais attention, la négociation de l’anticyclone de Ste Hélène dans les prochains jours pourrait bien marquer le premier passage à niveau de ce Vendée Globe… » Armel Le Cléac’h (Brit Air) en vacation radio ce matin.
Petit délaminage sur Ecover
26.11.2008« Le radeau est plombé par un plombage officiel, et je vais devoir demander la permission aux organisateurs de le couper et le remettre ailleurs car c'est risqué de le laisser tel quel. S'il passe à l'intérieur, je vais avoir de gros ennuis. Il faut que je le bouge de là pour limiter le délaminage. J'ai contacté un ingénieur spécialisé, mais il m'a répondu que je devais m'arrêter pour réparer. Je lui ai dit 'merci du conseil, mais ce n'est pas ce que je vais faire. Quelle est votre idée suivante?' » Mike Golding (Ecover 3)
Poulie explosée
26.11.2008« Il y en a eu pour tous les goûts aujourd’hui. On a très bien commencé la journée avec un ciel dégagé et un vent mollissant, et j’ai pu renvoyer la grand-voile haute. Peu de temps après, j’ai repris le fameux ris pour un meilleur cap. Nous étions en train de joyeusement faire du Sud et naviguions vite et bien pour une petite descente rapide et humide. J’avais quelques interviews media à faire et après les avoir terminées, je me suis installée sur mon sac à billes à l’abri de la descente quand il y a eu un gros bang. Immédiatement, j’ai regardé en l’air, sans doute un réflexe automatique. J’ai ensuite regardé derrière et ai vu l’une de mes poulies d’écoute de grand-voile avait explosé et avait disparu. J’ai vite affalé la grand-voile et trouvé la bonne boîte de pièces de rechange, j’ai mis en place une nouvelle poulie après confirmation avec Joff et j’ai renvoyé la grand-voile. Ça n’a pas été une partie de plaisir d’autant que nous ne sommes que quelques heures plus tard et que je suis déjà de retour avec un ris ! » Dee Caffari (Aviva) hier soir par mail.
Nuit agitée pour Dick
26.11.2008« La première partie de la nuit a été agitée ! Mais ce matin, c’est beaucoup plus calme. Et c’est très agréable. Le problème est de savoir quelles voiles mettre quand on ne sait pas jusqu’à combien le vent va monter… C’est difficile de se relâcher car il faut rester attention sur le pont. Il faut faire des choix de priorité au quotidien : les petites réparations, la navigation, manger, dormir… En fait, il faut faire tout rapidement. Aujourd’hui, c’est viande des Grisons et pasta milanaise… » Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à la vacation radio de 11h00.
Dans trois à quatre jours…
26.11.2008« J’ai touché du vent cette nuit, environ 20 nœuds par le travers. Aviva a dû le toucher avant moi. C’est ce flux que les bateaux de devant ont depuis un moment. Je suis sous un ris et trinquette. J’ai essayé plus de toile mais le bateau ne le supporte pas. Je viens de passer Bahia. Ça me rappelle la Mini 2001 et la Transat Jacques Vabre 2007. Je me souviens de l’arrivée de cette Mini, en fin de journée avec la famille, les copains déjà arrivés et ceux que l’on attendait encore. C’est un très bon souvenir et il y a eu du chemin parcouru depuis. Aujourd’hui, le scénario est tout autre. C’est une course de vitesse pour gagner dans le Sud, avec cet anticyclone qui va peut-être ralentir un peu les premiers, alors il faut cravacher. C’est un peu monotone, mais je suis pas mal occupé pour essayer de me calquer sur la vitesse d’Aviva et recoller un peu à Roxy lorsqu’elle sera ralentie. Ces prochains jours, il faudra être patient, vigilant et accrocheur.?Sinon ça va, les conditions ne sont pas pires que celles des premiers jours de course et c’est ce qu’on risque de rencontrer dans le Sud. Dans 3 ou 4 jours, on y verra plus clair. » Arnaud Boissières (Akena Vérandas) par mail.